Verstappen, l’homme qui a réveillé la passion pour le Nürburgring
Ses apparitions en GT3 ont déclenché une vague d’intérêt folle
Max Verstappen n’a pas seulement bouleversé la Formule 1 cette saison par ses performances et ses records. Le quadruple champion du monde s’est également illustré loin des paddocks traditionnels, en s’offrant une incursion remarquée dans l’univers du GT3 sur l’exigeant Nürburgring Nordschleife.
En septembre, le Néerlandais a effectué ses débuts en compétition GT sur la mythique boucle allemande lors d’une course d’endurance NLS de quatre heures. Associé à Chris Lulham, Verstappen s’est immédiatement imposé, laissant une empreinte telle que son passage a provoqué des changements bien au-delà du simple résultat sportif.
À la suite de sa performance, il a en effet été annoncé que les règles d’obtention des licences nécessaires pour courir en NLS avaient été assouplies. Mais l’effet Verstappen ne s’est pas arrêté là : il a aussi déclenché une véritable forme de frénésie autour du Nürburgring.
Pilote lui-même et personnalité bien connue d’internet, Misha Charoudin - qui avait révélé sur les réseaux sociaux que Verstappen avait signé un nouveau record officieux du tracé sous le pseudonyme de Franz Hermann - est convaincu que l’impact ira encore plus loin en 2026.
"Un milliard de pour cent, c’est sûr," affirme-t-il dans le podcast Road to Success.
"Je le vois déjà dans les données auxquelles j’ai accès aujourd’hui."
Charoudin explique s’appuyer sur son ancrage local pour mesurer l’ampleur du phénomène.
"J’ai de très bons contacts dans cette région, notamment grâce à mes propres activités et à ce que j’entends autour de moi. On le voit déjà, par exemple, dans les livestreams."
"Quand Max a disputé sa course là-bas, le livestream du week-end a été regardé environ trente fois plus que d’habitude ! L’audience était trente fois plus importante. Et cette course n’avait même pas été particulièrement mise en avant à l’avance. Les gens savaient qu’il venait courir, et ça s’arrêtait là."
Ces chiffres soulèvent une question évidente : que se passerait-il si Verstappen décidait de s’impliquer davantage et régulièrement au Nürburgring ?
"S’il s’investissait vraiment, et que les gens se mettaient aussi à suivre activement... À chaque fois qu’il vient au Nürburgring, le nombre de spectateurs en ligne ou sur place augmente considérablement," poursuit Charoudin.
L’influence du pilote Red Bull dépasse même le cercle habituel des passionnés d’endurance.
"Dans beaucoup de cas, ces personnes découvrent seulement maintenant que le Nürburgring existe, ou qu’il existe encore, et qu’on peut y voir Max Verstappen courir."
"On peut même réserver un hôtel juste pour aller le voir courir. Et après le passage de Verstappen, on peut ensuite rouler soi-même avec sa propre voiture lors des sessions publiques !"
Pour Charoudin, cette dynamique est déjà bien engagée et ne fera que s’amplifier :
"Ça s’est produit déjà en 2025. Et cela se produira aussi en 2026, car le nombre de réservations chez les loueurs de voitures, dans les hôtels, ainsi que chez les équipes qui tiennent des hospitalités pendant les courses NLS ou les 24 Heures explose littéralement."
"Les gens prennent soudain conscience qu’un endroit comme celui-ci existe et qu’il est possible d’y voir Verstappen."
Tout au long de l’année, Verstappen a multiplié les apparitions marquantes sur la Nordschleife, que ce soit sous son propre nom ou sous celui de Franz Hermann. Les connaisseurs les plus aguerris n’ont pas caché leur admiration, à commencer par Charoudin, premier à évoquer publiquement un record officieux signé par le champion de F1.
"Il arrive. Il signe un record du circuit avec un plein de carburant ET du trafic. Refuse de s’inscrire à quoi que ce soit. Puis repart," avait-il écrit sur les réseaux sociaux à l’époque.
Peu après, Verstappen est revenu au Nürburgring afin d’obtenir la licence lui permettant de participer officiellement aux courses NLS ou aux 24 Heures. Une démarche effectuée au volant d’une Porsche Cayman GT4 volontairement bridée en puissance.
Un choix qui a suscité de nombreuses critiques, mais pas chez l’intéressé.
"Le plus cool dans tout ça, c’est qu’il n’en a pas fait toute une histoire," poursuit Charoudin dans le podcast.
"Il n’a pas dit : ’Vous savez qui je suis ? Je n’ai pas besoin de conduire une voiture lente’. Au contraire, Verstappen a pleinement accepté le cadre réglementaire. Il a dit très clairement : ’Les règles sont les règles, et tout le monde doit les respecter’."
"C’était important qu’il le fasse, parce qu’il a pu ressentir les différences de vitesse entre une Cayman lente et une GT3 quand il se fait dépasser."
"La prochaine fois qu’il pilotera une GT3, il saura que la voiture devant lui ne le voit probablement pas, parce que lorsqu’il regarde dans le rétroviseur, elle n’est pas là... puis elle est soudainement dans le virage."
"Ça lui montre simplement ce que l’on ressent quand on est dans le trafic lent, quand on est celui qui va arriver beaucoup plus vite."
Charoudin conclut avec une appréciation personnelle et montre son admiration pour l’attitude de Verstappen.
"C’est mon opinion, mais je pense que c’est important. Et c’était vraiment cool qu’il dise : ’Les règles sont les règles, et je dois les suivre’. Il n’y a pas eu de passe-droit demandé ou quoi que ce soit."
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