Critiqué après la Hongrie, Sainz évoque déjà vers son avenir hors de la F1
L’Espagnol dévoile ses ambitions futures
Carlos Sainz ne cache plus qu’il réfléchit déjà à l’après-Formule 1. Si l’Espagnol reste pleinement engagé avec Williams malgré une saison 2026 compliquée, le vainqueur de quatre Grands Prix imagine déjà les défis qui pourraient l’attendre une fois sa carrière en F1 terminée. Parmi eux, un rêve se détache clairement : disputer les mythiques 24 Heures du Mans, à l’image d’un nombre croissant de pilotes de la catégorie reine séduits par l’endurance.
Le pilote espagnol est le dernier en date à évoquer son intérêt pour les courses d’endurance, une tendance qui prend de l’ampleur. Ces derniers mois, Max Verstappen a notamment fait parler de lui avec ses apparitions sur la Nordschleife. Après plusieurs participations au championnat NLS en 2025 et 2026 avec sa structure Verstappen Racing, le Néerlandais a pris le départ des 24 Heures du Nürburgring en mai dernier, une première qui s’est achevée par une déception mais qui n’a pas entamé son ambition d’y retourner et de participer un jour aux 24 Heures du Mans.
Fernando Alonso, double vainqueur de l’épreuve mancelle en 2018 et 2019, a d’ailleurs récemment évoqué la possibilité d’y effectuer un retour... aux côtés de Verstappen. De son côté, Lando Norris a lui aussi laissé entendre qu’il aimerait un jour courir au Mans avec McLaren, qui fera ses débuts dans la catégorie Hypercar en 2027.
Interrogé sur le podcast Team Torque de Williams aux côtés de son équipier Alex Albon, Carlos Sainz a reconnu que l’endurance figurait tout en haut de sa liste de projets pour les années à venir.
"Je me vois courir dans une autre catégorie," a-t-il expliqué lorsqu’il a été invité à imaginer sa vie dans dix à quinze ans.
Lorsque son équipier lui a demandé s’il possédait une véritable liste d’objectifs à accomplir, la réponse de Sainz a été immédiate : "J’ai vraiment envie de faire Le Mans."
L’Espagnol précise que son ambition serait de participer dans la catégorie reine Hypercar, mais il n’exclut pas non plus une aventure plus conviviale.
"Si vous réunissez une bonne équipe GT3 avec des amis avec lesquels je sais que je vais prendre du plaisir, je pourrais aussi m’amuser dans cette catégorie."
Au-delà de l’objectif sportif, Sainz explique surtout vouloir "redécouvrir le sport automobile sous un angle totalement différent de celui qu’impose aujourd’hui la Formule 1."
"Il s’agit de profiter de ce sport dans une position différente de celle dans laquelle nous sommes."
Le pilote Williams estime que la pression permanente propre à la F1 transforme profondément l’expérience de la compétition.
"Aujourd’hui, nous avons des responsabilités, nous subissons de la pression et nous avons une équipe envers laquelle nous devons rendre des comptes et obtenir des résultats. Mais, à l’avenir, nous pourrons simplement courir pour nous-mêmes."
Il imagine alors une pratique beaucoup plus détendue, centrée sur le plaisir de piloter.
"Le sport automobile pour le simple plaisir, ce qui est selon moi la plus belle manière de pratiquer ce sport : conduire une voiture aussi vite que possible sur un circuit, le faire avec ses amis, se comparer à eux... et peut-être même leur apprendre certaines choses."
Steiner aurait préféré une sanction plus sévère
Parallèlement à ces confidences sur son avenir, Carlos Sainz continue de faire parler de lui pour son Grand Prix de Hongrie.
L’ancien directeur de Haas, Günther Steiner, estime en effet que l’Espagnol aurait dû recevoir une sanction plus lourde après avoir compromis la course d’Oscar Piastri alors qu’il évoluait avec un tour de retard.
Sur le podcast Red Flags, l’Italien a jugé que les commissaires auraient dû appliquer la pénalité standard de dix secondes, plutôt que les cinq secondes finalement infligées, malgré le dysfonctionnement du système des drapeaux bleus.
"De toute façon, cela n’aurait rien changé. Il fallait simplement envoyer un message pour montrer qu’on ne fait pas ce genre de chose, quel que soit le bug informatique ou le problème rencontré. Les drapeaux bleus étaient affichés. Dix secondes, comme d’habitude."
Steiner estime que les circonstances atténuantes retenues par les commissaires n’avaient pas lieu d’être.
"Il ne faut pas chercher des circonstances atténuantes. Peu importe les circonstances atténuantes. Les drapeaux bleus étaient clairement là, donc c’était dix secondes. C’est la sanction habituelle et c’est celle qu’il aurait dû recevoir. Cela n’aurait rien changé au résultat de toute façon."
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