Aston Martin F1 se prépare pour un circuit de Suzuka ’extrêmement physique’

Le Grand Prix du Japon est exigeant avec les pilotes et les équipes

2 avril 2025 - 10:04
Aston Martin F1 se prépare pour un circuit de Suzuka ’extrêmement physique’

La Formule 1 se rend à Suzuka ce week-end dans le cadre du Grand Prix du Japon. L’ambassadeur d’Aston Martin F1, Pedro de la Rosa, révèle que c’est un des circuits les plus techniques du calendrier, tant pour les monoplaces que pour les pilotes, qui doivent tout faire parfaitement.

"C’est un circuit à l’ancienne, qui ne laisse aucune place à l’erreur. Il est étroit, il y a des bacs à graviers partout, et en tant que pilote, vous savez que si vous faites une erreur, vous pouvez être éliminé, mais cela rend le circuit encore plus excitant à piloter" a déclaré De la Rosa.

"Il y a beaucoup de virages à grande vitesse, en particulier dans le premier secteur, qui est la partie la plus difficile du tour pour le pilote et la voiture. Les Esses, au début du tour, sont une succession de virages en sixième vitesse où l’on roule à plus de 200 km/h et où l’on ne touche pas du tout aux freins."

"Il faut être très précis à très grande vitesse, jouer de l’accélérateur avec beaucoup de changements de direction et il n’y a qu’une seule ligne de course qui, si l’on s’en écarte, peut signifier une sortie de piste rapide. Suzuka est l’un des circuits les plus difficiles du calendrier, mais si vous avez le courage de prendre des risques et de les réussir, vous pouvez gagner beaucoup de temps."

Les pilotes sont grandement mis à l’épreuve lors de cette course, car le circuit est très exigeant sur le plan physique : "La première moitié du tour est extrêmement difficile physiquement parce que vous ne touchez pratiquement pas les freins."

"Vous prenez 5G lorsque vous changez de direction à grande vitesse et il y a aussi l’élévation et la compression lorsque vous montez la colline. Dans la seconde moitié du tour, il y a de longues lignes droites, ce qui vous permet de reprendre un peu votre souffle, ce n’est pas comme Monaco ou Singapour où il n’y a pas de répit du tout."

"Vous devez être précis et très engagé en entrée des virages à grande vitesse, mais vous avez une longue ligne droite avant la 130R qui vous donne un peu de répit. C’est la beauté de Suzuka. Vous respirez à peine dans la première moitié du tour et c’est là que le chrono est réalisé, puis vous pouvez vous ressaisir momentanément avant que les montagnes russes ne recommencent."

Régler la voiture pour qu’elle ne soit "pas paresseuse"

Les réglages sont très complexes sur ce circuit où le premier secteur est très rapide, et où le deuxième est davantage constitué de gros freinages. De la Rosa détaille ce qu’il faut faire pour que la monoplace soit rapide et agile.

"Il faut un train avant très réactif pour gérer les changements de direction. Il faut s’assurer que la voiture n’est pas paresseuse dans les virages à grande vitesse car, si c’est le cas, il faudra ralentir la vitesse minimale pour laisser le temps à l’avant de se positionner dans le virage."

"Il faut une voiture très agile, très rigide et très pointue, mais il faut s’en accommoder car elle sera nerveuse dans les sections à moyenne et basse vitesse. Cela fait partie du défi, mais il faut qu’il en soit ainsi, car si la voiture n’est pas bonne dans les virages à grande vitesse, vous endommagerez les pneus et votre vitesse s’en ressentira."

"Si, après le premier secteur, vous faites glisser l’avant parce qu’il n’est pas assez réactif, ou si vous avez trop d’avant et que vous faites glisser l’arrière, lorsque vous serez dans le deuxième secteur, la voiture aura perdu beaucoup d’adhérence parce que vous aurez surchauffé les pneus."

"Il faut un bon équilibre dans le premier secteur pour que les pneus puissent durer tout le tour. Si vous endommagez un pneu dans le premier secteur, c’est fini. Il faut également bien gérer les freins et les exigences en matière de refroidissement sont différentes pour les qualifications et la course."

Les freins sont aussi un point délicat sur un tracé très éclectique : "En qualifications, vous les touchez à peine pendant la première moitié du tour, alors quand vous arrivez au premier gros point de freinage, l’épingle du virage 10, les freins sont froids comme de la pierre."

"Il faut travailler très dur sur les freins pendant le tour de piste pour les faire monter en température afin qu’ils soient suffisamment chauds pour maintenir cette température pendant la première moitié du tour avant d’avoir besoin d’eux.

"En course, vous freinez naturellement plus parce que vous faites plus de tours, et la voiture est plus lourde avec le carburant, donc vous freinez un peu plus tôt tout au long du tour. Il est essentiel de travailler en étroite collaboration avec l’ingénieur de course pour bien gérer les freins."


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