’Pourquoi moi ?’ : les doutes d’Hadjar avant ses débuts chez Red Bull

Le Français se confie sur sa promotion pour 2026

Auteur : Franck Drui
13 janvier 2026 - 07:34
’Pourquoi moi ?’ : les doutes d’Hadjar avant ses débuts chez Red Bull

Promu chez Red Bull Racing pour la saison 2026, Isack Hadjar a accordé sa toute première interview en tant que pilote titulaire de l’écurie autrichienne.

Le Français y partagera le garage avec Max Verstappen, quadruple champion du monde et référence absolue du plateau actuel. Une étape majeure dans une carrière encore naissante, que le pilote de 21 ans a racontée avec sincérité sur le podcast Talking Bull de Red Bull.

L’annonce de sa titularisation, Hadjar l’a d’abord partagée avec sa mère. Ou plutôt, c’est elle qui savait avant lui...

"J’ai juste appelé ma mère," explique-t-il lorsqu’on lui demande ce qu’il avait fait lorsqu’il a eu la confirmation de son baquet Red Bull Racing pour 2026.

"Elle m’a dit qu’elle avait en fait reçu le coup de fil avant moi. Elle savait déjà. Comme c’est aussi ma manager, elle est au courant de plus de choses que moi."

Si la nouvelle a rapidement fait le tour du paddock, le principal intéressé reconnaît qu’il lui arrive encore d’avoir du mal à réaliser.

"Il y a des moments où je comprends vraiment ce qui m’arrive, où je suis prêt à relever le défi, et d’autres où je me dis : ’Mais qu’est-ce que je fais là ?’ C’est tellement loin de mes années en karting... Je me demande parfois : ’Pourquoi moi ? Comment j’ai été choisi ?’"

Hadjar arrive pourtant dans l’un des baquets les plus exposés de la Formule 1. Avant lui, plusieurs pilotes s’y sont brûlé les ailes. En 2025, Liam Lawson avait remplacé Sergio Pérez, avant d’être lui-même écarté après seulement deux Grands Prix au profit de Yuki Tsunoda. Une instabilité qui souligne la pression immense associée au second volant Red Bull.

Mais loin de s’en inquiéter, le Français savoure l’opportunité.

"C’est incroyable. J’ai seulement 21 ans. J’ai commencé la monoplace en 2019, et je deviens l’équipier du meilleur pilote de la grille. C’est un privilège énorme, vraiment énorme."

"Je me demande comment Max a pu se battre et finir aussi près du titre mondial sans avoir la meilleure voiture. Il y a eu des courses dans des conditions extrêmement piégeuses et il est toujours là."

"Et puis sa capacité à toujours répondre présent en Q3... Il arrive systématiquement à trouver du temps au tour supplémentaire."

"S’il y a une seule opportunité, un seul scénario parmi dix millions dans lequel il peut gagner une course, alors il va gagner la course."

Au-delà de cette arrivée au sommet de la F1, l’année 2025 a également offert à Hadjar un moment personnel fort. À Abu Dhabi, il a rencontré Alain Prost, l’une de ses grandes références.

"Quand j’étais enfant, je supportais Senna. Et en grandissant, j’ai de plus en plus appris à apprécier ce qu’a fait Prost. Quand on regarde sa carrière, elle est sans doute la plus belle en termes de statistiques et d’équipes. Il a gagné avec toutes les grandes structures. Il a affronté les équipiers les plus difficiles. Et j’adore son approche : il utilise sa tête."

Un moment d’autant plus marquant qu’il a touché son père, physicien et admirateur de longue date du quadruple champion du monde.

"Mon père a toujours voulu rencontrer Alain Prost. Il était là quand je lui ai offert mon casque. En réalité, le meilleur moment, c’était de voir mon père, qui a vu Prost courir en direct à l’époque. Passer un peu de temps avec lui... j’étais tellement excité pour mon père. C’était le plus beau moment."


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