Formule 1

Alfa Romeo va opérer au plafond budgétaire après des investissements conséquents

Vasseur fait le point sur la situation de son équipe

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Par Alexandre C.

6 octobre 2021 - 11:04
Alfa Romeo va opérer au plafond (...)

Si les écuries de pointe comme Ferrari, Red Bull ou Mercedes ont fort à faire pour entrer dans les clous des budgets plafonnés en Formule 1, soit 140 millions de dollars, des équipes n’y sont pas encore : comme Haas F1 ou Alfa Romeo.

Cependant Valtteri Bottas peut être rassuré : sa future équipe va augmenter prochainement son budget pour parvenir au plafond.

Sans donner d’indication précise sur le budget d’Hinwil aujourd’hui, Frédéric Vasseur, le directeur d’écurie, a assuré faire « de bons pas en avant sur le budget. »

« Nous étions bien en-dessous du budget plafond et nous serons au budget plafond l’an prochain. »

Est-ce dû aux 30 millions supposés qu’apporterait Guanyu Zhou en cas de signature ? On ne le sait pas pour le moment.

Frédéric Vasseur préfère replacer la progression d’Alfa Romeo sur le plan budgétaire dans un horizon de temps plus large.

« Nous avons fait un énorme pas en avant lorsque j’ai rejoint l’équipe, nous étions quelque chose comme 260 personnes - nous sommes 520 ou 530 aujourd’hui.

« Au cours des trois ou quatre dernières années, nous avons dû travailler avec quelque chose comme 300 personnes, y compris le roulement [le personnel qui part]. »

« Nous devons maintenant procéder à quelques ajustements dans l’organisation, car je veux rester à peu près à ce niveau. »

« Nous avons dû rafraîchir complètement l’usine. L’investissement de mes actionnaires a été très important car la base était bonne, du moins en ce qui concerne l’usine, mais nous devions faire un grand pas en avant et nous l’avons fait. »

En l’occurrence la prolongation du contrat liant Sauber à Alfa Romeo semble avoir joué un grand rôle, pour asseoir la crédibilité du projet d’Hinwil et aussi pour attirer un vice-champion du monde comme Valtteri Bottas.

« C’est un énorme coup de pouce en termes de motivation, en termes d’attractivité pour les autres sponsors et pour les pilotes. Sans cela, tout le reste aurait été difficile à mettre en place. »

Les négociations ont-elles été périlleuses avec le constructeur italien selon Frédéric Vasseur ?

« Avec Alfa Romeo, c’était un peu entre leurs mains car il y avait la fusion entre PSA et FCA. »

« On a eu six mois un peu flous. Mais la nouvelle direction d’Alfa Romeo a mis une nouvelle dynamique dans l’entreprise parce qu’ils sont convaincus qu’ils doivent investir dans le côté iconique de la marque Alfa Romeo et il est important pour l’avenir qu’Alfa Romeo soit liée au sport automobile et à la F1. »

« Ils veulent aller dans cette direction et reconstruire quelque chose. Ils étaient en place depuis le début de l’année et nous avons signé l’accord en juin. Mais la négociation n’a pas été très longue, ils étaient convaincus qu’ils devaient faire quelque chose. Nous avons dû les convaincre que nous ferions un meilleur travail à l’avenir. Parce que pour sûr Alfa Romeo aussi... ils ne veulent pas être en difficulté. »

« Cela signifie qu’il était important d’expliquer exactement où nous en sommes, le choix que nous avons fait, les options que nous avons. »

Quid de 2022 ?

Alors à quel point Alfa Romeo sera-t-elle compétitive l’an prochain pour le nouveau règlement aérodynamique ? Comme toutes les équipes, Hinwil ne le sait pas encore : seule la vérité de la piste comptera au premier Grand Prix l’an prochain...

« Ce qui est un peu étrange, c’est que chaque semaine, j’ai une réunion avec les gars de l’aérodynamique et nous faisons un bon pas en avant chaque semaine - mais nous sommes encore très aveugles à ce sujet. »

« Nous sommes "là" mais nous ne savons pas si les autres sont "là" ou "là" ! D’une certaine manière, c’est excitant, car nous devons d’abord avoir une grande confiance en nous pour travailler sur notre projet. »

« C’est un beau défi, je dirais que c’est encore mieux que lorsque vous avez l’évolution de la voiture l’année précédente, vous savez que vous étiez 20 points derrière les autres et vous devez essayer de les rattraper. »

« C’est clair que chacun dit que son propre projet est bon. Parce que si ce n’est pas le cas, si vous avez commencé un an avant et que vous savez que ça ne marchera pas, c’est un désastre. »

« Mais c’est le bon côté de la compétition, de construire quelque chose très tôt, d’essayer de tout mettre ensemble. Nous avons fait de bons recrutements dans l’entreprise. Vous ne savez pas si le pas en avant que nous faisons sera suffisant, mais je suis convaincu qu’il pourrait l’être. »

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