Les nouvelles pénalités ’moteur’ en F1 pour 2026 dévoilées
La FIA a durci les règles d’allocation des composants
Les fans de F1 ont pu découvrir pour la première fois de manière concrète les monoplaces de la révolution technique de 2026 lors des deux sessions d’essais de trois jours disputées récemment à Bahreïn, après le huis clos imposé à Barcelone qui a limité les informations et les médias photos ou vidéos. Si les nouvelles voitures ont attiré l’attention, ce sont surtout les groupes propulseurs qui ont marqué les esprits.
La principale évolution réside dans la part désormais prépondérante de l’électrique : la batterie fournit environ 50 % de la puissance totale, bouleversant en profondeur la gestion des courses. Les pilotes doivent désormais lever le pied de temps à autre afin de régénérer l’énergie électrique, ou utiliser le super clipping, une rupture majeure avec les techniques de pilotage actuelles, basées sur une attaque quasi permanente.
Parallèlement, la Fédération Internationale de l’Automobile a durci les règles d’allocation des composants afin de réduire les coûts, tout en accordant une certaine souplesse pour cette première saison de mise en œuvre, consciente de la complexité des nouveaux moteurs.
Compte tenu de la courbe d’apprentissage attendue, chaque pilote bénéficie ainsi en 2026 d’un composant supplémentaire pour chacun des éléments du groupe propulseur listés : moteur thermique, MGU-K, turbocompresseur, batterie et électronique de contrôle. Le MGU-H, lui, a définitivement disparu avec la nouvelle réglementation.
À titre de comparaison, la saison dernière autorisait l’utilisation de quatre moteurs thermiques par pilote. Ce chiffre reste identique cette année, mais l’un d’eux est considéré comme un bonus, puisque l’allocation tombera à trois unités dès 2027. Même chose pour les turbos.
Il n’y aura que 3 MGU-K par pilote cette année au lieu de 4 en 2025, avant que cela tombe à deux seulement en 2027. Du côté des batteries et des boîtiers électroniques, on passe à 3 au lieu de 2 pour toute l’année, mais on retombera à 2 en 2027.
Le tour de vis le plus marqué est du côté des systèmes d’échappement. Leur nombre est divisé par deux en 2026 : alors que huit étaient autorisés auparavant, les pilotes n’en disposent plus que de quatre cette saison, avant de passer à trois l’an prochain.
Les sanctions, en revanche, demeurent particulièrement sévères. Le premier dépassement de quota sur chaque composant entraîne une pénalité de dix places sur la grille pour chaque composant supplémentaire utilisé. Les dépassements suivants sont sanctionnés par des reculs de cinq places.
Dans ce contexte de transformation profonde, où la fiabilité redeviendra un critère à surveiller, la gestion des composants deviendra un facteur aussi déterminant que la performance pure en piste.
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