Interview - Verstappen : avec ma fidélité à Red Bull, je m’entraîne pour mon propre mariage
"Mon objectif serait de courir pour Red Bull pour toujours"
Max Verstappen a choisi la stabilité. Alors que son avenir en Formule 1 a longtemps été entouré d’incertitudes, le quadruple champion du monde a finalement prolongé son engagement avec Red Bull Racing jusqu’à la fin de la saison 2030. À Zandvoort, le Néerlandais était invité par la FIA à la conférence de presse officielle, après celle donnée à midi pour son annonce. Avec de nouvelles questions qui lui ont été posées, il est revenu en détail sur cette décision, ses discussions avec la direction de l’écurie, son rapport aux nouvelles règles, mais aussi sur son avenir au-delà de la F1 et son attachement particulier à son Grand Prix national.
Q : Max, peut-être pourrions-nous commencer par vous. J’espère que vous avez passé un bon été. Mais tout d’abord, pouvons-nous parler de la grande nouvelle du jour ? Quatre années supplémentaires chez Red Bull Racing. Félicitations. Est-ce que cela a été une décision facile à prendre ?
Oui, ce n’était pas vraiment trop stressant. Je pense que c’était la bonne décision. Je me sens vraiment bien au sein de l’équipe et, oui, nous avons beaucoup de confiance dans le fait que nous pouvons, disons, revenir au sommet dans les prochaines années.
Q : Vous n’étiez pas certain de votre avenir plus tôt dans la saison. Qu’est-ce qui a changé ?
Eh bien, il s’agissait principalement de savoir si j’allais réellement continuer en Formule 1. Mais, oui, les règles commencent lentement à devenir un peu meilleures et, disons, je suis prêt à vivre avec. Et, avec un peu de chance, d’ici 2030, cela ouvrira une autre possibilité, potentiellement avec l’arrivée des moteurs V8, pour y réfléchir à nouveau.
Q : Max, vous avez dit lors de votre point presse plus tôt que vous étiez davantage susceptible de prendre votre retraite que de rejoindre une autre équipe. Puis-je en déduire que votre entourage n’en est jamais arrivé au stade de vous présenter des offres fermes d’autres équipes ? Et pour aller plus loin, qu’en est-il de la direction de Red Bull, notamment Oliver Mintzlaff ? Quel rôle a-t-il joué pour vous convaincre qu’elle partageait les mêmes ambitions pour l’équipe que celles qu’avait évidemment Helmut Marko auparavant ?
Oui, eh bien, ce n’étaient que des discussions très ouvertes et transparentes. Je m’entends très bien avec Laurent, Oliver, les actionnaires en général. Ils sont tous, comme… Pour moi, cela ressemble à une grande famille. Donc je suis simplement très heureux d’en faire partie. Et, bien sûr, au cours des derniers mois, vous parlez de l’avenir de l’équipe, des prochaines années, des projets, des idées. Tout m’a toujours été communiqué de manière très ouverte, et c’est ce que j’aime. Et j’aime ce qu’ils essaient d’accomplir, et c’est pourquoi je veux également en faire partie à l’avenir.
Q : Aucune autre équipe ?
Cela n’a pas d’importance.
Q : Cela n’a pas d’importance, vraiment ?
Eh bien, pas pour moi. Comme je l’ai dit, je n’ai jamais ressenti l’envie ou le besoin de changer simplement pour changer, de rejoindre une autre équipe pour tenter de gagner ailleurs. Si je me sens bien au sein de l’équipe actuelle, pourquoi le ferais-je ? Je sais qu’ils font tout pour moi, et ils savent que je fais tout pour eux une fois en piste pour aller chercher des résultats.
Q : Y a-t-il une clause de sortie dans votre nouveau contrat ?
Je n’ai jamais dévoilé quoi que ce soit concernant mon contrat. Mais oui, cela reste pareil.
Q : Vous avez déjà un peu développé le sujet, mais à la fin de cette période, cela fera 15 ans que vous serez au sein de la même équipe. C’est comme un mariage, plus long que beaucoup de mariages aujourd’hui. Quel est le secret de cette relation ? Même si des gens partent et arrivent, vous êtes toujours là.
Je m’entraîne pour mon propre mariage avec Kelly (Piquet) (rires) ! Simplement pour voir combien de temps je peux faire durer cela dans le domaine de la course automobile et ensuite essayer de tripler cela, au moins, dans mon mariage. Allez. Oui, j’ai déjà dit à l’époque, lorsque Dietrich Mateschitz était encore en vie, que mon objectif et mon ambition seraient, bien sûr, de courir pour Red Bull pour toujours. Nous sommes donc sur la bonne voie.
Q : Cela semble dire que la possibilité d’un moteur V8 est un facteur important pour vous. Évidemment, ce n’est encore qu’une possibilité. Si cela ne se produit pas à l’avenir, est-ce chez Red Bull que vous terminerez votre carrière ?
Je n’ai aucune idée de ce qui se passera en 2031, mais oui, bien sûr. Il s’agit probablement davantage de savoir où le sport en sera à ce moment-là.
Q : Je ne sais pas si vous avez dû l’écrire ou non dans votre contrat, mais avez-vous toujours l’intention de vous essayer à des compétitions en dehors de la Formule 1 et avez-vous toujours la même liberté ?
Oui, pour moi, c’est définitivement quelque chose que je veux continuer à faire. Mais, bien sûr, cela dépendra un peu du calendrier de la F1, de ce qui sera également possible l’année prochaine. Red Bull me permet de faire des choses en dehors de la Formule 1, donc c’est un gros avantage, tout cela, l’ensemble du package et j’en suis très reconnaissant.
