Leclerc ’pressentait’ que Ferrari serait en retrait, Mercedes est ’sur une autre planète’ selon Vasseur

Un "bilan mitigé" qui laisse toutefois un peu d’espoir

7 mars 2026 - 08:22
Leclerc ’pressentait’ que Ferrari serait en retrait, Mercedes est ’sur une autre planète’ selon Vasseur

Ferrari a connu un samedi plutôt frustrant à Melbourne, alors que Charles Leclerc s’est qualifié quatrième sur la grille du Grand Prix d’Australie. Ce dernier a été battu par Isack Hadjar mais pense que cela est dû à une mauvaise gestion de la séance plus qu’à la performance pure de la Red Bull.

En revanche, l’écart colossal qui sépare la Scuderia de Mercedes n’est pas sans inquiéter le pilote, qui pense qu’il était tout simplement impossible de lutter contre George Russell et Kimi Antonelli.

"C’est malheureusement ce que je pressentais depuis hier, je m’attendais à six dixièmes, pas huit. C’est moins bien, mais il y a des choses que l’on n’a pas optimisées. La troisième place aurait dû être pour nous si on avait tout fait parfaitement" a déclaré Leclerc.

"Mais on ne l’a pas fait, et Isack a été impressionnant pour une première qualification chez Red Bull, donc c’est mérité, bravo à lui, ils ont été meilleurs que nous aujourd’hui et j’espère que demain, on pourra se rattraper. Concernant les Mercedes, je pense qu’il n’y a pas grand chose à faire pour l’instant, l’écart est énormissime."

Le Monégasque ne veut pas non plus porter d’espoir sur le départ, que Ferrari maîtrise mieux, mais qui ne sera pas suffisant selon lui pour aller chercher les Mercedes au départ : "Oui mais comme je disais juste avant le week-end, à partir du moment où Mercedes arrivera à se placer dans la fenêtre idéale, ça ira aussi pour eux."

"C’est plus compliqué d’avoir cette fenêtre pour eux, ils mettent plus de temps que nous, mais on ne va pas compter sur ça pour gagner la course. Je suis plus ou moins sûr qu’ils arriveront à se mettre sur la bonne fenêtre et il n’y aura pas une grosse différence au départ malheureusement."

Lewis Hamilton s’est qualifié septième, ce qui est une petite déception puisqu’il est derrière Hadjar et les McLaren. Néanmoins, un bon résultat est encore possible s’il parvient à tout mettre bout à bout en course.

"La Q1 avec les pneus médiums était prometteuse" a déclaré le Britannique. "Je me sentais très bien, puis en Q2, nous avons eu des problèmes de moteur et avons dû rentrer aux stands. Cela nous a mis une pression énorme pour sortir et essayer de trouver la bonne formule avec un pneu que nous n’avions pas encore testé, et c’était délicat."

"La Q3 a été un vrai fiasco pour tout le monde. C’était assez aléatoire. Je pense que la voiture avait un potentiel bien supérieur, mais nous ne l’avons pas exploité pleinement. Si nous l’avions fait, je pense que nous aurions pu terminer troisièmes aujourd’hui. La voiture est bien meilleure, et la compétition est serrée entre McLaren, Red Bull et nous, sauf avec Mercedes."

Hamilton espère que l’écart de performance n’est pas dû au sujet controversé du taux de compression de Mercedes.

"Je ne comprends pas exactement. Ils n’ont pas démontré lors des essais qu’ils pouvaient augmenter la puissance et maintenant, ils en ont trouvé une nouvelle source. Nous devons comprendre de quoi il s’agit. J’espère que ce n’est pas lié au taux de compression. J’espère que c’est simplement une question de puissance brute et que nous devons faire mieux."

"Mais si c’est lié à la compression, je serai déçu que la FIA ait laissé faire, que ce ne soit pas conforme au règlement. Je vais inciter mon équipe à faire de même afin que nous puissions gagner en puissance."

Interrogé sur la possibilité que l’avantage de Mercedes ne dure que sept courses s’il est lié au taux de compression, Hamilton a répondu : "Alors la saison est terminée. Bon, ce n’est pas encore fini, mais sur sept courses, quelques mois, on perd beaucoup de points quand on est à une seconde du leader en qualifications."

Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, reconnait qu’il est difficile d’être satisfait après une performance qui voit Red Bull et McLaren être au niveau de la Scuderia, et Mercedes être nettement en avance, d’autant que la séance a été complexe à gérer.

"Bilan mitigé, ça a été très compliqué à gérer avec des drapeaux rouges, des erreurs de programmation, des messages erronés, et ça a été chaotique pour nous et pour tout le monde" a déclaré Vasseur.

"A la fin, on avait un potentiel qui ne nous permet pas d’aller chercher les Mercedes pour l’instant, on aurait pu faire mieux que la quatrième place, mais on ne peut pas aller chercher les Mercedes qui sont sur une autre planète."

"De notre côté, il faut qu’on fasse au mieux, qu’on ne fasse pas d’erreurs, qu’on fasse des séances propres. Il y a encore du chemin d’ici demain soir car il va se passer des choses encore, et essayons d’aller chercher des points en course."

Voir Mercedes avec autant d’avance n’est pas totalement une surprise, d’autant que Ferrari n’a pas optimisé sa gestion des qualifications, et les huit dixièmes ne sont surement pas ce qui sépare la SF-26 et la W17 en performance intrinsèque.

"On savait, enfin on imaginait qu’ils auraient un avantage moteur très important et ils l’ont, donc on n’est pas surpris. Je ne sais pas s’il y a huit dixièmes, je pense qu’on n’a pas mis tout dans l’ordre et on aurait dû faire un meilleur travail, mais l’écart est quand même conséquent."

La course sera difficile à gérer, mais le Français pense qu’il y a encore beaucoup de choses à débloquer en termes de compréhension, alors que le week-end a été délicat en piste : "Je ne sais pas, on doit se concentrer sur nous-mêmes pour faire du bon travail. Les dernières séances ont été très chaotiques pour tout le monde."

"Il y a beaucoup de voitures qui sont en panne, qui reviennent, je ne sais pas si vous le voyez mais c’est très chaotique pour tout le monde. Donc essayons de faire une bonne course, une bonne stratégie, une bonne gestion d’énergie, et on fera le tri à la fin."

Vasseur relativise les difficultés rencontrées en matière de gestion d’énergie, car le circuit de l’Albert Park est l’un des plus difficiles à ce niveau, mais il ne se cache pas derrière ce paramètre pour expliquer le résultat : "Melbourne est de loin le circuit qu’on redoutait car il est très compliqué en énergie."

"On a tout un grand secteur de 30 secondes où l’on ne freine pas, donc on ne recharge pas et ça pose problème en termes de déploiement. On savait que ce serait le circuit extrême par rapport à Bahreïn, où chaque ligne droite est précédée par un gros freinage, et où on a le temps de recharger."

"C’était un saut dans l’inconnu, mais c’était pareil pour tout le monde, ça ne peut pas être une excuse ou une bonne raison. On doit essayer de comprendre ce qu’on aurait pu faire mieux et la liste est longue, mais il n’empêche que Mercedes sera difficile à aller chercher."


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