Villeneuve révèle ce que les équipiers de Verstappen n’ont pas été ’capables’ de faire
Il est très difficile de comprendre comment optimiser ses F1
Jacques Villeneuve a pris la défense de Red Bull face aux affirmations selon lesquelles l’écurie de Milton Keynes construirait ses voitures autour du quadruple champion du monde Max Verstappen. Le champion du monde de F1 1997 pense que le Néerlandais saisit sa chance.
Ces dernières années, Red Bull a eu du mal à trouver un coéquipier capable d’extraire de la voiture le même niveau de performance que le Néerlandais, ce qui a conduit à des accusations selon lesquelles l’équipe concevrait ses monoplaces pour s’adapter au style de pilotage de Verstappen.
"Tout le monde dit ’oh, mais la voiture est faite pour Max. Pauvre, pauvre deuxième pilote’. En réalité, non. Max travaille dessus, il rend la voiture de plus en plus performante" a déclaré Villeneuve lors de son passage dans le podcast High Performance, oubliant toutefois que Red Bull assumait une voiture difficile à piloter et tournée vers le Néerlandais.
"Si vous êtes incapable de la piloter ou de comprendre quel est le problème au cours de la saison, vous allez finir par aller de plus en plus lentement. Pas parce que vous êtes réellement plus lent, mais parce que Max va aller de plus en plus vite. C’est parce que vous êtes incapable de comprendre réellement ce qui se passe avec la voiture."
"Donc évidemment, ils vont travailler avec Max et, évidemment, la voiture deviendra inconduisible pour vous. On l’a vu avec Sergio Pérez. Chaque année, ils commençaient la saison à égalité, et puis c’était terminé. Pérez n’est pas devenu plus lent. Max est simplement allé de plus en plus vite, encore et encore."
"C’est très simple. Parce qu’il était capable de comprendre ce qui se passait réellement avec la voiture. Parfois, vous avez du sous-virage parce que l’avant est trop souple, d’autres fois parce qu’il est trop rigide. D’autres fois encore, tout dépend de ce qui se passe réellement."
"Et au milieu de tout ça, il faut ajouter le package aérodynamique. Plus vous êtes proche du sol, plus vous avez d’adhérence. Donc vous avez besoin d’une voiture très rigide. Mais une voiture rigide glisse mécaniquement."
"Il faut donc trouver ce point parfait où vous pilotez la voiture, où la voiture devient une extension de votre corps et où vous n’avez plus besoin d’y penser. Très peu de pilotes en sont capables."
Hamilton a-t-il pensé que "tout était facile" ?
Villeneuve s’est également exprimé sur la première saison de Lewis Hamilton chez Ferrari. Le Canadien a été interrogé sur l’impact que la saison décevante écoulée pourrait avoir à l’avenir et sur le fait que le Britannique va devoir se relancer.
"Ça a eu un gros impact, parce que beaucoup de championnats ont été gagnés face à un coéquipier, et il n’y avait pas de vraie bataille. Le seul vrai combat qu’il a eu, c’était contre Nico, et il l’a perdu. Maintenant, il arrive chez Ferrari et doit se remettre en mode combat, et on dirait qu’il s’est habitué aux années faciles."
"Il est difficile de relancer la machine quand on lève un peu le pied, qu’on se détend ou qu’on commence à penser que tout est facile. Une fois que vous commencez à croire que vous êtes intouchable, vous ralentissez, et c’est là que Max fait la différence."
"Même lors d’une saison où Red Bull gagne chaque course facilement, il est à fond comme s’il s’agissait de la dernière course du championnat, et comme s’il était derrière au classement à chaque fois. Quand ça devient difficile et qu’il faut se battre, il y est habitué, et je pense que cela fait une grande différence dans le processus que Lewis est en train de traverser."
Les faits sont de nouveau très vaguement respectés dans les propos de Villeneuve, puisque Hamilton a battu Rosberg en 2013, 2014 et 2015 avant de perdre en 2016. Quant aux équipiers de Verstappen, ils n’ont jamais été des pilotes au potentiel de champions du monde depuis 2018 avec Daniel Ricciardo.
Le Canadien avance aussi que les Mercedes auraient pu gagner avec n’importe quel pilote, et que la puissance moteur était le principal avantage de l’équipe. Mais en 2018, la FIA a obligé les motoristes à fournir les mêmes moteurs aux clients qu’à leur équipe d’usine, balayant un des arguments.
Toujours durant l’année 2018, Valtteri Bottas n’a pas réussi à remporter une seule course avec la Mercedes, alors que Hamilton en a gagné 11 dans la même saison, ce qui met à mal l’autre argument.
"Ses championnats n’étaient pas difficiles à aller chercher. Mercedes avait des années d’avance une fois le nouveau moteur arrivé, et chaque fois que les choses se resserraient, ils augmentaient simplement la puissance. Tout était là, prêt à l’emploi. À ce moment-là, seule une Mercedes pouvait gagner, presque avec n’importe quel pilote sur la grille."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Ferrari
- Hamilton prévient que Ferrari garde son ’déficit’ principal à Miami
- Leclerc excité par les évolutions mais relativise le bond en avant attendu
- Hamilton franchit un cap chez Ferrari selon Vasseur
- Ferrari se réjouit du ’retour en piste’ avec des évolutions après un mois de pause
- Comment Bearman a convaincu Ferrari de miser sur lui
Red Bull
- Hadjar sur les évolutions de la RB22 : un pas en avant, mais pas de podium
- ’J’aurais été idiot !’ : Verstappen réagit au départ de Lambiase
- Verstappen salue le dialogue avec la F1 sur les règles même si ’ça ne changera pas le monde’
- Les méthodes extrêmes derrière le succès de Verstappen
- Verstappen peut-il faire vaciller la F1 avec son départ ?