Ferrari tient-elle déjà son successeur pour Hamilton ?
Entre progression et patience, Bearman trace sa voie vers la Scuderia
Alors que les spéculations vont bon train sur l’avenir à court ou moyen terme de Lewis Hamilton chez Ferrari, Oliver Bearman a clairement indiqué qu’il restait fidèle au rêve qui l’anime depuis son enfance : intégrer un top team et, dans son cas, la Scuderia puisqu’il est un des jeunes pilotes de Maranello.
Le septuple champion du monde, qui a assuré à Abu Dhabi qu’il serait bien là en 2026 malgré des messages parfois contradictoires, jouera certainement gros l’année prochaine. Si la future Ferrari est dans le coup, beaucoup croit en lui pour une renaissance et une fin de carrière parfaite. Mais si ce n’est pas le cas, c’est peut-être une retraite anticipée dans 12 mois qui est à craindre, le Britannique ayant dans son contrat une année 2027 en option à son avantage. C’est-à-dire qu’il choisira s’il veut continuer ou non.
En attendant, Bearman trace sa voie vers la Scuderia. Et lorsqu’on lui a demandé si la promotion de son ancien rival en F2, Isack Hadjar, chez Red Bull Racing le surprenait, Bearman a admis un peu de jalousie.
Après avoir souri, il a répondu : "Disons plutôt que je suis très heureux pour lui."
"Il a démontré son immense talent, et c’est fantastique que notre génération conquière les meilleures équipes, comme Kimi Antonelli chez Mercedes. Je dois avouer que je suis aussi un peu jaloux qu’ils puissent se battre au plus haut niveau, mais mon heure viendra aussi."
Bearman, 20 ans, était un autre rookie remarquable de cette saison 2025 avec Haas F1, équipé d’un moteur Ferrari, et que beaucoup commencent à considérer comme le remplaçant idéal de Lewis Hamilton, en difficulté, lorsque ce dernier quittera la Formule 1.
Lorsqu’on lui a demandé quand sa propre promotion dans "une grande équipe" pourrait avoir lieu, le Britannique n’a pas hésité : "C’est mon rêve, c’est ce qui me pousse à donner le meilleur de moi-même et me donne de l’énergie chaque matin."
"Je veux courir en rouge, je veux gagner en rouge, c’est le but de ma vie."
Bearman affirme que ses débuts exceptionnels chez Ferrari à Djeddah en 2024 n’ont fait que renforcer cette ambition.
"J’ai eu la chance d’y goûter," dit-il, "et maintenant que je sais ce que ça fait, je suis encore plus motivé."
Mais il insiste sur le fait que la réinitialisation des règles en 2026 sera l’occasion de faire ses preuves chez Haas avec un autre genre de monoplace, et non de chercher à obtenir une promotion.
"Je veux que 2026 soit une année solide, en particulier pour mon équipe. Pour le reste, je n’ai aucun contrôle."
"Je me sens prêt à affronter tout ce que l’avenir me réserve. Et l’année prochaine, avec plus d’expérience, je veux le montrer encore plus. À tout le monde."
"Et avec des F1 différentes je veux prouver que je m’en sors tout aussi bien."
En réfléchissant à sa première saison complète en F1, Bearman a déclaré que le plus grand choc n’était pas la vitesse, mais le mode de vie.
"Une année en tant que pilote à plein temps est complètement différente. Il faut apprendre à gérer son énergie."
Et même s’il a impressionné en 2025, il admet avoir également commis "des erreurs stupides. Mais tout m’a aidé à apprendre."
"Comme en Australie. Ce fut un début terrible, pas ce que l’on souhaite en tant que débutant. Puis à Silverstone, ma course à domicile, j’ai commis une autre erreur stupide. Mais à partir de là, je pense m’être beaucoup amélioré. J’ai tiré une leçon de mes erreurs."
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