Alonso persiste et signe : le niveau de certains pilotes de F1 est ’très faible’
Fernando sans pitié pour ses rivaux dans le paddock de Mexico
Fernando Alonso n’a aucune intention de revenir sur ses critiques concernant le niveau de certains pilotes évoluant en fond de grille en Formule 1. Après avoir dénoncé la qualité "très faible" de plusieurs de ses adversaires à la suite de son accrochage avec Alex Albon au Grand Prix des États-Unis, l’Espagnol a maintenu ses propos avant le Grand Prix du Mexique. Mieux encore, il estime que les réactions suscitées par ses déclarations confirment son jugement, tout en dénonçant la multiplication d’incidents évitables qui coûtent cher aux équipes dans un contexte de plafonnement des budgets.
Fernando Alonso persiste et signe. Le double champion du monde ne regrette pas ses déclarations particulièrement sévères sur le niveau de pilotage de certains de ses adversaires, qu’il juge "très faible" parmi les pilotes évoluant en fond de grille.
Ces critiques avaient été formulées après son accrochage avec Alex Albon dès le premier tour du Grand Prix des États-Unis, un incident qui avait provoqué d’importants dégâts sur son Aston Martin.
Avant le Grand Prix du Mexique, Alonso a été invité à revenir sur ses propos, notamment sur le nombre de pilotes qu’il visait réellement. L’Espagnol a refusé de donner des noms, tout en laissant entendre que les réactions de certains étaient suffisamment révélatrices.
"J’ai vu certains articles essayer d’identifier huit ou sept pilotes, je ne sais pas s’il s’agit du tiers de la grille ! Moi, je ne donne pas de nombre précis. Mais je pense que nous savons tous de qui nous parlons et lesquels se sont sentis visés par ce commentaire. Donc cela veut tout dire. Je pense toujours la même chose."
Revenant sur l’accrochage d’Austin, Alonso a estimé que la manœuvre d’Alex Albon constituait une erreur inutile. Le pilote Aston Martin peine notamment à comprendre quelle occasion de dépassement le Thaïlandais pensait pouvoir saisir à cet instant.
Mais l’Espagnol a tenu à souligner que ses critiques dépassaient largement cet incident particulier. Contraint de se battre régulièrement dans le peloton cette saison, il affirme avoir observé de nombreuses situations comparables depuis son cockpit.
"C’était une erreur qui n’était pas nécessaire, et c’est quelque chose que j’ai encore du mal à comprendre : quelle opportunité Alex pensait-il avoir vue à ce moment-là ? Mais il n’y a pas qu’Austin. Vous savez, malheureusement, j’ai passé toute la saison dans cette partie du peloton. Donc je vois des choses depuis ma voiture que je ne peux pas raconter."
Des erreurs inutiles qui coûtent cher aux équipes
Interrogé sur une éventuelle dégradation du niveau de pilotage en Formule 1 au fil des années, Alonso a toutefois nuancé son analyse. Selon lui, la situation n’est pas fondamentalement différente de ce qu’elle était auparavant.
Il reconnaît également que les pilotes évoluant en fond de grille doivent composer avec des monoplaces plus difficiles à piloter.
"C’est pareil. C’est la même chose au fil des années. Évidemment, quand vous êtes en fond de grille, les voitures sont difficiles à piloter, vous savez, plus difficiles à piloter. Elles ont moins d’adhérence. Donc les erreurs arrivent plus souvent parce que vous n’évoluez pas dans un environnement que vous maîtrisez complètement."
Cette explication ne suffit cependant pas à justifier, à ses yeux, la multiplication des contacts et des dégâts, particulièrement dans les premiers tours des Grands Prix.
Alonso a également glissé une remarque sarcastique concernant le plafond budgétaire, soulignant que les accrochages répétés imposent des dépenses supplémentaires aux écuries concernées.
"Je trouve que tous ces incidents au premier tour, tous ces contacts, tous ces ailerons avant qui volent dans tous les sens, toutes ces choses-là sont inutiles, vous savez, surtout quand vous ne vous battez pour rien en fond de grille et qu’il y a aussi le plafond budgétaire qui vient s’ajouter à ce problème. Mais bon, si leurs équipes sont satisfaites de dépenser leur budget plafonné à réparer des pièces cassées à chaque course, alors tant mieux pour elles."
Alonso a également été interrogé sur la question de savoir si, selon lui, les commissaires sportifs devraient faire preuve d’une plus grande fermeté face aux incidents survenant plus loin dans le classement. Il a toutefois suggéré que la responsabilité incombait à d’autres acteurs.
"Ce n’est pas leur rôle [celui des commissaires], sauf en cas de situation manifestement dangereuse. Cela ne relève donc pas de leurs attributions."
"Tout dépend des ambitions que ces pilotes nourrissent pour l’avenir : s’ils souhaitent rester en Formule 1 sur le long terme, s’ils espèrent obtenir une opportunité au sein d’une écurie plus importante, ou bien s’ils se satisfont de provoquer des accidents."
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