Pourquoi Verstappen critique les nouvelles F1 ? Max en remet une couche !

Des propos tranchants qui interrogent sur son avenir

Auteur : Franck Drui
13 février 2026 - 08:03
Pourquoi Verstappen critique les nouvelles F1 ? Max en remet une couche !

À l’issue de la deuxième journée d’essais à Bahreïn, Max Verstappen n’a pas mâché ses mots au sujet des nouvelles réglementations techniques de la Formule 1. Le quadruple champion du monde a livré un jugement particulièrement sévère, qualifiant le nouveau package d’anti-course et allant jusqu’à parler de "Formule E sous stéroïdes" (à lire ici).

Cela a suscité dans la foulée une réaction de Lando Norris, son rival chez McLaren : qu’il parte si cela ne lui plait plus.

Mais Verstappen en a rajouté une couche devant la presse de son pays, confirmant ainsi qu’il ne s’agissait pas juste d’une réaction à chaud devant les médias internationaux. D’autant plus que le pilote Red Bull Racing n’était pas au volant hier et donc pas épuisé par une journée à bord de la RB22.

Verstappen est donc allé encore plus loin, révélant à quel point son ressenti est négatif au volant des monoplaces 2026.

"Les sensations en vrai sont les mêmes que dans le simulateur. Parfois, certaines choses sont un peu meilleures ou pires dans le simulateur, mais cette fois-ci, c’était exactement pareil. Je dois dire que chez Red Bull, ils ont réglé ça très rapidement, avec un simulateur très fidèle. Du coup, j’ai très vite compris que je n’avais pas vraiment besoin d’y passer beaucoup de temps !"

"L’an dernier, à un moment donné, j’ai volontairement dit que je ne voulais plus piloter cette voiture dans le simulateur. C’était tellement mauvais par rapport à la voiture de l’année précédente que je me suis dit : vous savez quoi, je vais juste me concentrer sur la voiture de l’an dernier dans le simulateur et on verra le reste cette année. Ce n’est tout simplement pas bien."

Lorsque l’on lui a rappelé qu’il n’avait pas apprécié non plus les monoplaces à effet de sol introduites en 2022, Verstappen a répondu sans hésiter : "Oui, mais c’était quand même dix fois mieux que ça."

Une réglementation jugée inefficace et contre-nature

Selon Verstappen, les points faibles du nouveau règlement sont nombreux, à commencer par la gestion de l’énergie.

"Pour commencer, on est très inefficace en ligne droite en termes d’énergie. Sur ce circuit de Sakhir, ce n’est pas trop mal, mais on va aussi sur des pistes où ça va être un vrai drame. Et puis il y a toute la sensation dans la voiture, le grip, la façon dont il faut la piloter - ce n’est tout simplement pas fun."

Le Néerlandais explique que le comportement de la voiture lui paraît contre-nature, rejoignant les propos de George Russell sur la dimension tactique accrue du pilotage.

"Oui, c’est à peu près ça. Et ça n’a aucun sens, non ? Dans certains virages et sur certains circuits, il vaut mieux passer un virage un peu plus lentement pour récupérer plus d’énergie pour la ligne droite. Désolé, mais ça, c’est de la Formule E."

Un avenir en F1 de plus en plus incertain

Ces nouvelles règles ne font rien pour renforcer la motivation de Verstappen à s’inscrire dans la durée en Formule 1.

"Regardez, on court toujours en Formule 1 et c’est très bien. Mais une fois que vous avez déjà gagné et tout accompli, ce n’est plus vraiment nécessaire de rester. Il y a plein d’autres choses sympas à faire. Et je vais clairement les faire – peut-être déjà cette année et aussi dans les années à venir. Donc oui, ça n’aide clairement pas à vouloir continuer très longtemps."

"Alors je courrai ailleurs, non ? On pourra faire un bon barbecue et peut-être installer une tente pour faire la fête à côté de la piste !"

Une plaisanterie qui reflète néanmoins une réorientation progressive de ses priorités, notamment vers l’endurance et le GT3.

"Surtout si la voiture n’est pas agréable à piloter, je peux m’occuper d’autres choses. Travailler dur pour mettre la GT3 dans une bonne fenêtre - c’est même ce que je faisais ici alors que je ne roulais pas (jeudi matin)."

S’il affirme ne pas être inquiet pour son propre avenir, Verstappen suggère que la FIA et la Formule 1 devraient peut-être l’être davantage.

"Je pense qu’ils n’avaient peut-être pas réalisé à quel point ce serait mauvais, mais on verra. Comme je l’ai dit, ce circuit n’est pas trop mal. Mais quand on ira à Melbourne, c’est là qu’on verra vraiment à quel point il faudra lever le pied en ligne droite."

Premier pilote à s’exprimer aussi ouvertement sur le sujet, Verstappen assume pleinement ses propos, conscient qu’ils ne feront pas l’unanimité.

"Oui, bien sûr, il y aura des gens qui ne seront pas contents de mes commentaires aujourd’hui. Mais au final, ça m’est égal. Je n’ai pas fait les règles, donc ils ne devraient pas être en colère contre moi pour quelque chose que je n’ai pas créé."


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