Horner peut-il revenir en F1 chez Aston Martin ? Une opportunité et des obstacles
Ralf Schumacher doute de cette issue mais ne l’exclut pas
Écarté de Red Bull il y a un peu plus d’un an, Christian Horner se cherche toujours un nouveau projet en Formule 1. Si Aston Martin F1 apparaît régulièrement comme une destination potentielle, Ralf Schumacher ne croit guère à cette hypothèse. L’ancien pilote allemand estime que plusieurs obstacles rendent ce scénario peu crédible, tout en jugeant que le Britannique mérite de retrouver un rôle majeur dans le paddock.
Horner est cité avec insistance pour un retour en Formule 1 depuis son départ de Red Bull, le président de la FIA ayant même déclaré à Silverstone qu’il savait où irait le Britannique. Certains médias britanniques ont désigné Aston Martin F1 mais Ralf Schumacher doute fortement que cette nouvelle aventure puisse se faire là-bas.
Le Britannique a été associé à plusieurs projets ces derniers temps, chez Alpine (en rachetant les parts d’Otro Capital) ou avec une éventuelle douzième écurie soutenue par le constructeur chinois BYD.
L’ancien pilote de Williams et Toyota estime que le contexte ne se prête pas en tout cas à une arrivée chez les Verts.
"Je n’imagine pas Christian Horner revenir comme directeur d’équipe, certainement pas sous les ordres d’une personnalité comme Lawrence Stroll," a déclaré Schumacher à Sky Deutschland. "Je ne pense pas que cela fonctionnerait. En tout cas, c’est ainsi que je vois les choses."
Selon lui, Aston Martin disposerait déjà d’un autre candidat naturel pour prendre un jour les commandes de l’équipe : Jonathan Wheatley, l’ancien directeur sportif de Red Bull, qui a quitté Audi F1 et dont on est toujours sans nouvelles.
"On parle peu de lui en ce moment, mais je le vois revenir à un moment donné pour prendre un tel poste," estime Schumacher. "Que ferait alors Christian Horner chez Aston Martin ?"
Au-delà du simple choix d’une écurie, Schumacher pense surtout que le prochain défi de Horner dépendra du niveau d’autorité qui lui sera accordé. Après plus de vingt ans à la tête de Red Bull, il doute que le Britannique accepte de se retrouver à nouveau sous une hiérarchie aussi forte.
"Là-bas, il aurait de nouveau un patron très influent au-dessus de lui, avec lequel il ne bénéficierait pas de toute la liberté nécessaire," explique-t-il. "Horner veut probablement devenir actionnaire. Logiquement, il ne souhaite pas non plus se retrouver une nouvelle fois dans une situation où il peut être licencié. Je pense que tout le monde peut le comprendre."
À ses yeux, la piste d’un projet soutenu par BYD reste donc crédible, tandis que la possibilité d’un passage chez Alpine paraît tout aussi compliquée.
"Je pense que le sujet BYD est toujours d’actualité," affirme Schumacher. "Alpine est également évoquée, mais avant que Christian puisse y avoir une opportunité, il faudrait d’abord que quelque chose change autour de Flavio Briatore (et de la position du groupe Renault à son sujet, ndlr). Et cela ne me semble pas si simple."
Malgré ces réserves sur sa future destination, Schumacher estime que Horner mérite pleinement une nouvelle chance en Formule 1 au regard de son impressionnant palmarès.
"Il ne faut pas oublier que, quoi qu’il se soit passé, il reste l’un des directeurs d’équipe les plus performants de l’histoire de la Formule 1," rappelle-t-il. "C’est pourquoi il mérite tout à fait de retrouver un poste dans ce sport. Il le connaît parfaitement et sait exactement comment tout fonctionne."
L’Allemand considère même que le caractère parfois clivant de Horner fait partie de l’ADN de la discipline.
"Une personnalité controversée fait aussi partie du grand spectacle qu’est la Formule 1. Un personnage comme Christian Horner a sa place dans ce paddock."
Schumacher révèle d’ailleurs que même Toto Wolff, longtemps son principal rival, aurait reconnu que son absence se faisait déjà ressentir.
"Toto lui aurait même envoyé un message dans lequel il expliquait qu’il avait été un immense adversaire, mais qu’il lui manquait malgré tout. Tous les deux se sont affrontés avec une intensité incroyable."
Enfin, s’il n’exclut jamais totalement un rapprochement avec Aston Martin, Schumacher rappelle qu’un autre obstacle de taille se dresse sur cette piste : la présence d’Adrian Newey au sein de l’équipe britannique, même si Horner et Newey se voient et discutent à nouveau assez souvent en dehors des circuits.
"Newey voudra-t-il céder les commandes ? Bien sûr que tout est possible, personne ne le voyait à ce poste dans un premier temps. Peut-être que Lawrence Stroll vendra un jour l’équipe ou de nouvelles parts de l’équipe, et alors Horner pourrait revenir dans la discussion."
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