Formule 1

Wolff tente d’expliquer les grandes variations de performance d’une course à l’autre

Les pontons, ou les pneus en cause ?

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Par A. Combralier

13 avril 2019 - 12:43
Wolff tente d'expliquer les grandes (...)

Comme à Melbourne, Mercedes a verrouillé la première ligne ce samedi à Shanghai. Les Flèches d’Argent ont redressé la barre, et ont terminé trois dixièmes environ devant les deux Ferrari.

« Pour un samedi, ça n’aurait pu mieux se passer ! » soufflait un Toto Wolff évidemment ravi.

« C’était excitant. Entre les voitures, il n’y avait pas beaucoup d’écart. Les Ferrari ont vraiment mis le paquet à la fin. Oui, je suis heureux. »

Ferrari était très en avance sur Mercedes à Bahreïn, Mercedes était très en avance sur Ferrari à Melbourne… et cette fois-ci, c’est Mercedes qui reprend l’avantage. Les écarts font le yo-yo entre chaque course.

« Ce que nous voyons » explique Toto Wolff « ce sont des écarts de performance massifs, et cela rend la saison intéressante. On voit aussi des écarts au sein d’une même écurie. Valtteri a connu un week-end de grande classe à Melbourne, mais ce n’était pas le cas à Bahreïn. Mais il est revenu en forme aujourd’hui… et le contraire est vrai pour Lewis. »

Lewis Hamilton a frôlé la pole position ce samedi, alors qu’il avait été nettement en retrait tout le week-end et encore en Q1.

« Pour moi, c’est Lewis qui a signé le plus grand come-back de cette session » poursuit Toto Wolff.

« Il était à quelques dixièmes derrière Valtteri. Il n’a pas pu passer les tendres avant son dernier relais, donc c’était un désavantage [en Q2]. Son temps théorique aurait été deux dixièmes plus vite. Donc c’est bon de voir cela. »

« Quand vous regardez Charles Leclerc et Sebastian Vettel, c’est la même chose. Il semblait que Charles Leclerc dominait Sebastian Vettel à Bahreïn. Tout le monde évoquait un changement de génération. Et maintenant, Sebastian Vettel est le plus rapide ! »

Mercedes semble avoir fait la différence en virage, tandis que Ferrari récupérait un peu de temps, mais pas assez en lignes droites.

« Nous y arrivons dans les virages… c’est amusant de dire cela après toutes ces années. La voiture semble être très bonne quant à son niveau d’appuis. C’est toujours une combinaison entre traînée et puissance. Donc il fallait ne rien gaspiller côté châssis, et l’unité de puissance a un peu regagné du terrain sur Ferrari. »

Toto Wolff sait que la course au développement sera disputée cette saison, plus que la précédente. Il a déjà une zone aérodynamique à améliorer dans le viseur pour Mercedes : les pontons.

« Cette zone pourrait créer de grands écarts de performance. Si vous avez une molécule d’air qui passe sur votre aileron avant, alors… vous savez où je veux en venir. Mais si cette molécule touche la zone des pontons, alors, vous pourriez être aussi dans l’embarras, parce que tout est lié. »

« Mais ce sont les pneus qui jouent un rôle majeur. Cela rend le tout encore plus intéressant. Les températures seront de quelques degrés plus fraîches demain. Pour le moment, ce week-end a été le plus chaud jamais rencontré en Chine. »

« Pour faire fonctionner les pneus dans leur bonne fenêtre… il faut vraiment être exactement où il faut. C’est la raison principale derrière ces oscillations de performance chez les pilotes, selon moi. »

Mercedes

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