Q : Y a-t-il une course que vous avez en tête ?
Toutes les grandes courses d’endurance. Les courses de 24 heures en général, ce serait vraiment sympa d’y participer.
Q : D’accord, parlons maintenant de Zandvoort. Il s’agit du dernier Grand Prix des Pays-Bas pour le moment. Quel aspect de ce week-end, votre course à domicile, attendez-vous le plus ?
Voir les fans autour du circuit, je pense que c’est toujours très spécial. Ils sont très proches à certains endroits, donc c’est vraiment sympa. Et puis, à part cela, bien sûr, simplement piloter sur ce tracé. C’est vraiment un circuit génial.
Q : C’est dommage pour Isack Hadjar de manquer cette course. Pouvez-vous nous donner votre avis sur le retour de Liam Lawson dans l’équipe ? Qu’attendez-vous de lui ?
Je n’ai moi aussi appris la nouvelle que mardi, donc, oui, j’espère bien sûr qu’il pourra rapidement récupérer de sa blessure. Et puis, pour Liam, le retrouver dans la voiture, le fait que ce soit un week-end Sprint n’aide pas, mais je l’ai rapidement vu au simulateur également, donc j’espère qu’il pourra effectuer toute la préparation possible et, que ce sera je l’espère un week-end plus simple.
Q : Max, vous l’avez dit, ce sera le dernier Grand Prix des Pays-Bas dans un avenir prévisible. Pas seulement parce qu’il s’agit de votre course à domicile, mais puisque c’est un circuit classique à l’ancienne, qu’allons-nous perdre dans les prochaines années ?
Je pense que, oui, simplement l’histoire qui entoure cet endroit, le grand nombre de fans en général qui aiment le sport automobile. Et, oui, le circuit, c’est un tracé génial. C’est vraiment gratifiant lorsque vous réussissez à bien le négocier. Comme vous l’avez dit précédemment, c’est du pilotage à l’ancienne, du vrai. C’est clairement l’un des meilleurs circuits du calendrier comparé à certains tracés où nous allons aujourd’hui qui sont, pour certains, et je ne vais pas citer de noms, un peu dépourvus de caractère. Donc il va clairement nous manquer. C’est toujours vraiment amusant à piloter. Même si je n’étais pas Néerlandais, vous savez, y piloter aurait toujours été incroyable. Et, bien sûr, pour moi, le fait d’être Néerlandais le rendait encore plus spécial.
Q : Max, vous avez débuté en Formule 1 adolescent, à 17 ans. Dans quelle mesure le fait de faire partie d’une bonne communauté de pilotes e-sport avec d’autres concurrents, comme votre Team Redline, vous a-t-il aidé dans votre carrière ?
Cela m’a définitivement aussi permis de rester affûté en dehors de la piste, en me préparant peut-être de différentes manières qui n’avaient pas vraiment été utilisées auparavant. Mais en même temps, c’était aussi un loisir pour moi dans lequel je voulais progresser, disons, au sein de la communauté du simracing, pour montrer qu’il existe également des possibilités pour les pilotes de simulateur d’accéder au monde réel. C’était donc aussi un peu le projet derrière cela, en plus de devenir, disons, l’une des équipes les plus fortes de la communauté du simracing.
Mais pour moi, je pense que piloter, s’adapter à différents types de voitures en dehors de la Formule 1, cela aide toujours. Donc, lorsque vous pilotez ensuite ces voitures pour la première fois dans la réalité, je pense que cela aide énormément dans la manière dont vous assimilez déjà toutes ces choses, simplement en sortant des stands et en effectuant les premiers tours.
Et c’est aussi pourquoi j’aime participer à d’autres courses qu’uniquement la Formule 1, faire ces épreuves d’endurance. Oui, je les apprécie énormément.
Q : Max, votre équipe en GT a gagné il y a quelques semaines. À quel point êtes-vous fier de ce résultat et quelle satisfaction cela vous procure-t-il en dehors de la Formule 1 ?
Oui, cette année a été, je dirais, assez malchanceuse. Je pense que la plupart des week-ends de course, nous étions vraiment rapides, mais, oui, pour beaucoup de raisons différentes ou à cause d’accidents improbables, nous n’avons jamais vraiment obtenu les récompenses qui allaient avec.
Donc, lorsque vous voyez enfin ce résultat, le travail accompli par toutes les personnes, des mécaniciens aux ingénieurs en passant par les pilotes, qui veulent vraiment gagner, et qu’ils obtiennent finalement cette victoire, c’était, oui, un grand moment.
C’était en fait probablement le premier, l’un des premiers jours de mes vacances, donc j’ai bu un bon verre pour fêter cela ensuite. Je suis donc très fier de tout le monde. Et ce n’est que le début. Nous en voulons davantage. Immédiatement après, ils étaient déjà là à dira ’d’accord, nous voulons gagner davantage’. C’est donc agréable de voir cela, et aussi, dès la première année avec la voiture, de voir que nous sommes tout de suite compétitifs. Et gagner est toujours très satisfaisant.
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.
S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.
Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !
Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".
Red Bull
- Interview - Verstappen : avec ma fidélité à Red Bull, je m’entraîne pour mon propre mariage
- De nouvelles clauses confirmées mais tenues secrètes dans le contrat de Verstappen
- Verstappen se confie : ’j’étais plus proche de prendre ma retraite de la F1 que de changer d’équipe’
- Verstappen jusqu’en 2030 : les conséquences durables du choix de Max pour les transferts et pour la F1
- ’Red Bull est sur la bonne voie’ : Marko valide le choix de Verstappen