Verstappen provoque une révolution majeure dans l’accès à la Nordschleife
Le sim racing officiellement reconnu pour les licences
L’éblouissante première de Max Verstappen sur la Nordschleife en septembre dernier n’aura pas été sans conséquence. Bien au-delà de la victoire en catégorie GT3 qu’il a scellée aux côtés de Chris Lulham, la performance du quadruple champion du monde de F1 a convaincu la fédération allemande de sport automobile (DMSB) et l’organisateur du championnat VLN que la préparation virtuelle possède une valeur authentique pour l’accès aux circuits réels.
Conséquence directe de cette démonstration de maturité et de vitesse : l’Allemagne, pionnière dans la reconnaissance du sim racing, vient de signer un changement majeur en autorisant, pour la première fois dans le sport automobile international, la prise en compte des courses virtuelles pour l’obtention des permis de circuit officiels.
Désormais, les pilotes cherchant à obtenir le Permis DPN B crucial, nécessaire pour concourir sur le très exigeant tracé du Nürburgring, peuvent choisir parmi trois parcours distincts :
— Compléter le cours standard habituel,
— terminer deux courses RCN avec changement de pilote (ou une en solo),
— ou combiner une course RCN avec trois manches hivernales sans pénalité de la Digital Nürburgring Langstrecken-Serie (DNLS).
Christian Vormann, directeur sportif du VLN, a justifié cette décision historique en citant l’évolution du sport automobile.
"Depuis le lancement du DNLS en 2020, nous savons que le sim racing est bien plus qu’un simple divertissement décontracté. Il reproduit la réalité de manière très précise," a déclaré Vormann.
"La participation de Verstappen a montré à quel point la préparation virtuelle peut être cruciale, en particulier sur l’exigeante Nordschleife. Son secret, c’est le sim racing."
Le pilote Red Bull Racing avait en effet accumulé d’innombrables tours sur le mythique "Enfer Vert" via iRacing, participant notamment aux épreuves du DNLS, avant de faire ses débuts réussis dans le monde réel au volant de la Ferrari 296 GT3 de l’équipe Emil Frey, aux côtés de Chris Lulham.
Cette reconnaissance sans précédent de la course virtuelle comme un entraînement légitime marque un tournant. Elle reflète le sérieux avec lequel les autorités allemandes du sport automobile considèrent désormais le sim racing, une discipline officiellement reconnue comme sport automobile depuis 2018 outre-Rhin.
Robin Strycek, coordinateur pour le sport au sein du DMSB, a souligné l’importance de cette avancée.
"Les nouvelles réglementations du Permis B renforcent davantage le lien entre le sport automobile réel et le sport automobile digital."
Cet exploit et ses répercussions ne sont peut-être qu’un début pour le Néerlandais. Max Verstappen a depuis clairement fait part de son désir de participer aux 24 Heures du Nürburgring dans un avenir proche, et pourquoi pas dès 2026 puisque le calendrier de la F1 le permettra.
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