Formule 1

Les évolutions Ferrari ont permis à Leclerc de mieux exploiter les pneus à Imola

Ce fut le cas aussi pour Vettel avant un arrêt catastrophe

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Par Alexandre C.

7 novembre 2020 - 11:44
Les évolutions Ferrari ont permis à (...)

Au dernier Grand Prix d’Émilie-Romagne à Imola, Ferrari a de nouveau vu Charles Leclerc surperformer avec sa monoplace (5e), et Sebastian Vettel finir hors des points. Mais le pilote allemand n’y est pas pour grand-chose : après un premier relais long et efficace en médiums, Sebastian Vettel jouait le top 10… Cependant son équipe a totalement raté son arrêt aux stands (13 secondes au lieu de 3 maximum), ce qui l’a fait plonger dans le peloton.

Au moment de faire le bilan de l’épreuve, Inaki Rueda, le chef de la stratégie chez Ferrari, regrette tout d’abord de n’avoir pas poussé pour que Charles Leclerc se qualifie en Q2 en médiums, au vu de la performance et de la durabilité de ces derniers pneus en course. Surtout que le pilote Ferrari n’avait pas particulièrement brillé en Q3.

« De manière paradoxale, même si Charles avait obtenu le meilleur résultat possible, c’est-à-dire la quatrième place en qualifications qu’il a ratée de seulement 114 millièmes de seconde, stratégiquement il aurait de toute façon été préférable d’être 11ème et de commencer en Mediums, comme l’a montré la course de Sergio Perez. Mais nous ne pouvons que le dire avec certitude après avoir analysé les performances des différents composés après l’épreuve. »

« Nous n’étions pas sûrs de la dégradation des médiums sur une longue distance, étant donné que nous aurions dû conserver ce jeu de pneus jusqu’au drapeau à damier. Maintenant, après avoir vu les relais de Vettel et de Raikkonen, nous pouvons dire qu’il aurait été préférable d’utiliser les médiums, tant pour la constance des performances que chauffer les pneus. »

Le premier relais de Sebastian Vettel a en effet prouvé l’efficacité de ces médiums. Avant qu’un arrêt aux stands ne gâche tout... Que peut dire Rueda sur cette grosse opportunité manquée ?

« En partant des médiums, il s’est retrouvé avec une piste dégagée devant lui assez tôt, peu après le dixième tour, il a donc réussi à pousser aussi fort qu’il le souhaitait, ce qui lui a permis de réaliser des temps très rapides. »

« Malheureusement, un problème avec l’écrou de la roue avant droite lui a fait perdre plus de dix secondes. Il a donc perdu la possibilité de terminer dans les points, une place qui aurait été plus que méritée pour une course pourtant positive. »

Rueda a dû faire face à un dernier choix stratégique en fin de course : comme Renault, Ferrari a décidé de laisser Charles Leclerc en durs usagés, malgré l’entrée en piste de la voiture de sécurité. Pourquoi ce choix, que n’a pas fait Racing Point avec Sergio Pérez par exemple (avec l’insuccès que l’on sait) ?

C’est l’occasion pour Rueda de confirmer que les évolutions sur la SF1000 ont joué un rôle dans la décision finale...

« Nous avions beaucoup plus confiance dans les performances des pneus durs cette fois-ci, même à la lumière du comportement des pneus mediums. Ensuite, je dois dire que certaines des évolutions que nous avons apportées à la SF1000 nous ont également aidés, sans oublier le bon travail réalisé par Charles et l’équipe pour préparer les pneus pour le restart. »

« Il est vrai que Daniil Kvyat a réussi à le dépasser - tout comme il a dépassé Perez et Albon - mais Charles a pu conserver sa cinquième place jusqu’à l’arrivée pour un bon résultat, même si la Racing Point avait chaussé de nouveaux pneus tendres. »

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