Leclerc contraint de revenir en Malaisie, Bottas rejoint Singapour à vélo

Des déplacements très différents entre Sepang et le prochain Grand Prix

Leclerc contraint de revenir en Malaisie, Bottas rejoint Singapour à vélo
Auteur : Franck Drui
6 octobre 2026 - 09:39

Le déplacement entre la Malaisie et Singapour a réservé quelques surprises aux pilotes de Formule 1 après le Grand Prix de Bahreïn disputé à Sepang. Charles Leclerc a connu un contretemps aérien qui l’a contraint à revenir à son point de départ avant de poursuivre son voyage par la route, tandis que Valtteri Bottas a choisi un moyen de transport beaucoup plus original : le vélo. Mais au-delà de ces péripéties, le Monégasque est également revenu sur les problèmes rencontrés avec les groupes propulseurs 2026, mettant en garde contre les variations imprévisibles de puissance qui peuvent devenir particulièrement dangereuses lorsque la visibilité est réduite.

Après avoir terminé quatrième du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, Leclerc devait rejoindre Singapour, où la Formule 1 dispute sa prochaine épreuve dès ce week-end.

Le déplacement n’a cependant pas suivi le programme prévu. Selon le photographe de F1 Kym Illman, l’avion transportant le pilote Ferrari a décollé de Malaisie dimanche soir, mais n’a pas pu respecter son créneau d’atterrissage à l’aéroport de Seletar, à Singapour.

L’appareil a alors été contraint de faire demi-tour et de revenir en Malaisie. Leclerc aurait finalement poursuivi son voyage jusqu’à Singapour par la route en voiture de location, une solution de remplacement inhabituelle pour un pilote de Formule 1 entre deux Grands Prix mais possible grâce à la faible distance entre les deux Grands Prix.

C’est cette distance qui a vu Valtteri Bottas opter pour une approche radicalement différente. Le pilote Cadillac a décidé d’effectuer à vélo le trajet d’environ 350 kilomètres séparant Sepang de Singapour.

Grand amateur de cyclisme, le Finlandais a annoncé son projet sur les réseaux sociaux, précisant qu’il comptait privilégier les routes en terre les moins fréquentées.

"Je vais à Singapour à vélo. Sur les routes en terre les moins empruntées, avec mon nouveau Canyon Grail CFR. On se retrouve là-bas."

Le Finlandais a ainsi choisi de transformer le transfert entre les deux Grands Prix en une aventure sportive, alors que Leclerc a dû composer avec un problème logistique indépendant de sa volonté.

Mais pour le pilote Ferrari, le week-end de Sepang a également soulevé des questions beaucoup plus sérieuses concernant le fonctionnement des monoplaces actuelles.

Le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie a été marqué par une procédure de départ particulièrement chaotique.

Dans des conditions humides, plusieurs voitures ont rencontré des problèmes liés au fonctionnement de leur groupe propulseur et à sa gestion électronique. Certains pilotes se sont retrouvés immobilisés pendant le tour de formation, provoquant une interruption de la procédure de départ et nécessitant une intervention technique.

Cet épisode a ravivé les critiques concernant la complexité des groupes propulseurs introduits en 2026.

Interrogé sur la possibilité de considérer ce week-end comme la confirmation définitive de tous les défauts de la réglementation moteur actuelle, Leclerc a préféré éviter une condamnation aussi catégorique.

Le Monégasque reconnaît néanmoins que la situation n’est pas satisfaisante et souligne que les pilotes ont déjà signalé ces difficultés à plusieurs reprises.

"Je ne veux pas employer des mots aussi extrêmes, mais il est certain que ce n’est pas suffisant. Je veux dire, nous soulevons ces problèmes depuis un certain temps et j’espère que nous allons les résoudre. Mais malheureusement, je ne pense pas qu’il existe de solutions à court terme à ces problèmes. Ces difficultés sont malheureusement le résultat de décisions prises il y a assez longtemps et, maintenant, revenir en arrière ou changer cela va prendre du temps."

Au-delà du bug logiciel ayant perturbé le départ, Leclerc évoque un problème plus général concernant le comportement des monoplaces 2026.

Depuis le début de la saison, et même avant les premières courses, plusieurs pilotes ont exprimé leurs inquiétudes concernant la manière dont les nouveaux groupes propulseurs délivrent leur puissance. La part importante accordée à l’énergie électrique et la gestion de son déploiement peuvent entraîner des variations sensibles de puissance selon les circonstances.

Pour Leclerc, cela signifie que le pilote ne maîtrise pas toujours complètement la puissance dont il dispose à la sortie d’un virage. Une caractéristique qui devient particulièrement préoccupante lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises, comme cela a été le cas au départ de Sepang.

"Je pense que c’est un peu notre inquiétude avec ces voitures. Bien sûr, pas à ce point-là, parce qu’ici il y avait un problème, mais lorsque vous sortez d’un virage, vous pouvez parfois avoir 100 chevaux de plus ou 100 chevaux de moins. Vous ne contrôlez pas complètement la puissance qui vous est fournie."

"Et avec une visibilité comme celle que nous avions au départ de la course, cela peut provoquer de gros accidents à cause de cela. Ce ne sont donc certainement pas les voitures les plus agréables à piloter dans ces conditions."


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