Ferrari brille en essais avant de décevoir en qualifications : Leclerc explique le problème

Ce qui freine la progression de la Scuderia dans un week-end

Ferrari brille en essais avant de décevoir en qualifications : Leclerc explique le problème
Auteur : Franck Drui
20 octobre 2026 - 11:57

Ferrari semble avoir perdu une partie de ses ambitions pour la fin de la saison 2026, après avoir un temps envisagé de se mêler à la lutte pour le titre mondial. Malgré une monoplace souvent compétitive dès les premiers essais libres, la Scuderia peine à maintenir son avantage lorsque ses adversaires exploitent pleinement leurs moteurs en qualifications. Charles Leclerc estime que cette différence ne provient pas d’un manque de préparation ou de difficultés à régler la SF-26, mais d’un déficit de performance pure face aux principales écuries rivales. Une faiblesse que les qualités du châssis et le travail réalisé au simulateur ne suffisent pas à compenser.

La dernière victoire de Ferrari en Formule 1 remonte au Grand Prix de Grande-Bretagne, remporté par Charles Leclerc en juillet. Depuis, les espoirs de voir la Scuderia revenir dans la lutte pour le championnat se sont progressivement estompés, alors que Mercedes, Red Bull et McLaren continuent de représenter une concurrence particulièrement difficile à battre.

Pourtant, Ferrari dispose d’un châssis considéré comme l’un des plus performants du plateau. La SF-26 possède notamment des qualités qui lui permettent d’afficher un bon comportement dans les virages, mais son groupe propulseur reste en retrait des solutions développées par Mercedes et Red Bull.

Une différence qui s’explique en partie par les choix techniques effectués par les ingénieurs de Maranello. Pour son groupe propulseur 2026, Ferrari avait privilégié un turbocompresseur de dimensions réduites. L’objectif était de limiter le temps de réponse du turbo et d’offrir une meilleure souplesse d’utilisation du moteur, particulièrement à basse vitesse.

Ce choix devait notamment permettre aux pilotes de bénéficier d’une réponse plus immédiate à l’accélérateur à la sortie des virages lents. Mais cette architecture présente également un inconvénient : elle limite les performances à haute vitesse, notamment dans les longues lignes droites.

Face aux groupes propulseurs Mercedes et Red Bull, Ferrari souffre ainsi d’un déficit de vitesse de pointe qui devient particulièrement visible lorsque les motorisations sont exploitées au maximum. La Scuderia a tenté de corriger cette faiblesse en introduisant un nouveau turbo lors du Grand Prix d’Italie.

Cette évolution visait notamment à répondre aux limites imposées par ses dimensions mais sans pouvoir changer radicalement les choses avant 2027.

Malgré ces efforts, Leclerc considère que Ferrari ne dispose toujours pas du même potentiel de performance que ses principaux adversaires.

Le Monégasque a notamment été interrogé sur la capacité de Ferrari à se montrer compétitive dès les premières séances d’essais libres.

"En fait, je ne suis pas certain que nous soyons particulièrement bons le vendredi," répond Leclerc.

"Enfin, nous le sommes, mais je pense que cela vient davantage des modes moteur utilisés par les autres. Et lorsque nous arrivons en qualifications, ils ont tout simplement quelque chose que nous n’avons pas."

"Lors des EL1, nous sommes peut-être légèrement plus compétitifs par rapport à nos adversaires, qui disposent de quelque chose de plus pour les qualifications et que nous n’avons pas actuellement."

Leclerc insiste néanmoins sur le fait que cette situation ne signifie pas que son équipe travaille moins efficacement que ses rivales.

Au contraire, il considère que la préparation des Grands Prix constitue l’une des principales forces de la Scuderia.

"L’une de nos forces en tant qu’équipe, c’est de disposer dès le départ d’une voiture bien équilibrée."

"Notre voiture est assez pointue, mais je crois que nous effectuons une très bonne préparation avant le week-end sur le simulateur. La corrélation entre le simulateur et la piste est plutôt bonne récemment, ce qui nous aide à travailler au simulateur à l’usine, puis à arriver sur le circuit avec une voiture immédiatement performante et dans laquelle je me sens à l’aise."

Mais cette corrélation ne peut pas, à elle seule, effacer les limites techniques de la SF-26. Pour le pilote Ferrari, les ingénieurs et les pilotes parviennent déjà à tirer une part importante du potentiel disponible.

Le problème est que ce potentiel reste inférieur à celui des principales écuries concurrentes.

"Je pense donc que les bons vendredis... cela tient davantage à la préparation. Ce n’est pas parce que nous concevrions une voiture très pointue que nous pourrions en tirer davantage. Le potentiel brut de la voiture n’est pas au niveau de celui de nos principaux concurrents, mais je ne pense pas que la rendre encore plus pointue nous permettrait d’en extraire quoi que ce soit de plus."

"C’est simplement sur le plan de la performance pure de la voiture que nous sommes un peu en retrait actuellement."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

ferrari_26_-2.jpg