Pourquoi Haas F1 se sent désavantagée pour 2026
Un énorme changement, une ressource essentielle qui manque
Alors que la F1 va connaître des changements réglementaires radicaux, Haas se retrouve objectivement "énormément désavantagée", selon son directeur, Ayao Komatsu.
L’équipe américaine est un outsider dans le paddock, avec des effectifs nettement inférieurs à ceux de ses rivaux, même en milieu de peloton, et, jusqu’à récemment, n’était même pas en mesure d’atteindre le plafond budgétaire autorisé par la Formule 1.
Malgré cela, l’écurie basée à Kannapolis, avec des installations à Banbury (Angleterre) et Maranello (Italie), a réussi à rivaliser avec des équipes bien mieux dotés ou historiques comme Williams, Alpine ou encore Aston Martin F1.
Cependant, avec les changements de réglementation concernant les groupes motopropulseurs et les châssis pour 2026, Komatsu admet que Haas F1 se trouve en position de faiblesse.
"Nous sommes arrivés en 2016 et dès 2017 il y a eu un changement aérodynamique. Mais ce n’était que l’aéro. Là il s’agit d’un mélange d’aérodynamique et de moteur !"
"Ce moteur représente un défi majeur en termes de récupération et de déploiement d’énergie, ce qui implique que le pilote est totalement impliqué dans cette boucle. Le simulateur joue également un rôle beaucoup plus important, et c’est sur ce point que nous sommes en retard."
"C’est donc un défi majeur, certes, mais il nous tient particulièrement à cœur. Nous devons vraiment améliorer cela au plus vite."
Haas F1 est cliente de Ferrari pour les groupes motopropulseurs et n’a donc aucun contrôle sur le produit qu’elle reçoit de l’écurie italienne. Cependant, l’exploitation de ces derniers, par la gestion et l’optimisation, l’est, et l’utilisation d’un simulateur est le meilleur moyen d’évaluer ses capacités et ses besoins avant la nouvelle saison.
C’est un domaine dans lequel Haas F1 présente des lacunes. L’écurie américaine ne possède pas encore son propre simulateur et dépend donc de son partenaire technique Toyota pour en développer un.
"C’est un défi de taille, mais je pense que nous nous concentrons sur le bon domaine d’amélioration. Au début, nous serons certes désavantagés, mais il faut aller vite… le plus vite possible. Ensuite, grâce à ce processus, nous améliorerons les capacités de l’équipe. C’est une contrainte, mais c’est ce que nous devons faire."
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