‘Ça fait mal’ : Piastri a le sentiment d’avoir ‘perdu une victoire’ au Qatar

Il n’accuse pas les Papaya Rules

1er décembre 2025 - 08:25
‘Ça fait mal’ : Piastri a le sentiment d’avoir ‘perdu une victoire’ au Qatar

« Je suis sans voix. »

Voici l’essentiel du message radio d’après-course d’Oscar Piastri, après la course au Qatar.

Il était le plus déçu des trois prétendants au titre après ce Grand Prix fou. Il faut dire que l’ancien leader du championnat avec 104 points d’avance sur Max Verstappen, occupe aujourd’hui la 3e place du classement. 16 points derrière Lando Norris et 4 derrière le pilote Red Bull.

Or, sans la stratégie ratée de son équipe, Piastri filait sûrement vers la victoire au terme d’un week-end dominateur. La chance du champion ? Elle n’était pas avec lui.

Son niveau de frustration était donc « assez élevé », même à froid en conférence de presse.

« Et cela en dit long étant donné les dernières courses que j’ai eues » ajoutait l’Australien visiblement dépité.

« Mais, oui, clairement, nous n’avons pas fait les choses correctement en course, ce qui est dommage car tout le week-end s’est très, très bien passé. »

« Nous avions beaucoup de rythme. J’ai eu le sentiment de bien piloter. Donc, oui, c’est assez douloureux. »

Qu’est-ce qui fait le plus mal : la disqualification du week-end précédent ou la perte de la victoire ici au Qatar ? Une question forcément douloureuse pour Piastri…

« Sur un plan personnel, j’ai l’impression d’avoir perdu une victoire. À Vegas, j’ai perdu une 4e place. »

« Évidemment, pour l’équipe, ce fut un week-end assez douloureux. Mais, oui, pour moi personnellement, cela fait probablement plus mal. »

Piatsri a-t-il demandé à s’arrêter sous la voiture de sécurité lors de ce fameux 7e tour ? L’opportunité lui-a-t-elle été proposée ? Peut-il décrire les coulisses de ce formidable raté chez McLaren F1 ?

« J’ai demandé : "Qu’est-ce qu’on fait ?" Parce que nous nous rapprochions assez près de l’entrée des stands et je n’avais pas encore reçu d’appel à rentrer. »

« Quand on ne reçoit pas d’appel instantanément lorsque la voiture de sécurité sort, il y a clairement des discussions en cours sur la marche à suivre. »

« Dans cette situation, il faut faire confiance à l’équipe car ils ont beaucoup plus d’informations que le pilote dans la voiture sur les écarts et ce genre de choses. »

« Donc, dans ce scénario, je dois faire confiance à ce que l’équipe décide. »

À quel moment Piastri a ensuite compris que la course allait lui échapper ? Immédiatement après le 8e tour ?

« Oui. Quand on m’a dit que tout le monde s’était arrêté sauf moi, Lando et Ocon, et qu’ensuite Ocon s’est arrêté le tour suivant, j’ai su que nous étions dans le pétrin. »

« Il y a clairement des choses à revoir. Mais je n’ai pas de réponses pour le moment. »

Piastri défend encore les Papaya Rules chez McLaren F1

Le sujet va encore faire parler dans le paddock : McLaren F1 a-t-elle, même inconsciemment, décidé de laisser ses pilotes en piste par peur d’en favoriser un seul ? En clair, est-ce que les Papaya Rules ont de nouveau coûté très gros à l’équipe ?

Qu’en pense Piastri qui pourrait être le plus lésé dans l’histoire (puisqu’en cas de double arrêt sous voiture de sécurité, c’est Lando Norris qui aurait été désavantagé ?) ?

« Je ne crois pas qu’il y ait eu trop de scénarios [relatifs aux Papaya Rules] où cela nous a vraiment porté préjudice. Évidemment, il y a eu ce qui s’est passé à Monza, mais c’est vraiment le seul... »

« Les dernières courses n’ont rien à voir avec notre approche en tant qu’équipe qui aurait mal tourné. De mon côté, c’était des choses avec la voiture et moi-même qui ne fonctionnaient pas. »

« Ce week-end, nous nous sommes trompés simplement parce que c’est ce que nous pensions être la bonne chose à faire, pas parce que nous nous souciions de ce qui était juste et équitable, ou non. »

Piastri est donc clair : il se prononce pour le maintien des Papaya Rules. Il faut dire que si McLaren F1 devait aujourd’hui favoriser un pilote, ce serait plutôt Lando Norris qui compte 16 points d’avance sur son coéquipier…

« Je ne pense donc pas que nous devions changer cette approche. Elle apporte beaucoup de positif. Oui, il y a des moments difficiles, mais il y en a aussi beaucoup si l’on prend une direction différente. »

Mentalement, Oscar Piastri semblait en tout cas clairement plus atteint que Lando Norris après la course… mais il voulait tout de même chercher des raisons de positiver.

« Ce n’est certainement pas une catastrophe. Nous avons pris une mauvaise décision. C’est clair, mais ce n’est pas la fin du monde. »

« Évidemment, ça fait mal pour l’instant, mais avec le temps, les choses iront mieux. Il y a eu beaucoup de moments difficiles et j’ai le sentiment qu’on ressort toujours plus fort de ces épreuves. »

« Tout dépend de la manière dont on gère la situation. Je suis sûr que nous allons surmonter cela. Mais, oui, évidemment, pour le moment, c’est douloureux. »

Au fond, le rythme était prometteur au Qatar : un motif d’espoir pour aller chercher la victoire à Abu Dhabi et espérer un titre absolument fou ?

« Dans les prochains jours, probablement, oui, ce rythme au Qatar sera une chose assez encourageante. Je considère ce week-end comme probablement l’un de mes meilleurs de la saison. »

« Il y en a un ou deux autres auxquels je peux penser qui sont au même niveau que ce week-end. Donc, de ce côté-là, je suis très, très heureux d’être de retour en termes de rythme. »

« Mais malheureusement, c’est un autre week-end où quelque chose n’a tout simplement pas tourné en notre faveur. »


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