Verstappen explique pourquoi le nombre de titres ne définit pas sa vie
À 60 ans, est-ce que ça comptera vraiment ?
Quadruple champion du monde de Formule 1, Max Verstappen n’a jamais caché son rapport singulier à la réussite et à la pression du très haut niveau.
Dans des propos tenus dans le podcast de son équipe baptisé Talking Bull, le pilote Red Bull a livré une réflexion étonnamment détachée sur la valeur des titres mondiaux et sur l’importance de préserver un équilibre personnel, loin de l’obsession des statistiques et des comparaisons historiques.
"Honnêtement, peu importe vraiment ce que tu as accompli après avoir gagné un titre en F1," explique Verstappen avec franchise. "Quand j’aurai 50 ans, 60 ans, est-ce que tu penses que je me soucierai d’avoir gagné quatre ou sept titres ?"
"Les gens, en général, prennent la vie beaucoup trop au sérieux, surtout dans leur métier."
"Je veux dire, oui, c’est primordial de bien faire son travail, mais au final, on ne fait ça que pendant combien de temps ? 40 ans, peut-être ? Et ce n’est même pas la moyenne, n’est-ce pas ? Il y a bien sûr des pilotes exceptionnels qui restent plus longtemps, mais après, il vous reste encore de nombreuses années pour profiter de la vie ou faire autre chose."
Pour le Néerlandais, la différence entre le nombre de couronnes mondiales qu’il a ou qu’il peut encore gagner n’aura qu’un impact très limité sur sa vie future.
"Je veux dire, en quoi cela va-t-il vraiment changer ma vie ?" interroge-t-il. "Je commanderai toujours la même boisson. Je mangerai toujours la même nourriture. Ça ne changera pas ce que je ferai après dans ma vie."
Un discours qui tranche avec l’image souvent associée aux champions les plus dominants de l’histoire de la F1, fréquemment en quête de records et de longévité statistique. Verstappen assume au contraire une approche plus relâchée, presque philosophique, de sa carrière.
"C’est pour ça que j’essaie aussi de voir les choses de manière beaucoup plus détendue," poursuit-il. "Il ne faut pas stresser pour ça. Le stress est très mauvais pour la santé, et on meurt plus tôt quand on a beaucoup de stress."
Avec une pointe d’humour, le pilote de 28 ans conclut même sur une note volontairement provocatrice : "Alors moi, j’ai l’intention de vivre jusqu’à 250 ans !"
À l’heure où Verstappen continue d’écrire l’histoire moderne de la Formule 1, ces propos rappellent que, pour le champion du monde, la performance ultime ne se mesure pas uniquement en trophées, mais aussi dans la capacité à rester fidèle à soi-même et à préserver une certaine sérénité, même au sommet.
C’est ce que souligne David Coulthard, ambassadeur de Red Bull.
"Je crois sincèrement ce qu’il dit : même s’il ne remporte pas un autre championnat du monde, cela ne changera rien à ses sentiments ni à son estime de soi."
"Il court pour gagner, mais il sait aussi qu’on ne peut pas toujours gagner, et avec Red Bull Ford l’année prochaine, il pourrait traverser une période difficile. On ne sait pas."
Et l’Ecossais ne doute pas du fait que Verstappen n’a pas regretté son accrochage volontaire avec George Russell à Barcelone, qui lui a coûté des points suffisants pour un 5e titre.
"Je ne pense pas qu’il le regrettera, car je crois que Max vit pleinement le moment présent. Je pense que les esprits plus fragiles pourraient avoir des regrets. C’est une question légitime, et même évidente à bien des égards, mais je ne crois pas que Max soit fait comme ça. Il est fait pour le présent."
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