Verstappen critique son déploiement d’énergie : j’étais une tortue !
Red Bull : le meilleur moteur thermique mais un mauvais déploiement d’énergie ?
3e du Grand Prix d’Italie derrière les inévitables Mercedes F1, Max Verstappen a livré une prestation très solide à Monza. En profitant du yoyo-racing entre George Russell et Kimi Antonelli, le Néerlandais est même resté à portée de tir des deux Mercedes F1 durant une bonne moitié de l’épreuve. Il manquait cependant de vitesse en lignes droites pour pouvoir vraiment les inquiéter. L’un dans l’autre, malgré une Red Bull toujours fragile, Max Verstappen peut donc tout de même se satisfaire de sa performance personnelle.
Parmi les points négatifs de sa course, Max Verstappen retenait, outre la vitesse en lignes droites, les départs toujours poussifs de sa Red Bull.
« Oui, les départs n’ont pas été très bons, mais j’ai ensuite dû attaquer à certains endroits car nous étions tellement lents en ligne droite. Notamment au niveau du déploiement d’énergie par rapport aux voitures propulsées par Mercedes. »
« Mais être sur le podium est, je pense, un résultat très solide pour nous. Mercedes était clairement trop forte, et pour nous, terminer derrière eux ici, après un week-end difficile à Zandvoort également, c’est très positif. »
Max Verstappen a tout de même fini à une quinzaine de secondes d’Antonelli. Un écart qui sera impossible à combler d’ici la fin d’année ?
« Ce sera difficile, oui. »
Que doit faire alors Red Bull pour y parvenir ?
« Beaucoup de choses. »
Réponse très laconique de Max Verstappen donc… Le Néerlandais semble toujours frustré par les problèmes de sa Red Bull, qui semble perdre en performance de tour en tour. Et bien sûr, si Red Bull Powertrains a le meilleur moteur thermique selon la FIA, l’addition est en revanche salée si l’on parle déploiement d’énergie, là où Mercedes F1 reprend beaucoup d’avance…
« Le plaisir, on n’en prend pas beaucoup quand les gens vous dépassent comme si vous étiez une tortue. Mais, oui, il suffit d’y retourner par l’extérieur. La voiture est bonne au freinage, donc ça aide, on a une bonne confiance pour attaquer les zones de freinage. Et à deux reprises au départ, j’ai réussi à le faire dans les virages 2 et 4. Alors, oui, c’est agréable, mais en même temps frustrant, vous savez. Mais j’essaie simplement de maximiser tout ce que je peux. »
« Oui, eh bien, j’ai eu des problèmes qui, bien sûr, étaient toujours présents en course. Mais je pense aussi qu’il était assez clair que nous ne pouvons tout simplement pas rivaliser avec le déploiement d’énergie des voitures propulsées par Mercedes, et c’est évidemment très difficile sur un circuit comme Monza. Bien sûr, avec le mode dépassement, cela semblait assez prometteur, mais dès que j’ai pris la tête, oui, c’était très difficile de défendre. Et ça a été un peu mon problème tout au long de la course. »
« Même lorsque nous avons eu la VSC, nous sommes passés aux stands, nous avions de meilleurs pneus, je dépasse des voitures, mais dès qu’ils peuvent s’accrocher avec ce mode dépassement, c’est tout simplement trop puissant pour que nous puissions réellement nous défendre, même avec de meilleures gommes. Il m’a donc fallu un certain temps, ne serait-ce que pour me défaire des McLaren. »
« Mais être sur le podium, je pense qu’après un week-end très difficile à Zandvoort où la voiture n’était pas vraiment à mon goût, oui, nous avons réussi à inverser la tendance entre le vendredi et le samedi, et la voiture était incontestablement dans une meilleure fenêtre. Mais nous avons encore quelques éléments et des domaines qui, nous le savons, doivent être améliorés, en plus, oui, du déploiement évident dans les lignes droites. »
Et pour ne rien arranger, Max Verstappen a eu apparemment des problèmes avec son essieu arrière…
« Oui, c’est toujours là. Rien n’a changé. Ce n’est tout simplement pas bon. On souffre sur les bosses, les vibreurs, surtout à basse vitesse. On a toujours l’impression que l’essieu arrière n’est tout simplement pas très souple. C’est sûr, ce n’était de nouveau pas idéal et cela a coûté de la performance, mais c’est comme ça. »
Comme Antonelli, Max Verstappen a choisi de s’arrêter en voiture de sécurité virtuelle. Un choix qui était d’autant plus facile qu’il était alors en médiums.
« Je ne pense pas que j’aurais pu aller jusqu’au bout en pneus médiums, j’étais donc très content de m’arrêter. Je pense que c’était assez évident à faire pour nous. »
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