Pourquoi les départs sont devenus si difficiles en F1 cette saison

Électronique, gestion moteur et pneus compliquent fortement les procédures

Pourquoi les départs sont devenus si difficiles en F1 cette saison
Auteur : Franck Drui
7 juin 2026 - 08:41

George Russell a détaillé les nombreuses difficultés qui rendent les départs de course en Formule 1 particulièrement imprévisibles avec la nouvelle génération de monoplaces. Entre gestion de l’électronique, exploitation de la batterie et paramètres pneumatiques en constante évolution, les pilotes peuvent passer d’un envol parfait à un départ totalement raté en l’espace de quelques fractions de seconde.

Les départs en Formule 1 sont devenus l’un des exercices les plus complexes de la nouvelle ère technique, marquée par la taille des turbos, une dépendance accrue à l’électrification et à la gestion de la batterie. Dans ce contexte, les pilotes doivent composer avec une multitude de paramètres qui peuvent transformer un bon lancement en opportunité décisive ou en désastre immédiat.

Un constat partagé par George Russell, interrogé au Grand Prix de Monaco, qui a décrit un processus particulièrement délicat à maîtriser pour les pilotes de la grille.

"Je pense que c’est très difficile avec cette génération de voitures," a expliqué le pilote Mercedes.

"D’abord, vous essayez de faire monter le régime du turbo et d’obtenir le boost du moteur."

"Ensuite, le MGU-K n’est pas activé avant 50 km/h."

Une contrainte qui complique encore davantage la synchronisation entre les différents éléments mécaniques et électroniques.

"Tout cela doit ensuite s’intégrer correctement pendant l’accélération, en même temps que les changements de rapports. Tout cela est très compliqué à synchroniser."

Au-delà de la seule gestion du groupe propulseur, Russell a également mis en avant un facteur souvent sous-estimé mais devenu encore plus important cette saison sur cette phase : les pneus.

"Les pneus sont différents de l’année dernière, ils sont plus étroits," a-t-il rappelé.

"Nous avons en moyenne 0,3 bar de pression de pneus arrière en plus cette année par rapport à l’année dernière. Ces évolutions compliquent encore la lecture de l’adhérence disponible au moment de l’envol."

"Donc, juger le niveau de grip est aussi devenu un défi. Tous ces facteurs réunis rendent les choses très difficiles pour tout le monde sur la grille."

Russell a d’ailleurs rappelé que les écarts de performance peuvent être spectaculaires d’un départ à l’autre, certaines équipes parvenant à parfaitement exploiter la situation.

"C’est pour cela que, lorsque vous réussissez tout, vous avez vu McLaren et Ferrari réaliser de très bons départs."

Chez Mercedes, malgré des difficultés récurrentes, les progrès existent néanmoins comme l’a souligné le Britannique en évoquant un exemple récent.

"Nous avons d’ailleurs réalisé le meilleur départ lors de la course sprint au Canada."

"Donc nous savons que nous pouvons y parvenir. Mais c’est simplement très difficile en ce début de cycle de trouver de la constance."


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