Leclerc et Vasseur s’accordent sur un progrès urgent à faire chez Ferrari, pas de focus sur 2027 encore

La Scuderia cherche encore la clé de ses difficultés pour progresser

Leclerc et Vasseur s’accordent sur un progrès urgent à faire chez Ferrari, pas de focus sur 2027 encore
Auteur : Franck Drui
17 septembre 2026 - 08:19

Ferrari pensait pouvoir jouer les premiers rôles au Grand Prix d’Espagne, mais la Scuderia a une nouvelle fois payé ses difficultés en qualifications. Alors que la SF-26 semblait suffisamment compétitive pour menacer la première ligne tout au long du week-end à Madrid, Lewis Hamilton et Charles Leclerc n’ont finalement obtenu que les quatrième et cinquième places sur la grille. Une position de départ qui a lourdement pesé sur la course de Ferrari, malgré le rythme affiché par Leclerc sur les longs relais.

Le scénario s’est répété en 2026 : Ferrari semble capable de rivaliser avec les meilleures écuries en rythme de course, mais éprouve davantage de difficultés lorsqu’il s’agit d’exploiter tout le potentiel de sa monoplace sur un tour lancé. La Scuderia n’a ainsi plus signé de première ligne depuis le Grand Prix de Hongrie et reste également sans podium depuis celui de Belgique.

À Madrid, Ferrari avait pourtant affiché des ambitions élevées. La SF-26 paraissait suffisamment performante pour constituer une menace crédible pour la première ligne, mais les qualifications ont une nouvelle fois fait apparaître les limites de la monoplace dans cet exercice.

Charles Leclerc a ensuite réussi à mener la course pendant une grande partie de l’épreuve en prolongeant son premier relais avec les pneus durs. Cette stratégie lui a permis de rester longtemps dans la lutte, mais le Monégasque a finalement dû se contenter d’une quatrième place, loin des deux Mercedes et de Max Verstappen.

Pour Leclerc, le problème n’est toutefois pas simplement lié à un manque de performance pure sur un tour.

"Je ne pense vraiment pas que nous soyons moins bons que les autres."

"Je pense simplement que, de manière générale, notre voiture est juste un peu moins performante en qualifications qu’en course avec moins de carburant."

Cette caractéristique s’est particulièrement ressentie à Madrid, où les pilotes devaient agressivement utiliser les vibreurs pour les derniers centièmes.

"Quand il faut vraiment attaquer les vibreurs, particulièrement le samedi, McLaren était très, très forte, et nous étions un peu du mauvais côté des choses sur ce point."

Cette faiblesse dans l’exercice du tour lancé a directement influencé le résultat de Ferrari en Espagne. En partant quatrième et cinquième, Hamilton et Leclerc se sont retrouvés derrière plusieurs adversaires qu’ils auraient probablement préféré devancer avant une course où les possibilités de dépassement étaient extrêmement limitées.

"Nous avons donc payé le prix ce week-end, probablement à cause de cela. Mais dans l’ensemble, j’ai toujours le sentiment que nous sommes un peu sur la défensive en qualifications."

Cette analyse rejoint celle de Frédéric Vasseur. Pour le patron de Ferrari, le problème ne réside pas nécessairement dans le rythme absolu de la SF-26 sur un tour, mais davantage dans la manière dont l’équipe parvient à faire progresser ses performances au fil des différentes parties de la séance.

"Si vous prenez Zandvoort et celui-ci, le résultat final est un peu le même pour nous : nous avions un rythme correct en qualifications, mais nous n’avons pas tout mis bout à bout lors de la dernière tentative. Alors qu’ensuite le rythme de course est correct."

Vasseur estime ainsi que Ferrari doit surtout comprendre pourquoi elle ne parvient pas à franchir les paliers nécessaires lorsque la séance devient décisive.

"Je veux dire que si je dois mettre l’accent sur quelque chose pour l’équipe aujourd’hui, ce sera davantage sur l’évolution du rythme pendant les qualifications que sur le rythme en qualifications, sur l’évolution, sur le gain que vous pouvez réaliser au cours de la séance."

Le patron de la Scuderia a notamment relevé la volatilité des performances observées entre les différents relais des pilotes de pointe au cours des qualifications.

"Si vous regardez les qualifications, il est vrai que, si vous regardez les quatre premiers en Q1 et Q2, une fois c’est Max, une fois c’est Lewis, une fois c’est Kimi, une fois c’est Lewis et sur les deux relais de la Q3, nous avons terminé le plus important en 4e place alors que Lewis était en pole provisoire lors du premier."

"Cette incapacité à concrétiser le potentiel lors du dernier relais constitue désormais un axe de travail prioritaire. Nous devons l’améliorer parce que je pense que lorsque vous regardez le rythme pendant la course, le rythme est là."

Et pour cela Ferrari continuera à travailler jusqu’à la fin de la saison, avec des évolutions au besoin. Pas question de tout basculer sur 2027 donc.

"Nous ne sommes pas dans la situation d’il y a 12 mois. Aujourd’hui, ce que nous développerons pourra être transposé au projet de l’année prochaine. Nous continuerons à travailler, mais peut-être sur des éléments ou des aspects différents. 80 % du développement que nous réalisons actuellement sera reconduit."


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