Yelloly n’avait plus conduit une F1 depuis 2015, il a été soufflé par celles de 2019
La corrélation entre le simulateur et la piste réelle très satisfaisante
Nick Yelloly, le pilote simulateur de Racing Point, a roulé lors des deux journées d’essais privés organisés à Barcelone, dans la foulée du dernier Grand Prix. Le Britannique de 28 ans a ainsi pu vérifier la corrélation entre le simulateur de l’écurie et la piste réelle – un point crucial dans la course au développement, alors que Racing Point prévoit d’introduire des évolutions majeures à Hockenheim.
Le pilote de China GT Series a bouclé pas moins de 194 tours en deux jours. C’était la première fois depuis 2015 qu’il conduisait une F1.
Nick Yelloly ne cache pas que reconduire une F1 lui a fait un drôle d’effet dans les premiers tours de roue…
« Les quelques premiers tours furent un peu un choc, si je suis honnête ! Je n’avais plus piloté une monoplace depuis un moment, et vous oubliez rapidement à quel point ces voitures vont vite dans ce cas. Après quelques relais cependant, je me suis ajusté assez rapidement et j’ai pu enchaîner du bon roulage. »
« Comme toujours, être un pilote de F1 pendant une semaine est une expérience assez sympathique. Le plus sympathique, c’était de sentir la vitesse de la voiture, sans aucun doute. Les F1 actuelles sont capables d’aller à des vitesses si élevées, et dans les zones de freinage, vous sentez vraiment qu’il s’agit des meilleurs voitures de sport au monde. C’était incroyable. »
Nick Yelloly n’avait pas piloté les F1 du règlement 2017, plus véloces en courbe… Ce qui n’a pas facilité son adaptation à la RP19.
« Depuis 2015, les voitures ont fait d’énormes progrès. Mon temps au tour, en 2015 à Barcelone, était 9,1 secondes plus lent que celui que j’ai signé cette année ! Cela est surtout expliqué par les niveaux d’appuis supplémentaires et la nouvelle spécification des pneus. Mais j’ai aussi pu sentir à quel point l’unité de puissance s’était développée depuis. »
En 2017, le pilote Racing Point avait aussi pu conduire la Williams de Nigel Mansell en 1992, la fameuse FW14B qui écrasa tout sur son passage… Peut-il tenter une comparaison par rapport aux F1 actuelles ?
« Les F1 aujourd’hui sont juste bien plus sophistiquées. Vous devez jongler avec tous les changements de réglages, et aussi piloter la voiture à la limite, ce qui est un vrai défi. Le bruit de la FW14B, par rapport aux F1 actuelles… c’est là où je sens que ces voitures modernes ont perdu. Mais c’était un monde à part. »
Le pilote Racing Point s’est donc concentré sur la corrélation entre le simulateur et la piste réelle : les outils virtuels de l’écurie sont-ils bien au niveau ?
« Par rapport au simulateur, j’ai été surpris de voir à quel point le ressenti dans la réalité était proche du simulateur. Cela m’a définitivement aidé pour m’adapter rapidement à la voiture. »
« Nous en avons beaucoup appris lors de ces deux jours sur la piste, et nous savons désormais dans quels domaines nous pourrons franchir une autre étape sur le plan de la corrélation du simulateur. »
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