Le jour où Damon Hill a été qualifié de ’pire pilote’ par un de ses aînés en F1

Le Britannique a aussi raconté sa fin de carrière

17 janvier 2026 - 12:19
Le jour où Damon Hill a été qualifié de ’pire pilote’ par un de ses aînés en F1

Damon Hill a révélé qu’il a agacé un pilote de F1 dans sa carrière, avant même d’accéder à la catégorie reine. Le champion du monde 1996 a été violemment critiqué par René Arnoux lorsqu’il a été impliqué dans un accident avec un pilote DAMS.

L’équipe de Formule 3000, qui court toujours en F2 à l’heure actuelle, avait été lancée par Jean-Paul Driot et René Arnoux, qui n’hésitait pas à défendre les intérêts de ses pilotes sur les circuits.

"Quand je courais, René Arnoux est venu me voir parce que j’avais percuté l’un de ses pilotes, ou plutôt, je ne l’avais pas percuté, mais j’avais fait quelque chose" a déclaré Hill dans le podcast Stay on Track.

"Il était manager d’un pilote en Formule 3000. Il est venu me voir et m’a dit ’tu es le pire pilote que j’ai jamais vu de ma vie !’ Mais venant de René Arnoux, j’ai pensé que c’était plutôt un compliment."

Le Britannique a piloté les Formule 1 à V10 dans les années 90, et bien qu’il aurait aimé rouler au moment des voitures à effet de sol, il pense que pouvoir utiliser le V10 Renault au sommet de cette période était un privilège.

"Je pense que j’étais très heureux d’avoir piloté à ce moment-là. Je ne pense pas que j’aurais voulu piloter beaucoup plus tôt que cela. Même si je continue de penser que les voitures à effet de sol, bien qu’incroyablement dangereuses, avaient l’air assez amusantes à piloter."

"J’ai d’ailleurs piloté l’une des premières Williams sur le circuit d’Arabie saoudite. Le vieux Ford Cosworth DFV est un petit moteur assez sympa, mais le moteur V10 Renault que j’avais était absolument génial."

Hill a longtemps imaginé qu’il pouvait apporter un plus à son équipe en ayant une vision pointue des réglages et de la technique, et il révèle que c’est au moment où les données ont pris de plus en plus de place qu’il n’a plus eu l’impression d’avoir la sienne.

"Et je pensais avoir quelque chose à apporter, en termes de compréhension des réglages et de ce que je voulais faire avec la voiture, afin de tirer le meilleur parti des pneus, etc. Ce sont mes petites compétences. Ma petite boîte à outils très spéciale."

"En 1999, ma dernière année en F1, les ingénieurs ont commencé à dire ’nous allons régler la voiture en fonction de ce que nous voyons dans les données’. Et je me souviens m’être dit ’bon, qu’est-ce que je fais ?’ Et je me suis dit que c’était fini."

Et de reconnaître qu’il s’étonne de voir les pilotes de F1 actuels demander par radio à leur équipe quel est son plan : "Ce n’est pas vraiment une question que j’ai envie d’entendre de la part d’un pilote de course."


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