Le véritable Hamilton, de nouveau à l’attaque, est-il de retour ?
"Ses débuts en essais montre qu’il voulait repousser ses limites"
Lewis Hamilton est revenu de la pause estivale en promettant de se détendre et de prendre du plaisir, mais Ferrari continue de connaître des difficultés.
Le septuple champion s’était qualifié d’inutile avant la pause, mais il semblait plus optimiste à Zandvoort malgré une septième place seulement en qualifications, une place derrière son coéquipier Charles Leclerc, qui a qualifié sa propre performance de "catastrophique".
Hamilton semblait plus détendu après les qualifications.
"J’ai un meilleur feeling ce week-end. Après réflexion, j’ai amélioré mon approche et modifié quelques éléments de la préparation, ce qui a rendu le tout plus détendu."
Jacques Villeneuve a noté un changement d’approche.
"Ce n’est plus aussi grave qu’on le pensait avant la pause. Lewis a montré de la volonté, de l’attaque. C’est drôle, et c’est étrange de voir à quel point les deux pilotes Ferrari sont différents."
"Charles est vraiment contrarié et se critique, se flagelle – tandis que Lewis est super content, du genre : ’Oh, c’est plutôt bien’. Le contraire de la Hongrie !"
"Si vous regardez la dernière course, et maintenant, Lewis est au même niveau que Charles. Il a fait un bon week-end. Il est en tête. Il a changé d’état d’esprit, et cela affecte son pilotage."
Pour Villeneuve une transformation majeure de la voiture n’est pas nécessaire. Il s’agit plutôt d’une question de perspective.
"On sait ce qui peut faire la différence, c’est d’accepter que la voiture n’est pas assez rapide, et d’arrêter de la sur-piloter. On arrête d’essayer de trouver un réglage qui permette de décrocher la pole position alors que la voiture n’y parvient pas, et on finit par aller un peu plus vite grâce à ça."
"Cela me rappelle l’époque où Ricciardo a rejoint Red Bull avec Vettel, et Vettel essayait d’inventer une voiture pour gagner, mais il n’y arrivait pas. Il était donc constamment en train de reculer sous le stress. C’est peut-être ce que Lewis a changé. Du genre : OK, cette voiture n’est pas assez rapide. Acceptons-le. Roulons et amusons-nous."
Toto Wolff, le directeur de Mercedes F1, qui a travaillé avec Hamilton pendant ses années de domination, estime que l’approche du Britannique de 40 ans n’est pas nouvelle.
"Il n’a pas perdu sa vitesse. Quand il a une voiture qui fonctionne, il va vite, comme à Shanghai. Ce n’est pas le cas aujourd’hui."
"En Hongrie, il a réagi de la même manière qu’avec nous : il est très émotif dans ces situations et il commence à douter de lui-même. Mais c’est positif : beaucoup de personnes que je connais qui ont réussi, dans les affaires comme dans le sport, ont beaucoup de doutes."
"Et c’est comme ça qu’il est. Dans des situations comme celle-ci, il commence à douter de lui-même, pas de l’équipe. Et pour moi, c’est une très bonne qualité, car cela le pousse à travailler sur lui-même plutôt que d’essayer de changer les autres."
L’ancien pilote de F1 Ivan Capelli, aujourd’hui commentateur pour Sky Italia, a également remarqué un regain d’énergie. Hamilton avait effectué un tête-à-queue à 360 degrés en attaquant fort lors des essais libres, mais Capelli y a vu un progrès.
"Ses débuts en essais vendredi montre qu’il voulait repousser ses limites."
"Il a surmonté sa peur de l’erreur et a semblé être quelqu’un qui essaie, qui commet des erreurs, qui fait un ou deux tête-à-queue, qui trouve la performance. C’est là que la mentalité entre en jeu : on commence à retrouver le Hamilton d’il y a quelques années."
"Avant la pause, je l’ai vu perdre le sourire qu’il avait dans les yeux. Sa force, c’était de prendre l’équipe par la main dans les moments difficiles ? Il n’y arrivait plus. Et il s’en est rendu compte. Surtout avec un coéquipier aussi rapide à ses côtés."
"Lewis mène une sorte de double vie. Hors des circuits, c’est le Hamilton habituel, le septuple champion du monde que l’on connaît, mais une fois dans la voiture, il ne trouve aucune solution à ses problèmes de pilotage."
"Lewis peut encore apporter quelque chose à Ferrari," insiste Capelli.
"Penser qu’il terminera l’année ainsi est inconcevable. Ce n’est pas facile du tout. Lewis est désormais conscient qu’il ne peut pas s’adapter à la SF-25 et même les méthodes de travail chez Ferrari sont probablement loin de celles auxquelles il était habitué en douze ans chez Mercedes."
"À ce stade, le seul enjeu pour Hamilton est 2026 : une voiture totalement nouvelle, avec de nouvelles règles et où tout le monde part sur un pied d’égalité."
Quant à la situation générale de Ferrari, Hamilton et Leclerc sont tous deux contraints de regarder McLaren foncer. Wolff explique que cela rappelle le passé de Mercedes.
"McLaren est comme nous il y a quelques années."
"Ils ont trouvé la bonne combinaison châssis, moteur et pneus. Au volant d’une McLaren, tout semble facile, alors que nous sommes constamment en lutte avec la voiture et les pneus. Le moindre dérapage peut anéantir toutes nos performances."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.
S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.
Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !
Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".
Ferrari
- Leclerc ne s’attendait pas à un Hamilton aussi fort
- Audi F1 aurait mis en piste son moteur évolué, Ferrari s’apprête à faire de même
- Ferrari a-t-elle pris l’avantage en Espagne grâce aux jantes de sa SF-26 ?
- Bottas : Il ne fallait jamais enterrer Hamilton
- Ferrari offre un deuxième test F1 à Rafael Câmara