Russell n’a ’jamais douté’ de la capacité de Mercedes F1 à jouer à nouveau les titres
Le Britannique bénéficie enfin d’une monoplace au sommet
George Russell est convaincu d’avoir enfin entre les mains une monoplace capable de viser les sommets tout en refusant de s’enflammer trop vite.
Le Britannique n’a jamais caché sa confiance envers son écurie, Mercedes F1, même lors des années plus difficiles. Aujourd’hui, cette patience semble enfin récompensée : la W17 apparaît comme la référence du plateau en ce début de nouveau cycle réglementaire.
Après trois week-ends de course, Mercedes compte déjà 45 points d’avance sur Ferrari au championnat constructeurs, tandis que Russell pointe à la deuxième place du classement pilotes. Vainqueur de la manche d’ouverture, il a ensuite dû s’incliner face à son coéquipier Kimi Antonelli, vainqueur en Chine puis au Japon.
Malgré cette dynamique interne, Russell reste considéré comme le candidat naturel au titre mondial de l’équipe, notamment grâce à une expérience bien supérieure à celle du jeune Italien. Fort de sept saisons en Formule 1, il entre désormais dans ce qui est souvent perçu comme les années de maturité pour un pilote, là où Antonelli entame seulement sa deuxième campagne.
Surtout, c’est la première fois depuis son arrivée chez Mercedes fin 2021, en provenance de Williams, que Russell dispose d’une voiture clairement au-dessus du lot.
Lorsque Russell rejoint Mercedes, l’équipe sort alors d’une ère de domination quasi ininterrompue entre 2014 et 2021. Mais son arrivée coïncide avec le changement réglementaire majeur de 2022 et l’introduction de l’effet de sol, un virage que Mercedes négocie mal.
Relégué derrière Red Bull et une Ferrari très compétitive, Russell doit se contenter de résultats plus modestes, même s’il parvient à décrocher sa première victoire en Grand Prix cette année-là, au terme d’une prestation remarquable au Brésil. Il termine la saison à une solide quatrième place, agrémentée de plusieurs podiums.
Les saisons suivantes sont plus compliquées : aucune victoire en 2023 dans un championnat largement dominé par Red Bull, une huitième place finale cette année-là, puis une sixième en 2024 et à nouveau une quatrième en 2025. Quatre saisons durant lesquelles Russell n’a jamais réellement disposé de l’outil pour jouer le titre.
Une situation qui semble aujourd’hui révolue. La force de la W17 repose autant sur son groupe propulseur que sur son châssis, comme l’explique Russell.
"Sans aucun doute, le moteur est exceptionnel, mais il y a trois autres équipes qui ont le même moteur, et nous sommes clairement beaucoup plus rapides qu’elles," lance-t-il, en référence à McLaren, Alpine et Williams.
"Donc le châssis est forcément très bon, tout comme l’ensemble du package. Je pense qu’un très bon travail a été fait, avec une excellente synergie, notamment sur la gestion de l’énergie, qui est extrêmement difficile actuellement."
Malgré les difficultés rencontrées depuis 2022, Russell assure n’avoir jamais douté de la capacité de son équipe à revenir au sommet.
"Je n’ai jamais eu le moindre doute," affirme-t-il.
"La vérité, c’est que la Formule 1 est extrêmement compétitive, et malheureusement, nous nous sommes trompés au début de 2022. Nous étions sur le reculoir et nous avons eu du mal à rattraper ce retard."
Le Britannique met également en avant la stabilité interne de Mercedes, incarnée par la fidélité de son directeur Toto Wolff envers ses équipes.
"Ce qu’il faut admirer chez Toto, c’est que quand on regarde l’équipe aujourd’hui, c’est la même, avec les mêmes ingénieurs et designers que lors des années de gloire, les mêmes personnes pendant les années difficiles, et encore les mêmes aujourd’hui."
"Cette loyauté dans les bons comme dans les mauvais moments porte ses fruits : il y a beaucoup de confiance et énormément de travail qui a été accompli pour nous ramener au sommet."
"Je ne savais pas que ce serait en 2026, mais j’ai toujours eu la conviction que mon heure viendrait."
Une prudence de mise face à la concurrence
Si Mercedes semble avoir pris une longueur d’avance en ce début de cycle réglementaire, Russell refuse de crier victoire trop tôt. L’histoire récente de la discipline incite à la prudence, notamment dans les premières phases de développement.
Le Britannique cite ainsi les exemples de 2022, où Ferrari avait démarré fort avant d’être dépassée par Red Bull, ou encore 2009, lorsque Brawn GP avait vu son avance fondre face à la montée en puissance de Red Bull.
"C’est tout à fait possible," reconnaît-il.
"Il est encore plus important de regarder des saisons comme 2022 ou même 2009, où certaines équipes ont très bien commencé avant d’être dépassées en fin d’année. Nous espérons que ce ne sera pas notre cas. Nous pensons avoir encore de bonnes évolutions en préparation, mais nous devons reconnaître que nos concurrents sont très forts."
Russell reste particulièrement attentif aux progrès attendus de ses rivaux.
"On entend que Red Bull est pas mal au-dessus du poids minimum. McLaren n’a pas encore apporté ses premières évolutions. Ferrari semble très compétitive. Donc la situation peut évoluer, bien entendu."
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