Les équipes de F1 veulent attendre encore un peu avant d’ajuster les règles 2026

Mekies, Wheatley et Briatore appellent à avoir un peu de patience

Auteur : Franck Drui
13 mars 2026 - 16:39
Les équipes de F1 veulent attendre encore un peu avant d’ajuster les règles 2026

À peine une course disputée dans la nouvelle ère technique 2026 de la Formule 1, les discussions ont déjà commencé entre les équipes, la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et les responsables du championnat au sujet d’éventuels ajustements réglementaires. Mais pour plusieurs dirigeants d’écurie, il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions définitives.

Interrogés sur les domaines qui pourraient éventuellement être revus lors des prochaines réunions avec les instances dirigeantes, trois responsables d’équipes ont insisté sur la nécessité de laisser le temps au nouveau règlement de se révéler pleinement.

Le patron de Red Bull Racing, Laurent Mekies, souligne que le dialogue entre les équipes, la FIA et la Formule 1 est déjà très ouvert.

"La vérité, c’est que nous avons des discussions extrêmement ouvertes. Nous nous sommes réunis avec les équipes, avec la FIA et avec la F1 juste avant le début de la saison. C’était à Bahreïn."

Lors de cette réunion, les différentes parties se sont accordées sur une approche prudente.

"Nous avons simplement dit : faisons ces premières courses, regardons ce que cela donne. S’il y a besoin d’ajustements, je pense qu’il y aura toute la volonté du monde dans le paddock pour adapter les choses dans l’intérêt du sport."

Le Français rappelle toutefois que le recul reste extrêmement limité.

"Nous n’en sommes qu’au début. Il n’y a eu qu’une seule course, même si elle a apporté quelques surprises. Nous allons probablement nous réunir de nouveau après la Chine pour discuter des ajustements nécessaires à court, moyen et long terme."

Chez Audi F1, Jonathan Wheatley partage cette analyse et insiste sur le fait que chaque nouveau circuit permet de révéler de nouvelles caractéristiques des voitures.

"Je suis totalement d’accord. J’ajouterais que chaque fois que nous arrivons sur un nouveau circuit, cela met en évidence d’autres domaines de la voiture où il y a un déficit de performance ou où il faut régler la voiture différemment."

Pour lui, cette évolution permanente est logique dans un championnat du monde.

"C’est un championnat du monde. Je pense que nous devons garder une main ferme sur la barre et c’est ce que fait la FIA en ce moment."

Wheatley se dit également encouragé par la qualité des échanges entre les différents acteurs du paddock.

"Il est encourageant de voir l’ampleur des discussions et l’ouverture des échanges entre les équipes et la FIA sur la manière de gérer ce règlement technique. Je ne peux pas assez insister sur le fait qu’il s’agit d’un ensemble de règlements techniques extrêmement ambitieux et que ces voitures sont très complexes à gérer."

Dans ce contexte, la prudence reste de mise selon lui.

"Pour l’instant, il s’agit simplement d’essayer de garder tout sous contrôle et de voir comment la situation évolue au fil du temps."

Du côté d’Alpine F1, le conseiller exécutif Flavio Briatore adopte une position similaire, estimant qu’il est trop tôt pour porter un jugement définitif.

"Il est encore très tôt pour avoir un jugement final. Je suis complètement d’accord avec Laurent et Jonathan. Nous devons simplement observer la situation, et il y a toujours des conversations avec la FIA et avec les équipes."

"Nous essayons de trouver la meilleure solution pour le sport, la meilleure solution pour les équipes et pour les spectateurs."

Mais pour l’instant, le paddock préfère garder ses conclusions pour plus tard.

"Nous sommes encore à un stade très, très précoce pour avoir un jugement tranché sur ce qu’il faudrait changer ou non. En réalité, nous ne l’avons pas. Voyons simplement comment cela évolue."


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