Les statistiques après le Grand Prix F1 de Chine 2026
Antonelli écrit l’histoire pour la F1 et l’Italie !
Comme après chaque Grand Prix, il est temps de découvrir les statistiques les plus marquantes, les records qui ont été battus, les séries remarquables toujours en cours ou bien qui se sont arrêtées net lors du dernier week-end…
Les qualifications
Kimi Antonelli a marqué les esprits lors des qualifications à Shanghai, en établissant une nouvelle marque de précocité. À très exactement 19 ans et 202 jours, le pilote Mercedes est devenu le plus jeune de toute l’histoire de la F1 à décrocher une pole position en championnat du monde.
Il abaisse ainsi d’environ un an et demi l’ancien record de Sebastian Vettel (qui avait 21 ans et 73 jours lors de sa pole en Italie en 2008).
Pour l’anecdote, Antonelli est né le 25 août 2006, le jour même où Vettel disputait sa toute première séance officielle en F1 (les essais libres du GP de Turquie 2006, chez BMW Sauber).
Dans le même temps, Esteban Ocon est reparti de Chine non seulement avec une grosse déception, mais encore avec un record nettement moins flatteur : celui du pilote ayant disputé le plus de courses sans jamais réaliser de pole position. Depuis ses premiers tours de roue en Belgique en 2016, le pilote Haas F1 cumule 182 qualifications sans jamais s’être élancé en tête. Ses meilleures performances dans cet exercice sont des troisièmes places (Italie 2017, Belgique 2018 et Monaco 2023).
Il détrône ainsi… un autre Français, Romain Grosjean, dont le compteur s’était arrêté à 181 tentatives (avec une deuxième place en Hongrie en 2012 comme meilleur résultat).
La troisième place de ce classement singulier est occupée par un troisième tricolore, Pierre Gasly, avec 180 participations (et un départ en deuxième position au Qatar en 2021). Ces trois pilotes français se tiennent donc dans un écart infime de seulement deux courses.
La suite de ce top 6 est quant à elle… 100 % britannique : Martin Brundle et Johnny Herbert totalisent 165 départs chacun (avec respectivement une 3e et une 4e place comme meilleure qualification), talonnés par Derek Warwick avec 164 départs (3e place au mieux).
Plus loin dans ce classement des pilotes vierges de toute pole, on retrouve Olivier Panis (158 courses, 3e), Eddie Irvine (148 courses, 2e), Eddie Cheever (143 courses, 2e) et Alex Albon (132 courses, 4e).
La course
En franchissant la ligne d’arrivée en vainqueur, Andrea Kimi Antonelli a mis fin à presque vingt ans de disette italienne en catégorie reine. Avant lui, le dernier succès transalpin remontait au Grand Prix de Malaisie 2006, remporté par Giancarlo Fisichella (qui signait alors sa troisième victoire, cinq mois avant même la naissance d’Antonelli).
Dans l’histoire, l’Italie a vu 103 de ses représentants courir en F1. Elle est la deuxième nation la plus représentée derrière la Grande-Bretagne (171 pilotes). Bien que 158 Américains aient participé à des épreuves du championnat du monde, la grande majorité d’entre eux n’ont disputé que l’Indy 500 dans les années 50, lorsque l’épreuve échappait aux règles strictes de la F1.
Antonelli est le 16e Italien à triompher en Grand Prix. Le double champion du monde Alberto Ascari, décédé en 1955, reste le plus victorieux de la nation avec 13 succès.
Seuls cinq autres pilotes italiens ont gagné plus d’une course : Giuseppe Farina (premier champion du monde, 5 victoires), Riccardo Patrese (recordman de longévité avec 256 départs jusqu’en 1993, 6 victoires), Michele Alboreto (5 victoires), Giancarlo Fisichella (3 victoires) et Elio de Angelis (2 victoires avant sa tragique disparition en 1986).
Antonelli rejoint donc le cercle des dix Italiens à une seule victoire, en compagnie de Giancarlo Baghetti (vainqueur à son premier GP), Lorenzo Bandini, Vittorio Brambilla, Luigi Fagioli, Luigi Musso, Alessandro Nannini, Ludovico Scarfiotti, Piero Taruffi et Jarno Trulli. Mais avec sa Mercedes F1 actuelle, nul doute que la 2e victoire est déjà proche !
Chez Ferrari, Lewis Hamilton a enfin brisé le signe indien en montant sur son premier podium avec la Scuderia au bout d’une saison et deux Grands Prix. Cependant, le 78e pilote de l’histoire de l’écurie en championnat du monde signe par la même occasion la plus longue attente pour un pilote Ferrari avant d’obtenir un top 3. Ses 77 prédécesseurs avaient tous mis moins de temps à décrocher un podium, ou bien avaient quitté l’équipe sans jamais y parvenir.
Pour mettre cela en perspective : Charles Leclerc a attendu deux courses avant de monter un podium avec Ferrari, Carlos Sainz cinq, tandis que Fernando Alonso, Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen ont tous fini sur le podium dès leur toute première course en rouge.
Avant Hamilton, le record d’attente était détenu par Gerhard Berger (plus de 10 courses). Arrivé en 1987, l’Autrichien avait cumulé sept pannes et quatre quatrièmes places avant de terminer deuxième au Portugal. Le titre de la plus longue carrière chez Ferrari sans aucun podium appartient à Ivan Capelli (licencié deux courses avant la fin de l’année 1992). Il conduisait la capricieuse F92A, avec laquelle son équipier Jean Alesi avait tout de même accroché deux troisièmes places.
Il faut aussi noter les démarrages compliqués du duo Gilles Villeneuve - Didier Pironi à la charnière 1981-1982 : Pironi a attendu 19 courses avant sa victoire polémique à Imola en 1982, et Villeneuve a eu besoin de presque toute la saison 1978 pour sabrer le champagne.
Enfin, du côté de McLaren, Oscar Piastri a tristement marqué les annales : il est le premier pilote de l’histoire du championnat du monde à subir un "Non-Partant" (DNS) lors des deux premières courses d’une saison.
Le dernier en date à avoir essuyé deux forfaits consécutifs sur la grille (hors début de saison) n’est autre que le fondateur de l’équipe, Bruce McLaren, lors des manches américaine et mexicaine de 1969 (mais donc pas en début de saison).
Son coéquipier Lando Norris a connu la même infortune à Shanghai, enregistrant le premier DNS de sa carrière pour sa 154e inscription, ce qui maintient son compteur à 153 départs effectifs.
Il s’agit du premier double DNS de l’écurie McLaren depuis l’incident des pneus Michelin au GP des États-Unis 2005 (abandons de Kimi Räikkönen et Juan Pablo Montoya avant le départ). C’est aussi la première fois depuis 2017 (Bahreïn et Russie, avec Stoffel Vandoorne et Fernando Alonso) que l’équipe subit deux forfaits sur la grille coup sur coup.
Cette accumulation de déboires met en exergue une statistique complètement folle : en seulement huit courses consécutives (GP et sprints confondus), McLaren a réussi à encaisser un double abandon, une double disqualification, un double DNS... tout en assurant un doublé titres pilote-constructeur.
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