Formule 1

Hamilton a-t-il signé sa plus belle victoire en F1 en Turquie ?

Difficile de comparer pour lui…

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Par Alexandre C.

16 novembre 2020 - 10:50
Hamilton a-t-il signé sa plus belle (...)

Sur une piste séchante, et malgré un premier tour très compliqué, Lewis Hamilton a fait parler sa science de la course pour remporter en Turquie, haut la main, sa 10e victoire de l’année, pour surtout verrouiller son 7e titre mondial.

Avec une trentaine de secondes d’avance sur Sergio Pérez, et un second relais fantastique en intermédiaires de 50 tours, le pilote Mercedes a écœuré le plateau sur l’Istanbul Park et bien prouvé qu’il était le meilleur du plateau.

Cette victoire ô combien symbolique, était-elle une des meilleures de Lewis Hamilton ? Le champion s’interrogeait aussi…

« Je cours depuis longtemps, c’est donc difficile de comparer ! Je dirais qu’en général, toutes les courses se ressemblent comme si c’était la première. C’est unique. Je ne compare aucune course à une autre. »

« Je pense que cette course était très, très complète, dans les circonstances les plus difficiles. Avec cette piste et la nouvelle surface ici, vous voyez des gens qui sont des pilotes professionnels, des pilotes incroyables, vous les avez vus perdre le contrôle, c’est dire à quel point les conditions étaient glissantes et difficiles. C’était un grand test pour moi dans le sens où la piste était comme de la glace ! Je ne me souviens pas avoir fait une course sur glace avant. »

Hamilton raconte surtout avoir fait preuve de pragmatisme pour faire évoluer son pilotage, notamment alors que la piste séchait...

« J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de différent. Plus je cours, plus j’ai l’impression de m’améliorer. Je pense que je me comprends mieux. Je sais ce que j’attends de la voiture. Je sais sur quels boutons appuyer. Pendant une course, je modifie constamment mon style de pilotage. C’est comme essayer de trouver les bons chiffres à rassembler pour pouvoir vous faire passer les virages plus vite que les autres. Cette mathématique, cet algorithme ne semblent jamais s’arrêter. C’est toujours un défi d’un tour à l’autre et je pense que je le maîtrisais vraiment, au moins à partir de la mi-course. »

En effet, les premiers tours furent très compliqués, Lewis Hamilton étant débordé par les deux Red Bull et Sebastian Vettel !

« Évidemment, j’ai pris un très bon départ et j’ai ensuite perdu des places. J’ai évité une pénalité en passant à l’extérieur du plot à la chicane. J’ai été en difficulté derrière tout le monde. J’étais derrière Seb et pendant un moment, j’ai pensé que je pourrais le dépasser, mais ensuite, lui et moi avons eu cette bataille et c’était tellement frustrant de ne pas pouvoir le dépasser. Mais je me disais aussi, "vous savez quoi, Seb a eu l’année la plus difficile, je dirais même peut-être de toute sa carrière" et je pensais juste qu’il conduisait si bien, mais en même temps je me disais, il se débrouille si bien, mais bon sang, il est sur mon chemin, les gars devant s’échappent ! »

« Et puis il a commencé à s’éloigner de moi et je pense qu’à ce moment-là, je pouvais vraiment voir la victoire s’envoler. J’ai regardé mon tableau de bord et j’étais au 30e tour ou quelque chose comme ça et puis je me suis dit : non, il y a un long, long chemin à parcourir et tout peut arriver, alors garde la tête baissée, continue, continue à pousser. »

« Tout à coup, j’ai trouvé quelques éléments qui ont amélioré la tenue de route de la voiture et j’ai commencé à signer des tours beaucoup plus rapides et à me rapprocher de Seb, puis il s’est arrêté. Et je me suis dit, je m’en souviens, "il n’y a pas moyen que vous me fassiez rentrer aux stands les gars !". Ces pneus ne sont pas finis et la piste est dans cet état progressif et elle ne va pas sécher complètement d’ici la fin de la course. »

C’est ainsi cette science de la course qui a effectivement permis à Lewis Hamilton, avec un seul arrêt, de remporter un succès mérité.

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