Formule 1

Budgets plafonnés abaissés, nouvelles exceptions : la F1 détaille ces changements

Des concessions qui ne changent presque rien à l’effet global de la mesure

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Par Alexandre C.

28 mai 2020 - 14:04
Budgets plafonnés abaissés, nouvelles (...)

Parmi les mesures décidées par le Conseil Mondial hier, figure donc l’abaissement progressif des budgets plafonnés en Formule 1.

Initialement, avant la crise du coronavirus, le montant des budgets plafonnés devait être de 175 millions de dollars, un plafond déjà élevé et qui comprenait plusieurs exclusions (marketing, salaires des principaux des dirigeants et des pilotes, coût des moteurs…).

Désormais, étant donné l’installation de la récession et les incertitudes entourant l’engagement de constructeurs (Renault, Mercedes…), les budgets plafonnés ont donc été abaissés : le niveau sera de 145 millions de dollars pour 2021, 140 millions de dollars pour 2022 et 135 millions de dollars pour 2023-2025, sur la base d’une saison de 21 compétitions (un million de dollars sera ajouté en cas de course supplémentaire).

Pourquoi avoir décidé d’un abaissement progressif, de 5 millions en 5 millions ? La F1 l’a expliqué : il s’agit de laisser plus de temps aux écuries de pointe de se restructurer, pour redéployer (ou licencier…) leurs effectifs d’une manière progressive et transitionnelle, afin que la secousse soit moins difficile à gérer aussi pour les employés concernés.

L’abaissement des budgets plafonnés n’a pas été la seule nouveauté introduite. Des correctifs plus mineurs ont été également introduits.

Initialement, l’inflation devait être prise en compte à partir de 2024 pour mécaniquement rehausser le montant des budgets plafonnés. En guise de contrepartie aux écuries de pointe, ce mécanisme a été avancé pour une mise en œuvre de 2021 à 2023… mais à condition que l’inflation dépasse les 3 %, ce qui n’est jamais arrivé au cours de la dernière décennie. Reste d’ailleurs à voir quelle sera la mesure si l’inflation est différenciée entre le Royaume-Uni et l’Italie (et la Suisse).

De nouvelles exclusions aux budgets plafonnés ont été aussi introduites, dans un but social : le montant des congés paternité et maternité, de même que les congés maladie, ne seront pas inclus, de même que les coûts relatifs à la santé et au bien-être des employés. Ainsi, les équipes ne feront pas des coupes dans ces secteurs.

Enfin, le montant des coûts d’investissements exclus des budgets plafonnés a été augmenté de 36 millions de dollars à 45 millions, car certaines équipes ont dû reporter des investissements (construction de nouvelles usines, comme chez Racing Point) en raison de la crise du coronavirus. L’exclusion retournera à son niveau de 36 millions en 2022-2025.

En 2020, malgré toutes les difficultés de cette année, un « test à blanc » serait toujours prévu afin d’évaluer le fonctionnement de système et notamment de la surveillance de la F1. Cette surveillance (et les sanctions, très lourdes, associées) avaient été détaillées l’an dernier par la FIA (voir notre article).

En somme, et malgré les quelques concessions prévues, la FIA et Liberty Media ont gagné leur pari : les écuries de pointe devront encore plus se serrer la ceinture que prévu.

Ces nouveautés se traduiront-elles en resserrement du niveau des performances ? Faudra-t-il aller encore plus loin si la crise empire ? L’affaire n’est peut-être pas close…

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