Hamilton critique le soutien bâclé à la lutte contre le racisme en Hongrie
Il regrette que Grosjean ne veuille pas poursuivre
Lewis Hamilton a regretté que le geste de soutien à la lutte contre le racisme vu avant le premier Grand Prix de la saison s’estompe de course en course, et que tout le monde ne soit pas motivé à poursuivre le mouvement entamé début juillet.
Interrogé sur les discussions avec Romain Grosjean, directeur du GPDA, Hamilton explique que le Français "ne pense pas que c’est important de le faire de manière répétée, c’est un de ceux qui pensent que ça a été fait une fois et que c’est tout ce dont nous avions besoin. J’ai essayé de lui parler du problème et du fait que ça ne va pas juste partir, et qu’il faut continuer à se battre pour l’égalité. Je pense cette fois qu’il n’en a pas parlé, comme Sebastian."
Mais Sebastian Vettel continue de soutenir Hamilton : "Sebastian et moi nous envoyons des messages tous les deux, et il a insisté, comme moi, sur l’importance de continuer à faire cela."
Mais Hamilton s’agace surtout d’une cérémonie bâclée avant la course, avec des pilotes qui se sont agenouillés pendant une poignée de secondes avant que les hymnes n’interrompent cette cérémonie informelle : "Je pense que pour aller de l’avant, nous devons parler aux dirigeants de la Formule 1. Ils doivent faire un meilleur travail. C’était une telle précipitation : nous sortons de la voiture, nous fonçons vers l’avant de la grille, nous devons rapidement plier le genou… ils doivent faire plus !"
"Je ne sais pas pourquoi ils nous ont laissé plus de temps que lors de la première course. Ils l’ont fait au début, ils ne l’ont plus fait depuis. Ils ont dit qu’ils vont se battre pour la diversité et le racisme, mais ils ne nous donnent pas de plate-forme pour continuer à le faire. Tout est précipité. Ils pourraient nous donner plus de temps. J’enverrai probablement un e-mail au cours des prochains jours et j’essaierai de coordonner avec eux les choses parce qu’ils veulent le faire, je suppose qu’il n’y avait tout simplement pas assez de communication."
Il aurait aimé que les 20 pilotes montrent leur soutien de la même manière, mais il se résigne peu à peu à l’idée de voir l’ensemble du plateau poser un genou à terre, bien qu’il le souhaite grandement.
"Avec les autres pilotes, je ne peux pas faire grand-chose. J’ai donné beaucoup d’énergie en Autriche pour essayer de convaincre quelques pilotes et c’est une bataille. Mais je pense que ce qui est important, ce sont ceux qui le font. Je pense que la compréhension est fantastique. Mon rêve est qu’un jour les autres pilotes s’y mettent et que si nous arrivons à la dernière course et que nous nous agenouillons tous et que nous montrons que nous sommes unis, je pense que ce sera magnifique."
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