Dans Drive To Survive, Claire Williams livre ses doutes au grand jour
D’autres scènes étonnantes également au programme…
« Drive To Survive », la production de Netflix sur la saison 2018 de Formule 1, sera disponible le mois prochain. La presse britannique (dont The Telegraph) a cependant pu visionner la série en 10 parties, qui contient quelques révélations ou scènes étonnantes – la suite de cet article contiendra donc des spoilers.
Durant le documentaire, c’est notamment l’attitude de Claire Williams qui paraît au mieux surprenante, au pire inquiétante. La directrice adjointe de Williams y confie ses doutes, ses peurs, ses appréhensions sur sa capacité à gérer l’équipe de son père… des déclarations qui prennent évidemment une actualité nouvelle aujourd’hui, alors que l’écurie de Grove a manqué les deux premiers jours des essais de Barcelone.
« Qu’est-ce que je devrais faire ? Est-ce qu’en fait, je ne suis pas la bonne personne pour le faire ? » se demande ainsi Claire Williams. « Est-ce que j’en ai les capacités ? C’est très difficile de m’y faire. »
« On m’a donné une opportunité magnifique, et je l’ai seulement acceptée parce que je pensais, à ce moment, que je pouvais donner à ce business un nouvel élan. Il faut que je protège toute cette histoire chez Williams. Si, sous ma protection, le dénouement est horrible, alors, ce serait de ma faute. »
Claire Williams apparaît avec une candeur déconcertante dans d’autres scènes du documentaire. Ainsi, chez elle, alors qu’un de ses enfants joue avec une petite voiture, elle lance à son mari : « Elle va plus vite que notre voiture. »
Drive To Survive en dit également plus sur les raisons qui ont poussé Lawrence Stroll à abandonner son soutien envers Williams, pour se tourner vers Force India – écurie qu’il rachètera finalement pour y placer son fils. Après le Grand Prix de Monaco, durant lequel Lance Stroll finit à deux tours du vainqueur, on voit le milliardaire britannique quitter précipitamment le garage Williams, apparemment hors de lui.
Mais le documentaire s’intéresse bien sûr à d’autres écuries. Par exemple, Red Bull. Lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan, après l’accrochage fratricide entre Daniel Ricciardo et Max Verstappen, l’on voit Christian Horner vert de rage, lancer au Dr. Marko : « C’est 25, 30 points juste foutus en l’air ! »
Par la suite, alors que ses enfants jouent avec des peluches de singe, Christian Horner a cette réflexion mi- amusé, mi-contrarié : « Gérer des singes est parfois plus facile que gérer des pilotes. »
La rupture entre Red Bull et Renault se dessine également dans la production. Après les propos de Christian Horner, estimant qu’avoir un V6 Renault était « payer un billet d’avion au prix d’une business pour se retrouver en classe éco », Cyril Abiteboul, en colère, répond que le directeur de Red Bull a « franchi une ligne rouge. »
Drive To Survive sera disponible à partir du 8 mars prochain.
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