Formule 1

Pour Brawn, la Turquie a mis en valeur l’expérience du vieux briscard Vettel

Quant à Pérez, ce serait une ‘tragédie’ s’il n’était pas en F1 l’an prochain

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Par Alexandre C.

17 novembre 2020 - 08:34
Pour Brawn, la Turquie a mis en (...)

Le Grand Prix de Turquie a été animé par la pluie, mais aussi en raison d’un tarmac n’étant pas vraiment digne des standards de la F1 – très glissant. Les pilotes, comme George Russell, s’en sont publiquement plaints.

En vue de rassurer les promoteurs turcs, Ross Brawn, le manager des sports mécaniques pour Liberty Media, a ainsi tenu à excuser la nature déplorable de cet asphalte, par des contraintes calendaires.

« Je comprends que les pilotes n’étaient pas satisfaits du niveau d’adhérence global, mais c’était une conséquence de la décision tardive de courir là-bas, car le calendrier a été révisé pour répondre au Covid-19. »

« Je pense que les pilotes ont parfois besoin de se rappeler qu’il s’agit d’une compétition pour savoir qui franchit la ligne en premier, donc même si les niveaux d’adhérence n’étaient pas élevés, c’était pareil pour tout le monde. Certains pilotes ont baissé la tête et ont accepté, d’autres ont trouvé que c’était une distraction. »

« Le fait d’avoir une surface difficile comme celle que nous avons eue ce week-end n’était pas une mauvaise chose. Cela a montré le talent d’un pilote au maximum. La compétition doit être juste et équitable. C’est un sport, nous devons donc donner à chacun les mêmes chances. C’est un défi, mais cela doit être considéré comme une bonne chose. »

« Par exemple, Monaco a toujours été considéré comme une épreuve et une course très difficiles, mais si vous vous le faites avec un état d’esprit positif, alors vous réussirez et gagnerez des courses là-bas. Avec un état d’esprit négatif, vous échouerez. »

Cette nouvelle donnée (un asphalte difficile) que les pilotes de la jeune génération ignorent le plus souvent a ainsi pu, selon Ross Brawn, mettre en lumière l’expérience des anciens : par conséquent, ce sont Lewis Hamilton et Sebastian Vettel qui ont brillé, et Max Verstappen ou Charles Leclerc qui ont commis des erreurs.

« Ce que nous avons vu aujourd’hui, c’est la vieille garde qui nous montre son expérience et les jeunes prétendants qui nous montrent qu’ils ont encore un peu à apprendre. C’était fascinant de voir la performance de Seb ce week-end, les gens sont prompts à tirer un trait sur tout sportif s’ils ont une période de disette. »

« En revanche, les jeunes pilotes - comme Charles et Max - ont commis des erreurs. Ils n’auraient jamais vécu une telle course auparavant. C’était un vrai défi de juger du comportement des pneus, de leur évolution et d’anticiper où ils seront dans 10 ou 20 tours - c’est là qu’est intervenue l’expérience. Mais ce sera un autre point de référence dans la banque de données de ces jeunes pilotes. »

Ross Brawn a eu un mot particulier pour le pilote Ferrari...

« Cela nous a rappelé son profond talent. Il a été un peu dans l’ombre de Charles cette année et arriver au terme de son mariage avec Ferrari n’est pas facile, donc je pense que le Grand Prix de Turquie a été un grand jour pour lui. Il n’a pas fait une faute et était prêt à bondir quand une occasion se présentait. »

Comme pour Sergio Pérez, le 2e de la course, dont l’avenir est pourtant toujours incertain…

« Pérez a réalisé une grande performance, et j’ai déjà dit que ce serait une tragédie s’il n’était pas en F1 l’année prochaine. Il mérite amplement sa place sur la grille de départ. Si vous êtes une équipe voulant un pilote compétitif pour maximiser chaque opportunité, Pérez est votre homme. »

Reste à espérer maintenant, pour Sergio Pérez, que Christian Horner et Helmut Marko entendent le message !

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