Hamilton veut courir en Afrique avant de quitter la F1
Le retour au calendrier est l’un de ses combats majeurs
À Melbourne, Lewis Hamilton a lancé un message fort : il ne prendra pas sa retraite tant qu’un Grand Prix de F1 n’aura pas fait son retour sur le continent africain.
Le septuple champion du monde s’est exprimé au Grand Prix d’Australie, première manche de la saison, alors qu’il s’apprête à disputer sa deuxième année sous les couleurs de Ferrari. Derrière cette déclaration se cache un engagement personnel profond : celui de voir la discipline revenir en Afrique pour la première fois depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé en 1993.
À 41 ans, Hamilton est devenu au fil des années le porte-voix le plus influent en faveur d’un retour de la F1 sur ce continent. Le Britannique explique travailler depuis longtemps, souvent loin des projecteurs, avec différents acteurs pour tenter de concrétiser ce projet.
Aujourd’hui, deux pays apparaissent comme les principaux candidats pour accueillir ce retour : le Rwanda et l’Afrique du Sud. Le circuit de Kyalami a d’ailleurs obtenu l’homologation FIA Grade 1 en 2025, condition indispensable pour organiser un Grand Prix de Formule 1.
Pour Hamilton, la question n’est donc plus de savoir si la F1 reviendra en Afrique, mais quand.
Interrogé sur l’endroit où il aimerait voir la discipline s’installer, il a livré une réponse particulièrement personnelle, évoquant ses voyages et ses racines africaines :
"J’ai eu le privilège… J’ai visité 10 pays maintenant en Afrique. Il y a encore tellement de choses à voir pour moi. Depuis six ans, peut-être sept, je me bats en coulisses pour obtenir un Grand Prix, peut-être même depuis plus longtemps que ça en réalité, en m’asseyant avec des parties prenantes et en posant la question : pourquoi ne sommes-nous pas en Afrique ?"
"Il y en a un sur chaque autre continent, alors pourquoi pas en Afrique ? Je sais qu’ils essaient vraiment. Je pense qu’ils ont exploré plusieurs pays différents. Ceux que j’ai le plus appréciés : j’ai adoré le Kenya. Je ne pense pas que nous aurons un Grand Prix au Kenya, mais le Rwanda en particulier était spectaculaire. Ce sont deux endroits où j’ai senti que je pourrais vivre. L’Afrique du Sud est magnifique. Je pense que ce sont les endroits qui pourraient être de bons lieux pour que nous y allions potentiellement."
Le pilote Ferrari insiste également sur son objectif personnel : courir lui-même lors d’un Grand Prix africain avant la fin de sa carrière.
"Je ne veux pas quitter ce sport sans qu’il y ait un Grand Prix là-bas, sans avoir l’occasion d’y courir. Donc je leur mets la pression : quand est-ce que cela va arriver ? Ils fixent certaines dates et je me dis : mince, je pourrais manquer de temps, alors je vais rester ici encore un moment jusqu’à ce que cela se produise, parce que ce serait incroyable, étant donné que je suis à moitié africain."
Hamilton rappelle en effet que ses racines familiales sont liées à plusieurs pays du continent, notamment le Togo et le Benin.
"J’ai des racines dans plusieurs endroits là-bas, comme le Togo et le Bénin. Je suis allé visiter le Bénin l’an dernier, le Sénégal et le Nigeria. C’est quelque chose dont je suis vraiment, vraiment fier. Je suis très fier de cette partie du monde. Je pense que c’est la plus belle partie du monde, et je n’aime pas le fait que le reste du monde en possède une si grande partie et en prenne autant sans que personne n’en parle."
Dans une déclaration particulièrement politique, le Britannique a également évoqué l’histoire coloniale du continent et son souhait de voir les nations africaines s’unir.
"J’espère vraiment que les dirigeants de ces différents pays vont tous s’unir, se rassembler et reprendre l’Afrique. C’est ce que je veux voir. La reprendre aux Français, la reprendre aux Espagnols, la reprendre aux Portugais et aux Britanniques. C’est tellement important pour l’avenir de ce continent. Ils ont toutes les ressources pour être l’endroit le plus grand et le plus puissant du monde, et c’est probablement pour cela qu’ils sont contrôlés de la manière dont ils le sont. Mais bon, passons à autre chose..."
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