A 2 dixièmes de la pole, Leclerc se sent pénalisé par l’ancien moteur Ferrari

Une raison derrière son écart de performance en qualification ?

A 2 dixièmes de la pole, Leclerc se sent pénalisé par l’ancien moteur Ferrari
Auteur : Franck Drui
13 septembre 2026 - 08:19

Charles Leclerc a identifié un élément technique majeur pour expliquer sa cinquième place sur la grille du Grand Prix d’Espagne à Madrid. Alors qu’il semblait être le principal adversaire des Mercedes dans la lutte pour la pole position après les trois séances d’essais libres, le Monégasque a vu l’écart se creuser en qualifications. Contraint d’utiliser une ancienne spécification de l’unité de puissance Ferrari après son accident de Monza, il estime notamment ne pas avoir pu bénéficier du gain de performance dont ont profité plusieurs de ses rivaux.

Le pilote Ferrari avait affiché une excellente compétitivité tout au long des trois séances d’essais libres sur le circuit de Madring. Il apparaissait ainsi comme le principal concurrent des Mercedes dans la bataille pour la première place.

Mais cette hiérarchie ne s’est pas confirmée en qualifications. Au final, c’est Lando Norris, avec une McLaren dotée d’un moteur Mercedes qui a pris la pole devant Antonelli, Verstappen et Hamilton. Leclerc s’est finalement contenté de la cinquième position, tandis que plusieurs de ses adversaires ont semblé franchir un cap en utilisant des unités de puissance plus récentes.

Le Monégasque, lui, a été contraint de rester avec l’ancienne spécification ADUO 1 de Ferrari. Cette situation est directement liée à son lourd accident survenu lors du Grand Prix d’Italie le week-end précédent.

Ferrari n’avait pas souhaité engager immédiatement l’ADUO 2 sur la monoplace de Leclerc après l’accident de Monza, l’équipe n’ayant pas disposé du temps nécessaire pour effectuer des contrôles suffisamment approfondis afin de déterminer précisément l’état de l’unité de puissance impliquée. La Scuderia a donc préféré revenir à une version plus ancienne.

"Je pense que la plupart des pilotes ont installé une nouvelle unité de puissance, ou une spécification plus récente, en qualification, alors que j’avais en quelque sorte la même spécification qu’avant Monza," a expliqué Leclerc.

"Et c’est évidemment de ma faute après la semaine dernière. Donc peut-être que je n’ai pas franchi le cap que les autres ont franchi de ce côté-là. Cela dit, je pense que le tour était plutôt propre."

Leclerc ne considère donc pas avoir particulièrement raté son tour de qualifications. Avec un retard de seulement 0"195 sur la pole position, il estime plutôt que la principale faiblesse est apparue dans le premier secteur, le plus rapide.

Le pilote Ferrari doit désormais déterminer si cette perte de temps provient en grande partie du déficit de puissance lié à son ancienne unité ou si elle est due à une différence de performance dans les virages.

"C’était davantage le premier secteur de mon côté," a-t-il expliqué. "J’ai perdu, je pense, quatre dixièmes dans le premier secteur sur mon tour rapide, donc nous devons examiner cela."

"Mes tours de sortie n’étaient pas idéaux, mais quatre dixièmes, c’est beaucoup. Donc, je ne sais vraiment pas ce qui s’est passé là-bas. Il y a certainement beaucoup de lignes droites dans la première partie du circuit, mais je doute que nous perdions quatre dixièmes uniquement dans ces lignes droites."

Ferrari poursuit justement les vérifications sur l’unité de puissance endommagée lors de l’accident de Monza. Le moteur concerné est actuellement examiné à Maranello afin que la Scuderia puisse déterminer plus précisément s’il existe un risque à le remettre en service.

Les premiers éléments seraient encourageants, les informations disponibles laissant entendre que le diagnostic initial est positif. Ferrari ne donnera toutefois son feu vert définitif qu’avant le prochain Grand Prix, en Azerbaïdjan.

Cette incertitude empêche pour l’instant Leclerc de savoir s’il devra utiliser une nouvelle unité de puissance supplémentaire plus tard dans la saison. Une telle situation pourrait avoir des conséquences importantes puisque le recours à un moteur supplémentaire au-delà du nombre autorisé entraînerait une pénalité sur la grille.

L’enjeu est d’autant plus important que l’unité de puissance Ferrari ADUO 2 introduite au GP d’Italie apporte un gain de performance d’environ 15 chevaux grâce notamment à un turbocompresseur amélioré.

"Pour l’instant, nous ne le savons pas encore," a reconnu Leclerc. "Il y a quelques contrôles que nous devons effectuer. Donc oui, nous ne sommes pas encore sûrs à 100 %."


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