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24h du Mans 2011 : L’abécédaire, de F à L...

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16 juin 2011 - 15:02
24h du Mans 2011 : L’abécédaire, de F (...)

Nous vous proposons aujourd’hui la suite de notre abécédaire de l’édition 2011 des 24 Heures du Mans, avec les lettres de F à L.

F comme Fässler

Marcel Fässler est devenu le premier pilote suisse à remporter les 24 Heures du Mans. Il étoffe ainsi son palmarès, dejà bien fourni : Champion de GT Open, victoire aux 24 Heures de Spa, des victoires en DTM, en FIA GT, des podiums en Le Mans Series et en ALMS (dont une 2ème place en GT1 dans les 12 Heures de Sebring). Après sa deuxième place des 24 Heures du Mans, Marcel Fässler décroche la victoire qui lui manquait pour être reconnu à sa juste valeur.

F comme Flying Lizard Motorsports

Le team californien a à nouveau créé la sensation lors des Vérifications Techniques en dévoilant les livrées de ses deux Porsche, livrées conçues par le designer américain Troy Lee. Pour la première fois, les Lizards alignaient deux voitures, mais la réussite n’a pas été au rendez-vous. En GTE Pro, la Porsche n°80 ne put jamais se mêler vraiment à la lutte pour la première place. Une crevaison de Jörg Bergmeister en début de course fit perdre le contact, puis dans la matinée, alors que la Porsche était remontée en quatrième position, Patrick Long dut ramener la Porsche au stand, avec des problèmes d’injecteur qui coûtèrent plusieurs places à la voiture. En GTE Am, la Porsche n°81 avait longtemps été en tête de la catégorie, avant de perdre cette première place à la suite d’une crevaison. Alors qu’il était à la deuxième place et que la victoire était encore envisageable, Spencer Pumpelly était contraint à l’abandon sur le circuit lors de la dix-huitième heure de course, en panne de transmission.

F comme Français

Si aucune marque française ne figurera au palmarès de l’édition 2011, les pilotes français se sont distingués. Quatre d’entre eux ont décroché les honneurs : Benoît Tréluyer vainqueur au classement général, Olivier Lombard, le plus jeune français au départ, vainqueur en LMP2 sur la Zytek du Greaves Motorsports, et Julien Canal et Patrick Bornhauser, vainqueurs en GTE Am avec la Corvette C6 ZR1 de larbre Compétition.

Par ailleurs, les quatre meilleurs chronos des essais qualificatifs ont été réalisés par des pilotes français : Benoît Tréluyer devançant Romain Dumas, Simon Pagenaud et Stéphane Sarrazin !

G comme Greaves Motorsports

Après la victoire en Le Mans Series dans les 1000 Km du Castelllet ; le team britannique a fait encore mieux en décrochant la victoire en LMP2. Cette victoire ne doit rien au hasard, car la Zytek Nissan a occupé les avant-postes tout au long de la course, faisant une course régulière et rapide, avec une seule petite frayeur suite à une petite figure de Kimber-Smith en fin de course. L’équipe s’était bien rodée pendant l’intersaison dans les Winter Series sur le Paul-Ricard. Le travail a porté ses fruits. Le package Zytek-Nissan-Dunlop a bien fonctionné. Karim Ojjeh décroche sa première grande victoire internationale, Tom Kimber-Smith son deuxième succès de catégorie au Mans et le rookie Olivier Lombard s’impose dès sa première participation.

H comme Hope Racing

Ou encore H comme Hybride... La Confédération helvétique a été à l’honneur ce week-end au Mans : en plus de Marcel Fässler, vainqueur au général, de Gabriele Gardel, vainqueur en GTE Am et de Rebellion Racing, honorifique meilleur team essence en LMP1, une équipe suisse a été la première à aligner une voiture hybride dans la course mancelle. Le Hope Racing a réussi à faire homologuer son Oreca 01 en tant qu’hybride par l’ACO et les chronos de qualifications ont été honnêtes. Un début d’incendie a mis fin à la course de la voiture, mais elle est rentrée dans l’histoire des 24 Heures et nous attendrons ses prochaines prestations avec curiosité. Malgré des moyens financiers limités, l’équipe a respecté ses engagements, et c’est déjà beaucoup. Sera-t-elle le précurseur des futurs vainqueurs ? L’avenir le dira...

I comme Ickx

Vanina, pour sa septième participation aux 24 Heures du Mans, a obtenu son meilleur résultat avec la septième place de la Lola Aston Martin Kronos Racing/Marc VDS. Vanina a parfaitement tenu son rôle, avec notamment des relais de nuit de grande qualité ponctués par des chronos réguliers et constants.

