Hamilton en perte de vitesse chez Ferrari ? La réponse sèche de Vasseur
Le Français rappelle que Leclerc a failli être sorti en Q2
Frédéric Vasseur, directeur de l’équipe Ferrari, a répondu sèchement à une question sur la forme récente de Lewis Hamilton, en soulignant sa performance au Grand Prix de Belgique et le fait que Charles Leclerc a bien failli, lui aussi, être sorti dès la Q2 hier en Hongrie.
Hamilton a connu un week-end mitigé à Spa-Francorchamps. Le septuple champion du monde n’a pas réussi à dépasser la Q1 lors des deux séances de qualification. Hamilton a cependant réalisé une course impressionnante, remontant de la voie des stands pour terminer septième. Mais en qualifications hier en Hongrie, il a de nouveau trébuché, cette fois aux portes de la Q3.
Hamilton a été très dur avec lui même, se qualifiant de "nul", et estimant que Ferrari devait "changer de pilote" !
Il a été demandé à Vasseur s’il était confiant quant à la capacité de Hamilton à "retrouver sa meilleure forme".
Vasseur a répondu sèchement : "Je crois que c’était la semaine dernière que vous aviez dit qu’il avait fait une course fantastique, non ?"
Vasseur a tenu à souligner que Red Bull et Mercedes ont également sous-performé et que les écarts étaient très serrés.
"Je pense que c’est aussi vrai pour Red Bull. C’est vrai pour Mercedes. Je ne pense pas que Mercedes ou Red Bull visaient la quatrième place. Je pense que nous sommes tous là pour gagner, tous là pour nous battre, tous là pour faire de notre mieux. Cette année, McLaren a été meilleure que nous."
Le Français préfère retenir le positif, la pole de Leclerc.
"C’était certainement de loin la meilleure séance de la saison, mais elle a été très difficile et il faut garder cela à l’esprit. Nous n’étions pas loin d’avoir les deux voitures hors de la Q2, et nous avons réussi à revenir, à tout mettre en place et à progresser pour la Q3."
"Mais c’était un énorme défi pour nous – pour tout le monde, je pense. Les conditions ont énormément changé entre la Q1 et la Q2, avec quelques gouttes de pluie et un peu plus de vent en fin de séance. La fenêtre de performance des pneus est tellement étroite que si vous êtes un peu en dehors, vous êtes mort. C’est un défi, et nous savons que dans de telles conditions, il est très, très difficile de tout gérer."
"Pour en revenir à Lewis. Oui, il est préférable de partir de la pole à Budapest que de la 12e place, c’est sûr, mais je pense que l’analyse est bonne : il n’est pas nécessaire de comparer la 1re et la 12e place, il faut comparer cela au dixième de seconde en Q2 qu’il y avait entre lui et Charles. C’est surtout là le problème, car Charles n’était pas loin d’être éliminé en Q2, et nous devons garder cela à l’esprit dans notre analyse de la journée."
"Mais c’est comme ça, et nous devons collectivement faire mieux pour ne pas être exposés en Q1 ou en Q2. Et le fait que nous ayons dû utiliser un deuxième jeu de pneus neufs en Q1 n’était pas non plus un bon début de séance, car ensuite vous n’avez qu’un seul jeu en Q2 et c’est beaucoup plus difficile."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Ferrari
- La nuit où Senna a failli signer chez Ferrari
- Comment Ferrari a recruté Schumacher en ’une seule journée’
- Leclerc marqué à jamais par Bianchi : ses meilleurs souvenirs en sport auto
- Hamilton se confie : pourquoi le succès ne fait pas tout en F1
- ’Ferrari aurait explosé’ : sans titre, l’équipe jouait sa survie selon Todt