Piastri ne voit ’rien de magique’ chez Mercedes F1
Une question d’appui et d’adhérence pour réussir à remonter
Sur un début de saison dominé par Mercedes F1, Oscar Piastri livre une analyse lucide et sans détour : selon lui, il n’y a "rien de magique" derrière l’avantage de la firme allemande en 2026, simplement une meilleure combinaison d’adhérence, d’appui aérodynamique et de gestion de leur énergie.
Le pilote McLaren a transformé ses premiers tours en course de la saison en podium à Suzuka. Pourtant, le résultat final laisse un goût d’inachevé.
Parti idéalement, l’Australien a réussi un envol parfait, dépassant les deux Mercedes dès le premier virage pour s’emparer de la tête en air libre. Une position qu’il a solidement tenue durant toute la première moitié de course.
Mais la physionomie de l’épreuve a basculé avec l’intervention de la voiture de sécurité. Profitant parfaitement du timing, Kimi Antonelli a récupéré la position en piste avant de creuser un écart conséquent, franchissant la ligne d’arrivée avec 15 secondes d’avance.
Piastri en est convaincu : sans cet épisode, la victoire était à sa portée. Interrogé sur les raisons de la domination actuelle de Mercedes, Piastri a rejeté toute idée de solution miracle.
"Je pense que c’est simplement l’adhérence. Il n’y a rien de magique. Ils ont juste probablement plus d’appui."
Selon lui, l’avantage des Flèches d’Argent repose sur des fondamentaux bien maîtrisés.
"Je pense qu’ils exploitent probablement un peu mieux leur groupe propulseur que nous en ce moment, et c’est aussi simple que ça. Il n’y a pas de magie."
"L’outil le plus utile, c’est clairement les données, et on perd un peu partout."
Il n’y a pas vraiment un domaine où l’on est faible ou un domaine où l’on est fort, c’est un peu partout. Donc je pense que trouver plus d’appui est notre principale opportunité de développement. En parallèle nous continuons à mieux exploiter le moteur, le même qu’eux."
McLaren sans point faible... mais sans point fort
Ce constat est sans appel : la McLaren ne souffre pas d’un défaut majeur isolé, mais d’un léger déficit généralisé face à une Mercedes plus aboutie dans tous les domaines. Dans ce contexte, la pause d’avril tombe à point nommé pour les équipes, qui travaillent déjà à l’introduction de nouvelles évolutions en vue de la prochaine séquence de la saison.
Si Mercedes mène la danse, Ferrari n’est pas en reste. L’écurie italienne a montré lors des premières manches qu’elle pouvait se battre directement avec les leaders, notamment avant que George Russell et Antonelli ne prennent l’ascendant en course.
Piastri a observé avec attention les caractéristiques de la monoplace rouge.
"Ferrari est intéressante aussi, parce que je dirais qu’ils semblent presque meilleurs que tout le monde dans tous les virages, mais peut-être un peu moins bons côté moteur ou traînée."
"La Chine était assez intéressante pour le voir avec ses longues lignes droites, et la façon dont ils ont réussi à se battre avec Mercedes l’est aussi."
"Ce n’est pas seulement en qualifications que Mercedes a un avantage clair sur tout le monde, la manière dont Ferrari est capable de se battre avec eux, surtout au départ des courses, est très intéressante à voir."
"Je pense qu’il y a de l’inspiration à prendre à plus d’un endroit, au moins dans ces deux équipes."
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