La pression mise par Alpine F1 sur Colapinto pointée du doigt
Un jeune pilote dont Briatore attend beaucoup... trop !
Les mots durs de Flavio Briatore envers son pilote chez Alpine F1, Franco Colapinto, ont suscité des réactions auprès des deux directeurs d’équipe qui étaient à ses côtés en conférence de presse lors du Grand Prix des Pays-Bas.
Briatore a affirmé avoir "tout vu" et a mis clairement en doute l’avenir de l’Argentin en F1 au sein de l’équipe française.
Pour Toto Wolff, le directeur de Mercedes F1, admet que Colapinto subit la pression de la conservation de son baquet.
"On voit les jeunes pilotes débuter dans des équipes plus petites, ils sont performants, car c’est un environnement totalement différent. Les attentes sont si faibles qu’on ne peut que les surpasser. Ils ont tous un fort potentiel pour l’avenir. Mais c’est une grande différence lorsque vous êtes recruté comme Franco depuis une autre équipe (Williams, ndlr), vous êtes sous la loupe, avec la pression créée et les attentes qui sont fixées."
"C’est différent pour Franco même s’il est jeune également, il doit se battre pour son baquet alors qu’il a à peine un an de F1 derrière lui. Cela est arrivé parce qu’il a changé d’équipe."
James Vowles, l’ancien patron de Colapinto chez Williams F1, estime en effet que la pression mise par Alpine sur l’Argentin le déstabilise peut-être beaucoup trop. Et il ajoute un autre facteur qui n’aide pas Colapinto : le fait que 15 voitures se tiennent souvent en moins d’une demi-seconde cette année.
"Je pense que Toto a bien résumé la situation."
"Il ne faut pas oublier que si quelque chose ne va pas avec la Williams pendant une séance, même si nous sommes cinquièmes au championnat, ce n’est pas vraiment couvert par les médias. Mais nous avons des équipes autour de nous – Mercedes en fait partie – où tout est sous les projecteurs. C’est donc le changement numéro un : la pression monte énormément."
"Lorsqu’il n’y a plus de pression, on peut tirer beaucoup plus du pilote, car il ne se soucie pas de l’impact d’une performance immédiate. Il peut donc lâcher prise. Franco en est un bon exemple : la première fois que je l’ai engagé à Silverstone, il pensait que c’était sa seule chance d’y arriver. Je lui avais dit avant cela : ce n’est pas une question de chronos. Il faut se détendre et profiter du moment, car cela pourrait ne jamais se reproduire. Et il a réalisé une performance exceptionnelle."
"Le deuxième changement, comme l’a décrit Flavio, est que la grille du peloton est désormais séparée par trois dixièmes de seconde. Donc, quand on fait une petite erreur – et une petite erreur vaut un dixième – on est dernier. C’est un monde différent d’avant, où, franchement, on pouvait être à un dixième de son coéquipier sans que personne ne le sache. Je pense donc que ces deux changements rendent la situation plus difficile."
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