Vasseur ne va pas demander à ses pilotes de s’excuser après leurs propos négatifs
Il faut garder le moral dans une fin de saison très sombre
La fin de saison est très compliquée pour Ferrari et Frédéric Vasseur. Entre les propos fort contestables de John Elkann (qui a invité les pilotes à faire davantage le jeu de l’équipe et à moins parler…) et la déprime publique de Lewis Hamilton (qui a eu des mots forts en qualifiant cette saison de cauchemar), l’anxiolytique est à deux doigts d’être prescrit pour tout Maranello.
A Las Vegas, même Charles Leclerc a participé à noircir l’ambiance générale, en pestant contre l’absence de progrès de la Scuderia Ferrari sous la pluie depuis… 7 ou 8 ans. Enfin, la qualification sprint au Qatar fut une nouvelle fois sombre, en particulier pour Lewis Hamilton (18e).
Comment Frédéric Vasseur, le directeur d’écurie, s’y prend-il pour gérer cette ambiance morose chez Ferrari, qui vient notamment de ses pilotes ?
« Honnêtement, je comprends parfaitement la frustration des pilotes après un accident, ou plus encore lorsqu’ils ne sont pas responsables, ou face à une performance difficile. »
« Nous ressentons exactement la même frustration dans le garage ou sur le muret des stands. Le plus important est de réagir après la frustration. »
Comme souvent, Frédéric Vasseur préfère voir le positif dans une situation même très décevante…
« La frustration a parfois du bon. L’essentiel est d’être capable de réagir et de se concentrer sur la suite, sur l’année prochaine aussi, et sur l’avenir. »
« Vous ne pouvez pas imaginer, et je serais encore plus frustré, si les pilotes étaient heureux lorsque nous vivons un week-end difficile. »
Les pilotes pourraient certes peut-être en faire un peu plus pour ne pas noircir l’ambiance ou le tableau du côté des Rouges. Frédéric Vasseur a-t-il ainsi demandé des excuses à Lewis Hamilton et Charles Leclerc pour leurs récents propos forts négatifs, même s’ils ne visaient pas toute l’équipe en tant que tels ?
« Je ne pense pas que nous soyons allés aussi loin. Ce n’était pas un drame, honnêtement. Vous connaissez mes deux pilotes – ils sont comme ils sont, et je l’accepte parfaitement. »
« Je suis totalement aligné avec cette frustration – nous avons exactement la même sur le muret des stands. »
« Quand vous avez un accident au Brésil et que Charles est hors course parce que Piastri et Antonelli s’accrochent, c’est sûr que nous avons une énorme frustration. »
« Nous avons fait tant d’efforts durant la saison pour essayer de nous battre pour la 2e place, et en un dixième de seconde, vous perdez une potentielle 2e place. C’est énorme. »
« Ou quand vous n’avez pas une bonne course parce que nous avons un problème technique ou autre. Mais cette frustration fait partie de l’ADN de ce que nous faisons. »
« D’un pilote à l’autre, il y a différentes manières d’exprimer sa frustration, mais tout le monde ressent exactement la même chose. »
Lewis Hamilton : une déprime qui inquiète ?
Des deux pilotes Ferrari, c’est cependant Lewis Hamilton qui inquiète le plus. Encore 18e de la SQ1 au Qatar, le Britannique semble plus que jamais perdu.
« La saison a été difficile » admet Frédéric Vasseur. « C’est un constat mathématique, pas un sentiment. Mais le plus important est la réaction. »
« Le plus important est l’énergie que vous mettez pour pousser l’équipe encore et encore, pour essayer de comprendre quels sont les problèmes et les résoudre – et c’est détail par détail. »
« C’est certain, nous savions que ce serait difficile dès le premier quart de la saison. Mais au final, quand nous avons enchaîné les podiums, c’est le travail de tout le monde. »
« Ce n’est pas le travail d’un seul pilote ou d’un seul ingénieur. C’est le travail de 1 500 personnes à l’usine, des deux pilotes, de tous les ingénieurs. Collectivement, la réaction a été bonne, et Lewis en fait partie, c’est sûr. »
Une 2e place impossible à aller chercher ?
Avec 53 points de retard sur Mercedes et 13 sur Red Bull avant le sprint du Qatar, Ferrari peut-elle viser autre chose que la 3e place du championnat ?
« Je préférerais être 2e avec quelques points d’avance sur les autres, mais honnêtement, je ne prête pas attention à cet écart. »
« Je ne savais même pas l’an dernier, en arrivant à Abu Dhabi, quel était l’écart avec McLaren, et vous me l’avez dit en conférence de presse. »
« Nous devons rester concentrés sur nous-mêmes pour faire du mieux que nous pouvons lors des deux prochains week-ends. »
« Il nous reste deux courses et demie, et nous avons encore de bons points à prendre. Restons concentrés sur nous-mêmes pour essayer de faire de notre mieux, et nous verrons à Abu Dhabi où nous en sommes. »
Nouveau : comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !
Vous abonner (cliquez sur l’étoile pour mettre en favori) à notre Google News si vous utilisez l’appli Google Actualités sur votre smartphone.
Ferrari
- ‘Affamé’ et ‘passionné’ : Vettel décrit ses passages chez Red Bull et Ferrari
- ’J’ai oublié qui j’étais’ : la confession forte d’Hamilton et son message d’espoir pour 2026
- Le carburant, un facteur décisif de performance cette année en F1 ?
- Cette décision ’fascinante’ de Hamilton lui a-t-elle compliqué la vie chez Ferrari ?
- Ferrari signe des chronos impressionnants mais ’ne se focalise pas’ dessus