Hamilton dévoile la restauration de sa Ferrari F40, une voiture au destin très particulier

Lewis partage les images de sa F40 avant son apparition à Monza

Hamilton dévoile la restauration de sa Ferrari F40, une voiture au destin très particulier
Auteur : Franck Drui
6 octobre 2026 - 16:33

Lewis Hamilton a publié ce mardi sur sa chaîne YouTube une vidéo retraçant la restauration de sa Ferrari F40, l’une des voitures les plus emblématiques de l’histoire du constructeur italien. Déjà dévoilée à l’occasion du Grand Prix d’Italie à Monza, cette supercar possède une histoire exceptionnelle : achetée neuve en 1991, elle n’avait parcouru que 69 kilomètres avant de rester immobilisée pendant plus de trente ans. Le septuple Champion du monde raconte aujourd’hui comment il a redonné vie à cette voiture de rêve, dont le moteur réserve également une étonnante surprise liée à son numéro de course.

Depuis son arrivée chez Ferrari, Lewis Hamilton ne cache pas son attachement à l’histoire de la marque italienne. Au-delà de son engagement en Formule 1, le Britannique souhaite célébrer les modèles qui ont contribué à faire de Ferrari l’un des constructeurs les plus prestigieux au monde.

Parmi eux, la F40 occupe une place particulière. Produite à la fin des années 1980 et au début des années 1990, cette supercar représente pour Hamilton un rêve d’enfance, bien avant qu’il puisse imaginer devenir un jour pilote de la Scuderia.

C’est précisément cette passion qui l’a conduit à rechercher un exemplaire exceptionnel, avec un kilométrage extrêmement faible et une histoire singulière.

Une Ferrari F40 oubliée pendant plus de trente ans

La vidéo publiée par Hamilton, à voir sous l’article, débute par le dévoilement de la voiture, dissimulée sous une housse rouge. Le pilote Ferrari revient alors sur le lien particulier qu’il entretient avec ce modèle.

"Quand j’ai rejoint Ferrari, ma première séance photo avec l’équipe s’est faite avec cette voiture. C’est... C’est tout simplement une voiture tellement emblématique. C’est l’une des voitures les plus emblématiques de tous les temps."

Il raconte ensuite les circonstances étonnantes dans lesquelles l’exemplaire qu’il possède aujourd’hui a été conservé.

"Cette voiture a été récupérée ici en 1991. Son propriétaire l’a conduite sur 69 kilomètres, puis l’a garée dans son garage. Elle n’a jamais été redémarrée depuis."

Cette F40 a donc passé l’essentiel de son existence à l’arrêt, protégée sous une housse et recouverte de poussière.

Lors de sa conférence de presse à Monza, Hamilton avait expliqué avoir longuement recherché un exemplaire répondant à des critères très précis.

"C’est à 100 % une voiture de rêve pour moi. J’en cherchais une depuis un moment et j’en voulais une avec un faible kilométrage. Je voulais une voiture avec une histoire. Beaucoup sont apparues aux enchères ces deux dernières années, certaines avec peu de kilomètres, mais elles n’avaient rien de particulièrement spécial, ou alors la peinture avait été refaite, par exemple."

"Je voulais trouver l’exemplaire le plus authentique possible et je suis tombé sur celui-ci. Son propriétaire l’avait acheté, avait parcouru les 69 kilomètres entre Maranello et son domicile, puis l’avait garé sans jamais le redémarrer. La portière passager n’avait même jamais été ouverte. Il y avait simplement cette housse et toute cette poussière."

Pour Hamilton, cette histoire rendait la voiture particulièrement précieuse. Mais elle soulevait aussi une question : fallait-il conserver la F40 dans son état d’origine, comme une pièce de collection, ou lui permettre de reprendre la route ?

Hamilton a préféré la restaurer plutôt que la laisser dans un garage

Le Britannique a longtemps hésité avant de prendre sa décision.

Préserver une voiture aussi rare dans son état de conservation exceptionnel pouvait sembler logique. Mais Hamilton souhaitait avant tout pouvoir profiter de sa F40 et retrouver les sensations offertes par son moteur.

"La question était donc : qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on la conserve comme une œuvre d’art, avec toute sa poussière, ou est-ce qu’on demande à quelqu’un de la remettre en état ? Il m’a fallu un certain temps pour me décider, puis j’ai choisi de la faire restaurer parce que je voulais la conduire."

La voiture a ainsi été confiée aux spécialistes de Ferrari à Maranello, où ingénieurs et mécaniciens ont travaillé pendant plusieurs semaines pour lui redonner vie.

La vidéo montre une succession de photographies et de vidéos courtes prises durant les différentes étapes de la restauration, avant de retrouver Hamilton au moment où il découvre le résultat final.

En retirant la housse rouge, le Britannique laisse immédiatement éclater son enthousiasme.

"Elle est tellement belle !"

Puis, en faisant le tour de la voiture, un large sourire aux lèvres : "Waouh ! On dirait qu’elle est neuve."

L’une des séquences les plus marquantes intervient lorsque Hamilton s’installe dans l’habitacle pour démarrer le moteur.

Après avoir pris une inspiration, le pilote met en route le V8 biturbo de 2,9 litres. Le bruit du moteur résonne alors dans le bâtiment, mettant fin à plus de trois décennies d’immobilisation.

La F40 est ensuite sortie pour son premier roulage après restauration.

Fait remarquable, les mécaniciens avaient constaté que la voiture avait particulièrement bien résisté au passage du temps.

