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Stéphane Sarrazin : J’espère que le Dr Ullrich a tremblé

"C’est génial d’en être arrivé là dès les débuts de l’auto"

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19 juin 2012 - 08:04
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« C’est énorme car on a pu se battre contre Audi » commence par nous dire Stéphane Sarrazin dimanche en début d’après-midi. Certes, sa Toyota TS030 HYBRID n’a pas vu l’arrivée suite à la grosse sortie de piste (bien malgré lui) d’Anthony Davidson, mais l’équipage de la #8 (tout comme la #7) n’a pas rechigné à la tâche.

L’Alésien poursuit : « Nous savons tous que les accidents font partie de la course, mais quand même... Anthony va bien et c’est le principal. Pour ce qui est de l’auto, elle était performante et il va maintenant falloir travailler sur les autres points pour qu’elle tienne 24 heures. Ce n’est que la première année du programme Toyota. C’est génial d’en être arrivé là dès les débuts en compétition de l’auto. J’espère que le Dr Ullrich a tremblé. »

Stéphane était l’invité de dernière minute au sein du Toyota Racing : « Tout se passe pour le mieux dans l’équipe. Je ne sais pas de quoi sera fait mon futur au sein du team, mais je me suis fait plaisir sachant que j’avais tout de même un peu de pression vu mon arrivée tardive dans le programme. »

On sait que Stéphane Sarrazin est l’homme des départs tonitruants et c’est bien lui qui s’est chargé de partir samedi à 15 heures : « J’ai pris un départ très prudent en faisant attention. Les Audi sont parties très vite, un peu comme un restart après une période de neutralisation. Je me suis retrouvé à 20 mètres de la deuxième Audi, ce qui n’est pas normal. Chacun n’a pas gardé sa position initiale et il aurait été plus judicieux de faire un nouveau tour de formation. J’étais pourtant bien placé pour faire un bel envol. »

« Nous sommes partis à notre rythme, mais l’accident d’Anthony nous a tous choqué. Ce sont des images que l’on ne voudrait jamais voir, » poursuit le pilote Toyota. « La Ferrari était loin de lui et à aucun moment Anthony ne pouvait imaginer que le pilote de la GT allait donner un coup de volant aussi brutal. Pourquoi, alors qu’il est sur la ligne extérieure... »

La cohabitation protos/GT est toujours aussi compliquée, mais Stéphane a une solution qui a le mérite d’être étudiée : « On pourrait comme au Dakar, c’est-à-dire mettre un bip lorsqu’une LMP1 arrive sur une GT bien plus lente. Il faut voir cela avec les organisateurs. Si le bip est à environ 20 mètres, cela donne une alerte au pilote. L’idée est à soumettre à l’ACO. Il faut plus de sensibilisation sur le sujet. Pourtant le briefing pilotes a été très clair. La Ferrari était tellement décalée que son pilote a fait comme s’il n’y avait personne derrière en se rabattant trop brusquement. »

Stéphane Sarrazin va maintenant retrouver le baquet de la HPD ARX-03b du Starworks Motorsport en Championnat du Monde d’Endurance.

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