Règles F1 2026 : la FIA confiante malgré les doutes persistants de certains pilotes

Verstappen et plusieurs stars de la F1 restent encore sceptiques

Auteur : Franck Drui
25 janvier 2026 - 11:02
Règles F1 2026 : la FIA confiante malgré les doutes persistants de certains pilotes

La FIA ne doute pas que les stars de la Formule 1, Max Verstappen en tête, finiront par être séduites par le plus grand bouleversement réglementaire de l’histoire de la discipline, une fois habituées au nouveau style de pilotage imposé par les règles 2026.

Lorsque la FIA a proposé pour la première fois, en 2023, un partage de la puissance à parts égales entre le moteur thermique et l’électrique, les réactions avaient été particulièrement virulentes. Verstappen, quadruple champion du monde, avait notamment qualifié ces règles de "terribles", estimant que la F1 risquait de devenir "une compétition de moteurs où celui qui aura le moteur le plus puissant bénéficiera d’un énorme avantage".

La saison dernière, les premières séances sur simulateur n’avaient guère amélioré l’opinion générale dans le paddock. Charles Leclerc, pilote Ferrari, avait ainsi jugé que ce n’était "pas la voiture la plus agréable" qu’il ait pilotée, tandis que Carlos Sainz, chez Williams, parlait d’un package "très compliqué".

Au-delà du ressenti pur, les nouvelles monoplaces devraient imposer un véritable défi mental aux pilotes. La gestion de l’énergie électrique sur un tour, savoir quand déployer la puissance et quand la conserver, sera cruciale, notamment si la batterie venait à se vider sur les longues lignes droites, ce que beaucoup redoutent déjà.

Interrogé par RacingNews365 sur la prise en compte des critiques, le directeur des monoplaces de la FIA, Nikolas Tombazis, assure que la voix des pilotes est bel et bien entendue.

"Oui, nous prenons beaucoup de commentaires en compte," explique-t-il.

"Nous avons de nombreuses discussions avec les pilotes. Au final, ce sont les superstars de notre sport."

"Cela dit, nous devons aussi prendre en considération beaucoup d’autres facteurs : l’expérience des fans, les constructeurs engagés, la maîtrise des coûts, la sécurité bien sûr, ainsi que les aspects environnementaux."

Les pilotes ne sont donc qu’une partie de l’équation.

"Les paramètres ne se limitent pas aux pilotes. Nous devons parler à beaucoup de monde. Et, par ailleurs, tous ceux qui votent sur les changements de règlement n’ont pas toujours le même point de vue."

Le processus décisionnel peut ainsi s’avérer complexe.

"C’est pour cela que nous avons un système de vote, et avec une telle structure, il est parfois assez difficile de faire passer des changements, même lorsque nous sommes convaincus qu’une modification serait bénéfique."

Selon Tombazis, la réticence des pilotes n’a rien d’exceptionnel.

"Je pense que nous prenons leurs commentaires en compte, mais les pilotes sont naturellement conservateurs. Ils s’habituent à piloter d’une certaine manière et n’ont pas forcément envie de changer immédiatement."

"Je suis sûr que lorsqu’ils monteront pour la première fois dans la voiture, cela leur paraîtra différent, et ils ressentiront la rupture avec ce qu’ils connaissent depuis cinq ans."

"Je suis convaincu que nous arriverons à les convaincre, et nous continuerons à échanger avec eux."


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