Verstappen raconte comment il ’se surprend’ encore parfois

Le Néerlandias pense pouvoir encore faire "des progrès"

5 février 2026 - 08:34
Verstappen raconte comment il ’se surprend’ encore parfois

Max Verstappen a expliqué comment il aborde le fait d’être devenu l’un des pilotes les plus titrés de tous les temps, et d’avoir un statut à défendre. Mais selon le quadruple champion du monde de F1, il n’y a pas de différence avec ce qu’il faisait avant, ni avec les autres pilotes.

Il détaille comment il reste sur ses gardes face à sa carrière, mais aussi face à la célébrité et à la personne médiatique qu’il est devenu, et qu’il compense avec une vie baignée dans la normalité hors des circuits.

"J’essaie simplement d’être moi-même, d’être honnête. Je n’ai pas besoin de rencontrer des personnes célèbres. Je n’ai pas besoin d’agir différemment, car je sais ce que je dois faire, c’est-à-dire performer, n’est-ce pas ? Si je ne performe pas, je pars. C’est aussi simple que cela" a déclaré le pilote Red Bull à TAG Heuer.

"Je suis entouré de très bons amis qui me permettent de garder les pieds sur terre. Il en va de même pour ma famille. Ils sont ce qu’il y a de plus important dans ma vie. Bien sûr, au fil du temps, grâce à la F1, on rencontre beaucoup de personnes importantes, des célébrités."

"Mais je ne suis pas là pour ça. Je l’accepte simplement. Je fais ce que j’ai à faire, puis je rentre chez moi. C’est pourquoi j’essaie de mener une vie très simple, sans extravagance. J’essaie simplement de mener une vie normale en dehors de la Formule 1."

De même, le Néerlandais refuse de penser qu’il a tout réussi dans sa carrière : "Il est toujours difficile de se dire que l’on a tout compris, car on ne sait jamais vraiment comment va évoluer sa carrière. Bien sûr, j’ai eu la chance de déjà remporter beaucoup de victoires."

"Donc, comme je l’ai dit à l’époque, si d’autres victoires viennent s’ajouter, tant mieux, je les prendrai, mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. Je suis donc quelqu’un d’assez détendu. Nous verrons bien ce qui se passera."

Verstappen ne sait pas encore quel héritage il laissera en Formule 1 et quelle sera l’image qu’aura sa carrière une fois qu’il aura quitté le sport automobile professionnel, mais il sait qu’il a déjà accompli de nombreuses belles choses.

"C’est une bonne question. Dans 20 ou 30 ans, je n’en ai aucune idée. Je ne sais même pas exactement ce que je ferai à ce moment-là. Mais ces quatre titres resteront. Ça, c’est certain. Personne ne pourra me les enlever. La course automobile et le plaisir qu’elle procure occuperont toujours une place importante dans ma vie."

"En tant que pilote de course néerlandais, j’espère que même lorsque j’arrêterai, de nouveaux talents émergeront. J’espère également que le sport automobile national restera vivant, qu’il stimulera la population locale et qu’elle tombera elle aussi amoureuse de la course automobile."

"Parfois, je me surprends encore moi-même. À la fin d’une course, je me dis ’bon, c’était plutôt bien’. Et j’ai toujours envie de performer, j’ai toujours cette soif de victoire. J’espère donc que les cinq prochaines années m’apporteront encore beaucoup de progrès. Mais cela dépend de beaucoup de choses, qui doivent toutes se mettre en place."

Verstappen a souvent dit qu’il était là pour gagner uniquement, et c’est un mantra qui reste pour lui : "Pour être honnête, cette phrase me semble naturelle, car depuis que je suis tout petit, c’est ce sur quoi j’ai travaillé avec mon père, et ma mère aussi."

"Elle faisait de la course à l’époque, et au fil des années, quand on travaille pour atteindre son objectif, on discute beaucoup, au point que mon père me disait parfois de me taire. Je posais trop de questions. Mais il s’agissait toujours d’apprendre de l’expérience de mon père en course automobile et en Formule 1, et d’essayer d’être meilleur et plus rapide."

"Je dirais que dès l’âge de sept ans, c’était en quelque sorte mon objectif, à force d’en discuter autant et grâce à mon père qui me préparait bien sûr à cela. Une fois que j’y suis arrivé, rien ne m’a vraiment semblé insurmontable et je pense que cela m’a beaucoup aidé."

"Une fois que je suis arrivé en F1, le plus dur était déjà fait. Il s’agissait plutôt de mettre en pratique ce que j’avais appris au fil des ans et d’essayer d’en faire un succès. Pour moi, avant tout, j’adore la course automobile. C’est mon hobby, après tout, ma passion, c’est la façon dont j’ai grandi."

Interrogé sur ses passions hors des circuits, Verstappen explique qu’il adore aider de jeunes pilotes à passer de la course auto virtuelle aux circuits. Et plus globalement, il révèle adorer tout ce qui touche au sport auto.

"La course ! Mais pas seulement la course, pas nécessairement pour moi-même, mais par exemple, bien sûr, l’un de mes objectifs est de faire passer un pilote de simulateur dans le monde réel. Cela s’est déjà produit cette année et il se débrouille très bien. Je veux simplement développer ce projet car c’est vraiment quelque chose qui me plaît beaucoup."

"Et vous savez, en dehors de la Formule 1, pour l’avenir aussi, parce que j’aime être en F1 en tant que pilote, je ne pense pas que je reviendrai un jour en F1 dans un rôle de direction, disons, mais dans une catégorie différente, plus proche de l’endurance, oui, je vois cela arriver."

"Et créer cette opportunité pour les jeunes pilotes qui n’ont pas les moyens ou les possibilités de monter dans une vraie voiture de course, pour essayer de stimuler cela à partir du monde des simulateurs également."

Selon lui, sa plus grande force est de savoir rouler à 85 %, et pas être tout le temps à 100 %, ce qui selon lui est contre-productif : "Ça devrait être l’objectif, on ne devrait pas rouler à 100 %. C’est quelque chose que j’ai beaucoup travaillé avec mon père pendant mes années de karting pour avoir cette capacité supplémentaire."

"Beaucoup de pilotes peuvent être très rapides, très bons, mais ils roulent à pleine capacité pour y arriver. Et je pense que les très très bons pilotes conduisent aussi vite ou un peu plus vite, tout en ayant cette capacité supplémentaire."

"Et c’est quelque chose qui, même dans le cadre d’une course amicale, fait toute la différence. Je regarde beaucoup la télévision pour repérer les écarts ou autres, mais en même temps, performer sous pression, être là au bon moment, c’est très difficile à enseigner."


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