Ferrari s’attend à une convergence ’vraiment’ rapide des performances dès 2026
"Vous verrez une équipe en fond de grille revenir au niveau"
Pour ce nouveau cycle technique de la Formule 1, Ferrari s’attend à un championnat à deux vitesses avant un resserrement progressif des écarts. Son directeur d’équipe, Fred Vasseur, estime que la saison 2026 pourrait voir une convergence accrue des performances, au point qu’une équipe aujourd’hui en difficulté "pourrait être vraiment plus rapide" au fil de l’année.
L’entrée en vigueur des nouvelles réglementations techniques en 2026 devrait, dans un premier temps, élargir l’écart de performance et les différences de temps au tour entre les onze équipes engagées. Comme à chaque changement majeur de règles, certaines structures sont attendues en meilleure position dès le départ, tandis que d’autres devront composer avec un déficit initial. Une première réponse ne va pas tarder avec Melbourne qui arrive !
Mais l’histoire récente de la F1 montre que ces cycles réglementaires favorisent, sur la durée, un rééquilibrage des forces. Les équipes parties de l’arrière bénéficient d’une marge de progression plus importante, tandis que les leaders finissent par plafonner sous l’effet de la loi des rendements décroissants.
Vasseur s’appuie notamment sur l’exemple de Williams pour illustrer ce phénomène. Dernière du championnat lors de la première saison de l’ère à effet de sol en 2022, avec seulement huit points inscrits, l’écurie britannique est parvenue à décrocher deux podiums et 137 points en 2025, terminant cinquième du classement constructeurs lors de la dernière année de ce cycle réglementaire.
Avec une grille désormais à nouveau dispersée par les règles 2026, le patron de Ferrari estime que les mécanismes actuels de la F1 facilitent les redressements rapides.
"Je n’ai pas d’explication claire," a reconnu Vasseur devant les médias, à propos du fait que les équipes de tête conservent encore aujourd’hui un avantage marqué malgré le plafond budgétaire et les restrictions sur les essais aérodynamiques (ATR).
Il reste toutefois convaincu que l’équilibre finira par s’installer : "La convergence des performances arrivera, mais elle arrivera saison après saison."
Le Français rappelle que la compétitivité exceptionnelle observée récemment est le fruit d’un long processus.
"Si vous regardez l’année dernière, c’était probablement la meilleure saison en termes de lutte rapprochée, mais c’était aussi après cinq ans avec les mêmes règlements. Et probablement que cette année, l’écart sera un peu plus important."
"Mais nous aurons de la convergence, et je suis certain que pendant la saison, vous verrez une équipe aujourd’hui en fond de grille revenir au niveau, et elle pourrait même être vraiment plus rapide sur la fin d’année."
Il souligne également l’impact des règles encadrant le temps de soufflerie, qui favorisent les équipes les moins performantes sur le papier.
"Vous avez aussi l’allocation de temps en soufflerie, qui fait une différence au cours de la saison."
"Je suis sûr que même si vous commencez avec des potentiels et des temps au tour différents, nous aurons une convergence assez rapide."
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