Komatsu a essayé de rassurer Bearman, qui ’s’en veut énormément’
Un accident que le pilote Haas F1 aurait pu éviter au Japon
Ayao Komatsu a déclaré qu’Oliver Bearman s’en voulait énormément après son terrible accident lors du Grand Prix du Japon. Le directeur de Haas F1 pense pourtant qu’il n’en est pas responsable, et dédouane son pilote, qui n’en fait pas autant.
Le Britannique a été contraint de mordre sur l’herbe après être vite revenu sur l’Alpine de Franco Colapinto, alors que les deux pilotes abordaient le virage 13 à des vitesses nettement différentes. Incapable de ralentir sa monoplace après avoir quitté la piste, Bearman est parti en tête-à-queue avant de percuter la barrière dans une collision de 50G.
Bien que Komatsu n’impute pas la responsabilité de l’accrochage à Bearman, l’homme de 50 ans a révélé que le jeune pilote assumait une part de culpabilité.
"Il s’en veut énormément" a confié Komatsu. "Il dit ’j’aurais dû faire mieux, il n’y a pas d’excuse’. Mais quand on regarde les faits, cette différence de 50 km/h dans la vitesse de rapprochement est massive. C’est une leçon."
"Je suis certain que nous en discuterons pour l’avenir, sur la façon dont nous pouvons nous améliorer. Cela fait partie de l’apprentissage. Je suis simplement soulagé qu’il n’ait pas de blessure grave. Il s’est cogné violemment le genou, mais il va bien."
Le Japonais a tenu à rappeler au jeune prodige qu’il a pour l’instant rapporté énormément à Haas en ce début de saison : "Il est juste très, très déçu de lui-même. Encore une fois, c’est le bon côté d’Ollie, si l’on veut : il ne cherche pas d’excuses, il se flagelle vraiment."
"Alors je lui ai dit ’écoute, tu as fait des courses incroyables, tu nous as rapporté 17 points en deux week-ends de course’. Alors, d’accord, son accident nous coûte des points aujourd’hui, mais comme le dit le vieil adage, nous gagnons et perdons ensemble."
"Et puis j’ai ajouté ’regarde, tu as fait tellement de bonnes choses. Oui, aujourd’hui ça ne s’est pas très bien passé, mais ça ne sert à rien de te morfondre, il faut juste se relever’. Et là, il m’a répondu ’oui, mais il n’y a pas d’excuse, c’est un delta de vitesse’."
"Écoutez, il est dur envers lui-même, ce qui est une bonne chose. Mais parfois, si on l’est trop, ça ne l’est plus. Mais je suis sûr qu’il rebondira, et nous rebondirons. Nous le faisons ensemble. C’est le plus important."
Plusieurs pilotes de F1 ont régulièrement averti que les nouveaux modes de récupération et de déploiement de l’énergie cette année allaient probablement provoquer des accidents : "Je ne veux pas vous donner une réponse instinctive et irréfléchie. Avec les différents fabricants de moteurs, les déploiements d’énergie sont très variés."
"Certains ont des vitesses beaucoup plus élevées dans le virage 1 ou le virage 16. Dans le virage 13, Ollie savait qu’il avait un avantage, alors il a tenté sa chance. Mais quand on utilise le bouton de boost, la différence est énorme. Nous devons donc y réfléchir un peu plus sérieusement."
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