Viré par Alpine, Szafnauer veut rediriger une équipe en F1
Pas de retraite à 60 ans pour lui
Otmar Szafnauer, remercié abruptement de son poste de directeur de course chez Alpine F1 à l’été 2023, vient de passer le cap dans 60 ans. L’heure de la retraite pour le Roumano-Américain ? Sûrement pas.
Pour Planet F1, Otmar Szafnauer a ainsi confié son désir de retrouver un poste de manager à haut niveau dans les paddocks. La retraite à 60 ans, très peu pour lui.
« La F1 n’est pas derrière moi. »
« J’ai eu 60 ans l’année dernière. Je pense qu’il me reste encore cinq ou six ans avant de vouloir prendre ma retraite. Je dis souvent aux gens que, lorsque vous allez skier à 65 ans, vous skiez différemment qu’à 75 ou 85 ans. »
« Je ne veux pas manquer ces sept à dix bonnes années de loisirs. Je ne veux pas travailler jusqu’à 82 ans, mais 65 à 67 ans, dans cette fourchette, serait un bon moment pour prendre ma retraite. Je pense que 60 ans, c’est un peu trop jeune. »
Quelle équipe, quel défi pourraient attirer celui qui a déjà prouvé ses compétences en tant que directeur d’écurie, chez Force India et Racing Point ?
Une chose est sûre, Otmar Szafnauer ne reviendra pas à un poste subalterne : il voudra avoir les commandes.
« Si je peux aider une équipe avec mes connaissances et mon expérience à faire mieux qu’elle ne le fait actuellement, à progresser sur la grille, j’aimerais relever ce défi. »
« Mais il faut que ce soit au bon poste. Ma position doit me donner suffisamment d’influence sur l’ensemble de l’organisation pour faire une réelle différence. »
« Je ne veux pas travailler pour une équipe juste pour travailler pour une équipe. Je veux avoir la latitude et l’autorité nécessaires pour véritablement faire bouger les choses, et que les décisions que je prends ou auxquelles je contribue aient un impact. »
Comme en écho au manque de liberté dont il a souffert chez Alpine F1, Otmar Szafnauer rappelle son incroyable bilan chez Force India-Racing Point : engranger de nombreux points avec un budget limité.
« Chez Force India, tout ce que nous voulions faire, nous avions la liberté de le faire. Je pense que grâce à cela, et à la stabilité des cadres supérieurs, cette longévité nous a permis d’atteindre une performance bien supérieure aux ressources dont nous disposions. »
« Nous battions des équipes qui avaient deux à trois fois plus de ressources et d’employés que nous chez Force India. Nous y sommes parvenus simplement parce que nous avions de bonnes personnes qui allaient toutes dans la même direction, qui connaissaient le sport sur le bout des doigts, et à qui la direction leur permettait de donner le meilleur d’eux-mêmes. »
Otmar Szafnauer a peut-être une réputation de directeur d’écurie de milieu de grille… mais aurait-il le profil pour diriger une équipe de pointe ? Peut-il être le Frédéric Vasseur de Mercedes ou Red Bull à l’avenir ?
« J’ai passé 12 ans chez Ford Motor Company et deux ans chez General Motors – ce sont deux énormes corporations. »
« Je sais donc à quel point elles sont guidées par des processus et à quel point elles fonctionnent différemment d’une équipe de Formule 1, mais une équipe de F1 est avant tout une écurie de course. Il faut être capable de réagir vite. »
« Les grandes entreprises doivent agir comme des marines de guerre, alors que les équipes de Formule 1 doivent être plus comme des pirates. Tout ce qui fonctionne pour une grande corporation ne fonctionnera pas pour une équipe de F1. »
« Si vous appliquez les contraintes d’une grande entreprise à une écurie de F1, vous ne réussirez jamais. Les autres vous battront. Donc je pense que ma personnalité est davantage tournée vers le ‘Faisons-le’ et ‘Faites ce qu’il faut, ne vous inquiétez pas trop des processus, car nous devons ajouter cette performance à la voiture maintenant. Les processus appropriés seront mis en place après que la performance aura été intégrée à la voiture.’ »
Une 12e équipe en F1 dirigée par Otmar Szafnauer ?
Otmar Szafnauer pourrait revenir là où on ne l’attend pas : il confirme ainsi être en contact avec des investisseurs américains souhaitant devenir la 12ᵉ équipe sur la grille.
Un projet mystérieux, mis à mal par l’arrivée d’une 11ᵉ équipe, elle aussi américaine, Cadillac.
« Je travaille avec des investisseurs américains et des constructeurs automobiles pour envisager une 12ᵉ équipe à l’avenir. »
« Au moment où j’ai lancé le projet, cela devait être la 11ᵉ équipe, mais maintenant que Cadillac est là, ils ont pris cette place. »
« Donc, lorsque la procédure d’ouverture d’une 12ᵉ équipe sera lancée, j’espère pouvoir présenter un dossier solide pour que cette équipe revienne aux investisseurs qui la financent, ainsi qu’au constructeur avec lequel je travaille. »
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Alpine F1 Team
- Piquet Jr : faire confiance à Briatore a été ma plus grosse erreur
- La forme d’Alpine F1 n’est ’pas une surprise’ pour Racing Bulls
- Alpine F1 a un nouveau directeur financier, la valeur de l’équipe au centre des questions
- Alpine F1 pointée du doigt pour un traitement ’injuste’ de Doohan
- Alpine F1 a identifié le principal point faible de son A526