Imola en décembre ? Les équipes F1 se préparent à un scénario fou
"La météo sera intéressante et épicée !"
L’incertitude entourant toujours la tenue des Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi complique déjà la préparation de la fin de saison 2026 en Formule 1. Entre logistique, programmes de roulage des jeunes pilotes et conséquences financières, les écuries doivent envisager plusieurs scénarios, alors même que la décision finale n’est pas encore attendue avant plusieurs semaines. Une éventuelle course européenne en décembre, notamment à Imola, commence donc à être prise en considération.
À l’approche de la deuxième partie de saison, les équipes ne savent toujours pas avec certitude si les deux dernières manches prévues au Qatar et à Abu Dhabi pourront se tenir. La situation au Moyen-Orient contraint la Formule 1 à envisager des solutions alternatives, avec notamment la possibilité d’organiser une dernière course en Europe.
Pour les équipes, cette incertitude ne signifie toutefois pas nécessairement un bouleversement de leur budget plafonné. James Vowles, patron de Williams, relativise ainsi l’impact financier direct du changement potentiel de calendrier.
"Ce n’est pas vraiment un problème lié au plafond budgétaire en tant que tel. Je pense qu’au final, cela serait probablement neutre, voire même favorable selon la situation dans laquelle vous vous trouvez en termes d’usure du matériel," explique-t-il.
La question du programme réservé aux jeunes pilotes constitue en revanche une difficulté plus concrète. Plusieurs équipes avaient prévu de profiter du rendez-vous d’Abu Dhabi pour organiser leurs journées de roulage avec leurs jeunes recrues.
"Les jeunes pilotes constituent un petit problème. Beaucoup d’équipes avaient prévu de faire comme souvent leur journée dédiée aux jeunes pilotes à Abu Dhabi et, si cette course n’existe pas, nous allons devoir modifier certains plans en conséquence."
Imola en décembre ? "La météo sera intéressante et épicée"
Dans l’hypothèse où le Qatar et Abu Dhabi ne pourraient finalement pas accueillir les deux dernières manches, Imola figure parmi les options évoquées pour clôturer la saison. Un retour en Italie au mois de décembre constituerait toutefois une situation pour le moins inhabituelle pour la Formule 1.
Vowles imagine déjà un rendez-vous aux conditions météorologiques potentiellement très particulières.
"Je pense que si c’était Imola et, pour être clair, ce n’est ni confirmé ni infirmé, la météo sera intéressante et épicée," lance le Britannique.
Malgré cette incertitude, le patron de Williams ne serait pas opposé à l’idée de terminer la saison en Europe.
"Ce serait tout de même agréable de retrouver une course européenne pour terminer la saison."
Vowles rappelle néanmoins que les écuries ne sont pas en mesure de décider seules de l’avenir du calendrier.
"Je sais que la F1 travaille incroyablement dur pour que cela n’arrive pas et pour que le calendrier se poursuive comme prévu, mais, comme vous pouvez l’imaginer, il n’y a pas que les personnes présentes dans cette pièce qui peuvent déterminer cela."
La Formule 1 va donc continuer à travailler sur le scénario initial aussi longtemps que possible, tout en préparant en parallèle d’éventuelles solutions de repli.
Un manque à gagner redouté par Racing Bulls
Peter Bayer partage l’analyse de Vowles concernant le plafond budgétaire, mais apporte une nuance importante. La suppression des deux Grands Prix du Moyen-Orient n’aurait pas nécessairement de conséquence sur le montant maximal des dépenses autorisées par la réglementation financière, mais pourrait affecter directement les comptes des équipes.
"Oui, je n’ai pas grand-chose à ajouter. Encore une fois, nous ne sommes pas pressés de prendre une décision. Je pense que Stefano Domenicali et son équipe font tout ce qu’ils peuvent."
Le PDG de Racing Bulls distingue surtout deux notions financières : le plafond budgétaire et le compte de résultat.
"La seule chose que je pourrais ajouter à ce que James a dit, c’est que finalement, si nous perdions ces deux courses, cela n’aurait certainement pas d’impact sur le plafond budgétaire, mais sur le compte de résultat, et c’est quelque chose que nous aimerions évidemment éviter."
La disparition de deux manches du calendrier pourrait donc entraîner un manque à gagner pour les équipes, indépendamment des contraintes imposées par le plafond budgétaire.
Et malgré son attachement à l’idée d’une course à domicile, Bayer ne souhaite évidemment pas voir le Qatar et Abu Dhabi disparaître du calendrier.
"Même si j’adore courir dans mon jardin à Imola, c’est la maison après tout, je préfère définitivement aller au Qatar et à Abu Dhabi en décembre !"
Ayao Komatsu, patron de Haas, a pour sa part été beaucoup plus bref lorsqu’il a été invité à détailler les conséquences possibles de cette incertitude sur la fin de saison.
"Je n’ai rien à ajouter."
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