"Ce qui était aussi incroyable, c’est que lorsqu’ils ont démonté la voiture pour la vérifier, ils ont d’abord constaté qu’elle avait très bien traversé les années. Tout fonctionnait encore. Il n’y avait presque rien à remplacer."

Mais une découverte encore plus étonnante attendait Hamilton.

Le numéro 44 retrouvé sur le moteur : "C’était le destin"

Lors du démontage du moteur, les spécialistes de Ferrari ont découvert un détail qui a particulièrement marqué le septuple Champion du monde.

Le bloc portait le numéro 44, celui qu’Hamilton utilise en Formule 1 depuis l’introduction des numéros permanents.

Une coïncidence que le Britannique a immédiatement interprétée comme un signe du destin.

"Quand ils ont sorti le moteur, ils ont découvert qu’il portait le numéro 44. Le numéro 44 était gravé sur le moteur. Je n’arrivais pas à y croire. Je leur ai demandé : ’Vous le saviez ? Vous plaisantez forcément !’"

"J’ai vraiment eu l’impression que c’était le destin."

Cette découverte a renforcé l’attachement du pilote à un exemplaire qu’il considérait déjà comme exceptionnel.

La restauration de cette F40 dépasse donc, à ses yeux, la simple acquisition d’une voiture de collection. Elle symbolise également sa relation avec Ferrari et la place qu’occupe désormais le constructeur italien dans sa carrière.

Une apparition soigneusement préparée à Monza

Hamilton avait choisi le Grand Prix d’Italie pour dévoiler publiquement sa F40 restaurée.

Un choix loin d’être anodin : Monza constitue le rendez-vous le plus important de la saison pour Ferrari, devant les tifosi et sur un circuit indissociable de l’histoire de la Scuderia.

La vidéo revient également sur la séance photo organisée sur l’ancienne partie du circuit, avec son célèbre virage relevé en arrière-plan.

Cette mise en scène a donné naissance à l’un des clichés marquants de la saison pour Ferrari.

À Monza, Hamilton avait expliqué vouloir créer un moment particulier, tout en mettant en valeur le patrimoine de la marque.

"Je me suis rendu compte d’une chose assez folle. Je me trompe peut-être, mais je suis presque certain qu’aucun pilote Ferrari dans l’histoire n’est jamais arrivé avec l’une de ces voitures extraordinaires qu’il possède, ces modèles emblématiques comme la GTO ou la F40. Et je me suis dit : ’Il faut absolument le faire’."

"J’ai pensé que c’était une véritable occasion de mettre en lumière l’histoire de Ferrari dans son pays, lors de sa course à domicile. Et quand aurai-je à nouveau l’occasion de faire quelque chose comme ça ?"

Le Britannique avait également souligné que son arrivée chez Ferrari lui offrait l’occasion de s’impliquer dans l’univers du constructeur bien au-delà des circuits.

"Personnellement, je prends cela très au sérieux. C’est une expérience extraordinaire de faire partie de cette marque et de voir à quel point elle dépasse le sport, à quel point elle a touché des gens partout dans le monde, avec sa couleur, son logo et ses voitures emblématiques."

"Je pense que les courbes et les lignes nostalgiques et emblématiques avec lesquelles ces voitures étaient conçues à l’époque n’ont vraiment aucun équivalent. Il y a évidemment la F80, qui est plutôt impressionnante, ou la F50, mais pour moi, je me souviens que, lorsque j’étais enfant, j’avais toutes ces voitures alignées et que la voiture rouge, la F40, était celle qui comptait."

Hamilton avait également revendiqué son implication personnelle dans la conception des images accompagnant son aventure chez Ferrari.

"J’adore être créatif et imaginer des concepts auxquels la plupart des gens ne pensent pas, du moins au sein de mon équipe. La première image que nous avons réalisée chez Ferrari cette année-là, pour ma première saison, venait de mon idée, de ma création. Et c’était la même chose ce week-end."

"J’avais cette idée : ’Je veux arriver de cette manière, avec ce costume, dans ce style’, pour rendre hommage à ce sport, mais aussi pour vivre cet instant, parce qu’il ne se représentera jamais."

"Un rêve devenu réalité"

Au moment de la présentation initiale de sa F40, Hamilton avait également partagé un message particulièrement personnel sur les réseaux sociaux.

Il y racontait combien cette voiture avait marqué son enfance et pourquoi il avait tenu à l’associer à ses premiers pas chez Ferrari.

"Quand j’étais enfant, je rêvais d’en posséder une. Lorsque j’ai rejoint Ferrari l’année dernière, j’ai tenu à en avoir une à mes côtés dès mon premier jour à Maranello. C’est dire à quel point elle compte pour moi."

"Ces voitures sont des œuvres d’art et elles sont incroyablement rares. Alors, quand j’ai trouvé celle-ci, recouverte de poussière après être restée dans un garage pendant plus de trente ans, j’ai su que je devais la ramener à la maison."

"D’abord à Maranello, où les ingénieurs et mécaniciens exceptionnels de l’usine ont travaillé pendant des semaines pour lui redonner vie. Un immense merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet. C’est véritablement un rêve devenu réalité. J’ai hâte de partager davantage de choses avec vous tous."

Avec la publication de cette vidéo complète sur YouTube à voir ci-dessous, Hamilton dévoile désormais les coulisses de ce projet, depuis la restauration à Maranello jusqu’à la découverte de la voiture terminée et à son apparition à Monza.


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