J comme Japon

Pas de voitures japonaises en course cette année, mais la présence nippon se faisait sentir. Tout le monde avait encore en mémoire les tragiques évènements qui ont frappé le Japon au mois de mars et les quatre grands constructeurs japonais, Toyota, Honda, Nissan et Mazda ont laissé leur empreinte sur l"édition 2011. Toyota équipait les Lola Coupé du Rebellion Racing, le mieux classé des protos essence, Nissan, fortement représenté dans le Village, a réussi le doublé en LMP2 avec la Zytek du Greaves Motorsports et la Oreca 03 Nissan-Signatech, Honda a pris la troisème place de cette même catégorie LMP2 grâce à la Lola Coupé du Level 5 Motorsports et on a vu en piste la Mazda 787 B victorieuse en 1991, pilotée par Patrick Dempsey et Johnny Herbert, un des vainqueurs de 1991, Patrick Dempsey annonçant de plus son intention de revenir au Mans en 2012 avec des LMP2 propulsées par un moteur Mazda. Affaire à suivre...

K comme Kristensen

L’octuple vainqueur des 24 Heures du Mans, qui avait réalisé le meilleur chrono lors de la Journée Test, n’aura pas pris le volant en course - pas plus que Dindo Capello - à la suite de l’accident de Allan McNish. Une neuvième victoire en 2012 ?

K comme Kronos Racing

Dernier invité au festin manceau à la suite du forfait du Highcroft Racing, le team belge, associé à son voisin le Marc VDS Racing, a fait honneur à cette invitation en obtenant une très belle septième place. La Lola Aston Martin, propriété de Orbello Racing, n’avait tourné cette saison que pendant la Journée Test et peu nombreux étaient ceux qui l’auraient vu classée à un rang aussi flatteur. Peu de soucis en course, si ce n’est la perte d’une roue en début de course et un léger contact de Vanina Ickx le dimanche. De plus, en ces temps où la querelle entre wallons et flamands fait rage, l’équipage a parfaitement mis en valeur la devise de la Belgique "L’union fait la force", en étant composé d’un flamand, Bas Leinders, d’une wallonne, Vanina, et d’un bruxellois, Maxime Martin. Les politiques pourraient peut-être s’en inspirer...Maxime Martin était également le rookie le mieux classé de l’édition 2011 des 24 Heures du Mans. Espérons revoir en course cette Lola Aston Martin en course cette année...

L comme Larbre Compétition

Ou encore L comme Leconte... Le patron de Larbre Compétition, Jack Leconte, a encore une fois parfaitement maîtrisé son sujet en réalisant le doublé en catégorie GTE Am, grâce à la Corvette C6 ZR1 n°50 de Gardel/Canal/Bornhauser, vainqueurs, et à la Porsche n°50, en association avec IMSA Performance, de Belloc/Gibon/Bourret. Victorieux en 2010 en GT1 - comme Gardel et Canal - Larbe Compétition remporte un troisième succès au Mans, l’ayant emporté une première fois en 1994 avec une Porsche, et ajoute une nouvelle ligne à un palmarès déjà très fourni.

L comme Lola

La firme de Huntingdon laissera une trace honorable dans ces 24 Heures, avec la sixième place de la Lola Toyota du Rebellion racing, la septième de la Lola Aston Martin Kronos/Marc VDS et la troisème place en LMP2 de la Lola Coupé Honda du Level 5 Motorports. Au vu de la concurrence, il était difficile d’imaginer mieux.

L comme Lotterer

André Lotterer a eu le privilège de recevoir en vainqueur le drapeau à damiers. Il a su résister à la pression des Peugeot et en particulier de celle de Simon Pagenaud. Il a débuté le relais final dans des conditions difficiles, ne parvenant pas à mettre a température ses pneus sur une piste froide et piégeuse. Il a rapidement maîtrisé la situation et n’a jamais été mis en position de pouvoir être attaqué par la Peugeot n°9, faisant preuve de nerfs d’acier et terminant sa course sur un rythme proche de celui des qualifications. Il est vrai que l’allemand a quelques jolies références : Champion du Monde karting, deux fois champion de formule BMW, deux fois champion de SUPER GT, deux fois vice-champion de Formula Nippon. En trois courses au Mans, il a été trois fois à l’arrivée : 7ème en 2009 avec une Audi R10 TDI Kolles (en ayant disputé les 24 Heures à deux pilotes seulement, avec Charles Zwolsman, Karthikeyan s’étant blessé avant le départ !), 2ème en 2010 avec une Audi R15+ officielle et donc 1er cette année. Félicitations.

L comme Lotus Jetalliance

Beaucoup ont été surpris de voir à l’arrivée une Lotus Evora. Et pourtant, le trio Hirschi/Mowlem/Rossiter a terminé 22ème et 7ème en GTE Pro, dans une catégorie qui comptait 18 engagés. Le projet a démarré tardivement et la Lotus ne prétendait pas rivaliser en performances avec ses concurrents les plus huppés, comme on a pu le constater en qualifications. Les pilotes de la Lotus Evoa n°65 ont fait une course sérieuse et le team peut être satisfait de cette première expérience.

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